Nom : lieu d’audience, salle d’audition ou cadre public où une parole est officiellement entendue.
ἀκροατήριον (akroatērion) signifie « auditoire », « audience », ou « lieu d’écoute ». Le terme est lié à ἀκούω (écouter) et désigne le cadre collectif de l’écoute : soit le public rassemblé pour entendre, soit l’espace où l’on écoute officiellement. Sa logique est communautaire : une parole est adressée à un ensemble, pas seulement à un individu. Le garde-fou est de ne pas confondre ἀκροατήριον avec le contenu du discours. Le mot ne désigne pas ce qui est dit, mais ceux qui écoutent (ou la salle/audience). Comprendre ἀκροατήριον, c’est donc comprendre un mot de situation : il met en relief la dimension publique de la parole. Lexicalement, il souligne la responsabilité de la réception : une audience peut accueillir, rejeter, comprendre ou mal comprendre. Il se distingue d’un “tribunal” en tant qu’institution, même s’il peut désigner une audience de tribunal : l’accent reste sur l’écoute. Ainsi, ἀκροατήριον rend visible une dynamique : un orateur, un public, une parole qui circule. Le terme invite à regarder la qualité d’écoute : l’auditoire est-il attentif, hostile, indifférent ? et quel effet la parole produit-elle sur un collectif ? Le noyau demeure : auditoire/audience, lieu ou ensemble d’écoute organisée.
Dans l’Ancien Testament, la parole de Dieu est souvent reçue en assemblée : le peuple se rassemble pour entendre la Loi, écouter les prophètes, renouveler l’alliance. L’écoute est communautaire et engageante. Cet arrière-plan éclaire ἀκροατήριον : un auditoire n’est pas seulement un public, c’est une communauté placée devant une parole qui demande une réponse. Les récits montrent que les assemblées peuvent écouter avec repentance ou, au contraire, se durcir et rejeter. Ainsi, la qualité de l’audience est morale : entendre implique responsabilité. La sagesse appelle à écouter l’instruction; l’oreille est une porte de la vie. Dieu est aussi présenté comme celui qui entend le cri des opprimés, ce qui rappelle que l’écoute est liée à la justice. Pour un lecteur moderne, cet horizon corrige une écoute réduite à de l’information. Bibliquement, l’assemblée d’écoute est un lieu de décision : la parole entendue forme l’identité du peuple. ἀκροατήριον, lu dans cet arrière-plan, renvoie donc à un cadre public où la parole est reçue et où le cœur collectif est éprouvé. Le terme invite à considérer la responsabilité d’un peuple qui écoute : accueillir la vérité et marcher dans la droiture.
Le lecteur moderne pense à un auditoire comme public d’une conférence, d’une salle d’audience, ou d’un événement. ἀκροατήριον correspond : audience, auditoire, lieu d’écoute. La clarification est que le mot met l’accent sur la réception : ceux qui écoutent, ou l’espace d’écoute. Un contresens fréquent est de confondre l’audience (auditoire) avec l’audition (capacité d’entendre) ou avec le discours. Lexicalement, l’enjeu est collectif : une parole est adressée à un public. Pour un lecteur moderne, ἀκροατήριον aide à voir que la Bible pense la parole comme événement public : il y a des témoins, une audience, une réception. Cela invite aussi à interroger la qualité d’écoute : l’audience est-elle seulement présente, ou réellement attentive ? Comprendre ἀκροατήριον, c’est donc comprendre un terme de situation : le cadre où la parole est entendue. Il rappelle que ce qu’un groupe entend façonne sa mémoire, ses décisions et sa culture. Le noyau demeure : auditoire/audience, lieu ou ensemble d’écoute organisée.
Nom qui désigne une audience solennelle ou son lieu. Dans Actes, il situe Paul dans un cadre public d’audition officielle.
Dans Ac 25,23, le mot désigne la salle d’audience ou le cadre officiel où Paul est introduit pour être entendu devant les autorités.
Ne pas confondre le mot avec un simple sermon ou avec le tribunal comme institution. Il désigne l’audience ou le lieu où l’on écoute officiellement.
Terme narratif lié à un cadre officiel (audience). Sert à situer le récit dans un contexte public et juridique, où des autorités et une foule entendent une défense ou un témoignage.
secret ; huis clos ; privé
audience ; auditoire ; salle d’audience
Le discours lui-même ou la juridiction en tant que telle. Ici, le mot vise surtout le cadre d’écoute solennelle.
lieu de l'audience
Ac 25,23
G0201
a-kro-a-tè-ri-on
akroaterion
Option A : auditoire ou lieu d’écoute au sens général. Option B : audience officielle dans un cadre judiciaire ou public. En Ac 25,23, le co-texte fait préférer l’option B, car Paul comparaît devant des autorités réunies dans une séance solennelle. Le mot ne désigne donc pas le contenu du discours, mais le cadre public d’écoute.
- Ac 25,23–27 : le mot désigne l’audience solennelle devant laquelle Paul est présenté. Le co-texte de comparution, de dignitaires et de procédure rend la nuance nettement officielle. - La force du terme est de montrer que le témoignage de Paul est entendu dans un espace public, sous le regard du pouvoir.
Le mot active un registre juridique et public. Il appartient à l’univers des autorités, des comparutions et de la parole prononcée devant un auditoire officiel. Le terme souligne la dimension visible et solennelle de la scène.