Hébreu : ’Ělîševa‘ = « Dieu est serment / Dieu a juré ». Grec : Ἐλισάβετ (Elisabet).
Élisabeth est un nom propre, mais dans Lc 1, il fonctionne comme un repère narratif : elle est présentée d’abord par sa relation (femme de Zacharie), sa piété (juste), puis sa situation (stérile, âgée), et enfin par l’action de Dieu (elle conçoit). La logique du récit est : fidélité ordinaire → impossibilité humaine → visitation de Dieu → joie discrète → signe préparatoire au Messie. Le nom devient donc plus qu’une étiquette : il désigne une personne par laquelle Dieu montre sa fidélité. Le grec souligne aussi l’honneur rendu à la femme dans le récit : ce n’est pas seulement l’histoire du prêtre, mais aussi celle d’Élisabeth, qui reçoit la grâce et interprète l’événement (“le Seigneur a ôté mon opprobre”).
L’arrière-plan biblique de la stérilité est très fort : Sarah, Rébecca, Rachel, la mère de Samson, Anne… Dieu ouvre le sein fermé pour montrer que la vie vient de lui. Dans l’AT, l’“opprobre” de la stérilité est une douleur sociale et familiale; la visitation de Dieu renverse la honte en grâce. Élisabeth s’inscrit dans cette lignée des femmes visitées par Dieu, au moment où Dieu reprend l’initiative avant la venue du Messie. Cela situe le récit dans la fidélité d’alliance : Dieu se souvient, Dieu agit, Dieu prépare. Élisabeth devient ainsi un signe vivant : Dieu commence à accomplir ses promesses.
On lit facilement Élisabeth comme un personnage secondaire. Luc la présente plutôt comme un témoignage : une femme fidèle, longtemps dans l’attente, que Dieu visite par grâce. Clarification : la péricope n’enseigne pas que toute souffrance disparaît vite, mais que Dieu est libre d’agir et qu’il peut transformer une impossibilité en signe d’espérance. La parole d’Élisabeth (v.25) aide à lire l’événement : c’est le Seigneur qui intervient, et il enlève l’opprobre. Le nom invite donc à voir la fidélité de Dieu dans l’ordinaire et dans l’attente.
Personnage : Élisabeth, femme de Zacharie, mère de Jean-Baptiste (Lc 1).
Lc 1,5–25 : Élisabeth est au centre de l’annonce : sa grossesse miraculeuse manifeste la fidélité de Dieu et prépare le ministère de Jean-Baptiste.
Ne pas sur-interpréter : le texte souligne la grâce de Dieu et la fidélité du couple; éviter d’imaginer des détails non mentionnés.
Personnage de Luc 1 : grossesse miraculeuse; foi humble; bénit Marie.
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Ne pas confondre avec d’autres Élisabeth historiques; ici c’est le personnage précis de Lc 1.
Élisabeth
Lc 1,5–7; Lc 1,24–25; Lc 1,41–45
G1665
é-li-SA-bèt (Elisabet)
Elisabet
C’est un nom propre : le sens se déduit du récit. Dans Lc 1, Élisabeth est présentée comme femme de Zacharie, “juste”, mais stérile et avancée en âge; Dieu la visite par grâce. Ne pas ajouter des détails biographiques externes non fournis par le texte. Le co-texte (v.5–25) suffit : couple fidèle, attente longue, intervention de Dieu. Rester descriptif et biblique.
Dans Lc 1, le nom “Élisabeth” est porté par une femme âgée, dite juste, stérile puis visitée par Dieu. Nuance narrative : elle devient “signe” (grossesse miraculeuse) et “interprète” (elle bénit Marie, reconnaît l’action de Dieu). Le nom reste un nom propre, mais sa fonction dans la péricope est de porter le thème : Dieu enlève l’opprobre et prépare la venue du Messie.
Registre narratif familial / promesse : la scène met en avant un couple, une stérilité, une promesse, et la visitation de Dieu. Le nom renvoie à l’histoire concrète par laquelle Dieu prépare la venue du Messie.