🇬🇷

lettre de divorce — ἀποστάσιον — apostasion

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
Sens (principal)

Nom : lettre de divorce, acte écrit de répudiation par lequel une séparation matrimoniale est formalisée.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Dans les évangiles, ἀποστάσιον (“lettre de divorce”) désigne un document formel qui acte une séparation matrimoniale. La logique du passage contraint la nuance : il s’agit d’un cadre juridique, pas d’un simple sentiment de rupture. Exégétiquement, le terme apparaît souvent dans un débat sur la loi : qu’est-ce que Moïse a permis, et pourquoi ? Le document sert de point de discussion : certains veulent réduire le mariage à une procédure, et Jésus ramène la question à l’intention créatrice de Dieu. La nuance utile est donc : acte écrit de répudiation, cadre légal. Pour comprendre, il faut suivre l’argument : le texte oppose une concession (à cause de la dureté du cœur) et un dessein (au commencement). Ainsi, ἀποστάσιον devient un mot qui révèle une tension entre la gestion du péché (régulation) et la volonté de Dieu (unité). Exégétiquement, il faut rester sobre : le terme ne dit pas tout le débat, mais il indique que la discussion porte sur un dispositif légal. Jésus ne discute pas seulement d’une règle ; il discute du cœur. Le mot “lettre” souligne que l’homme peut formaliser une rupture, mais la formalisation ne rend pas la rupture conforme à Dieu. Le passage utilise ce terme pour dénoncer une lecture minimaliste : “si j’ai un papier, c’est juste”. Exégétiquement, la question devient : la loi a-t-elle été donnée pour faciliter l’injustice, ou pour limiter un mal ? ἀποστάσιον pointe vers la seconde option : une concession dans un monde dur. Le lecteur doit donc entendre la gravité : le mariage touche à la création, et un papier n’efface pas l’intention de Dieu. Le mot sert à déplacer du juridique vers le théologique : de la procédure vers la fidélité.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique de l’Ancien Testament, la lettre de répudiation appartient au cadre de la Loi : elle encadre une rupture pour éviter des abus plus grands. Le repère principal est simple : la Loi régule une réalité de dureté, mais elle ne la présente pas comme idéale. Ce repère éclaire ἀποστάσιον : le document écrit protège, au moins partiellement, la femme contre une expulsion arbitraire et contre l’instabilité. Mais l’AT porte aussi un idéal : l’alliance de Dieu avec son peuple est décrite comme une fidélité conjugale, et l’infidélité est dénoncée. Ainsi, la tension existe : concession juridique et appel à la fidélité. Si un écho est utile, il reste bref : Dieu veut la fidélité, et il condamne la trahison. Dans ce monde biblique, écrire une lettre de divorce montre que la rupture est grave : elle est reconnue publiquement. L’exégèse reste sobre : on ne transpose pas directement toutes les pratiques, mais on comprend que l’AT traite le divorce comme un phénomène réel à limiter. Jésus, dans les évangiles, reprend ce repère et le ramène à la création : la concession révèle la dureté, mais l’intention de Dieu reste l’unité. ἀποστάσιον devient donc un repère d’univers biblique : la loi limite un mal, mais la fidélité est l’appel. Le document n’est pas la justice en soi ; il est une régulation dans un monde brisé.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Pour un lecteur moderne, “lettre de divorce” peut sembler proche de nos procédures civiles : un papier qui règle tout. Le risque est de lire le passage comme un simple débat de droit. La clarification utile est : ἀποστάσιον désigne un acte écrit, mais le débat évangélique porte sur plus que la procédure : il porte sur l’intention de Dieu et sur le cœur humain. Exégétiquement, Jésus ne se contente pas de dire “la loi dit ceci” ; il explique pourquoi une concession existe (dureté du cœur) et il rappelle un dessein créateur (unité). Cela évite un contresens moderne : croire que le texte est une technicité juridique. Il traite d’une réalité relationnelle profonde. On reste descriptif : le mot montre que la rupture est formalisée ; et Jésus conteste la tendance à se cacher derrière la formalisation. Ainsi, ἀποστάσιον met à nu un mécanisme humain : transformer une question de fidélité en question de permis. Le texte réoriente : ce qui compte n’est pas seulement ce qu’on peut faire légalement, mais ce que Dieu veut. Le lecteur moderne peut aussi comprendre que le passage n’ignore pas la réalité de la dureté ; il la nomme. Mais il refuse d’en faire une norme. Le mot “lettre” sert donc à pointer la tentation : croire qu’un papier suffit à rendre juste. Exégétiquement, le passage appelle à une fidélité plus profonde que la procédure.

Courte description — (aide remplissage)

Nom pour un acte écrit de divorce. Dans les évangiles, il sert dans le débat entre concession légale et dessein créateur de Dieu.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Mc 10, le terme désigne l’acte écrit de divorce invoqué dans le débat sur ce que Moïse a permis en raison de la dureté du cœur humain.

Pièges lexicaux

Ne pas traiter la lettre de divorce comme validation morale automatique de la rupture. Le mot renvoie à une concession légale dans un monde durci.

Usage biblique (mini)

Antonymes / contrastes (FR)

fidélité conjugale ; union ; réconciliation

Synonymes / proches (FR)

acte de répudiation ; document de divorce

À ne pas confondre avec…

Le mariage lui-même ou le simple fait de se séparer. Ici, le mot désigne le document écrit de répudiation.

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Alliance / loi
Nature
Nom
Versets clés (liste)

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G0647

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Prononciation — (aide remplissage)

a-po-sta-si-on

Translit. — NOYAU

apostasion

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
Champs sémantiques
AllianceJustice
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : document légal de répudiation. Option B : débat plus large sur le divorce et la dureté du cœur. En Mc 10, le co-texte impose de tenir les deux ensemble : le mot désigne bien un écrit juridique, mais Jésus s’en sert pour montrer qu’une procédure permise n’exprime pas automatiquement l’intention créatrice de Dieu. Il ne faut donc ni réduire le terme à un simple papier administratif, ni lui faire porter seul toute la doctrine du mariage.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Mc 10,1–12 : le mot désigne la lettre exigée dans le cadre légal de la répudiation. Le co-texte montre cependant que Jésus ramène la discussion à la création et à la dureté du cœur. - La nuance dominante est donc juridique dans sa forme, mais théologiquement relativisée par le dessein initial de Dieu sur le mariage.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le mot active un registre juridique et conjugal. Il appartient à l’univers de la formalisation écrite d’une rupture, mais aussi au débat sur la fidélité et la dureté du cœur. Le terme met en tension procédure légale et volonté de Dieu.

⚙︎ Péricopes (miroir technique)