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loin — μακράν — makran

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
Sens (principal)

Sens (court) : « loin », désignant une distance symbolique qui oppose le proche (la présence divine) au lointain (l’éloignement spirituel ou géographique).

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Dans le NT, μακράν (“loin”) est un adverbe qui exprime une distance. La logique du passage contraint sa nuance : elle peut être géographique (être loin dans l’espace), ou relationnelle/symbolique (être loin de Dieu, loin du peuple, loin de la présence). Exégétiquement, le mot sert souvent à créer un contraste : loin vs proche, éloignement vs rapprochement. Il peut décrire une position d’observation (“de loin”), une séparation (distance entre groupes), ou, dans certains contextes, une condition spirituelle (ceux qui étaient loin). La nuance utile est donc : distance réelle, avec une portée déterminée par le co-texte. Pour comprendre, on repère la scène : quelqu’un suit de loin, quelqu’un se tient loin, ou une parole parle de ceux qui sont loin. Ainsi, μακράν structure la narration : être loin peut signifier prudence, peur, ou retrait. Exégétiquement, l’éloignement peut aussi révéler le cœur : suivre de loin peut montrer une hésitation. Mais il ne faut pas imposer une symbolique sans indices. Dans des passages théologiques, “loin/proche” peut devenir une image de réconciliation : Dieu rapproche. Le lecteur doit donc tenir ensemble les deux niveaux possibles : (1) le niveau descriptif (distance), (2) le niveau possible de signification (séparation). Ainsi, μακράν est un mot discret qui rend la scène visible : on imagine l’espace. Et cette visualisation aide à comprendre : la distance peut protéger, mais elle peut aussi priver. Exégétiquement, ce mot rappelle que les évangiles racontent des positions : on s’approche de Jésus ou on reste loin. Le choix de distance peut être un choix intérieur. Mais la prudence demeure : c’est le contexte qui dira si l’accent est moral ou simplement narratif. Le mot “loin” sert donc à exprimer l’éloignement et à préparer, parfois, un mouvement de rapprochement.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique, être “loin” évoque souvent l’exil et l’éloignement de la présence de Dieu. Le repère principal est simple : loin = séparation, proche = restauration. L’Ancien Testament connaît cette tension : le peuple est dispersé, loin de la terre et du temple, et Dieu promet de rassembler et de rapprocher. Cela éclaire μακράν : selon le contexte, “loin” peut être plus qu’une mesure ; il peut porter l’idée d’un éloignement qui appelle un retour. L’AT parle aussi de la présence : s’approcher de Dieu, ou être tenu à distance par la crainte. Ainsi, “loin” peut évoquer une distance devant le saint. Si un écho est utile, il reste bref : exil/retour, loin/proche comme langage de restauration. L’exégèse reste sobre : on suit le passage du NT, mais l’arrière-plan AT donne une densité : Dieu rapproche ce qui est loin. Cela peut être géographique (rassemblement) ou spirituel (réconciliation). Et, dans des récits, suivre “de loin” peut rappeler la peur et la distance devant le jugement. Le repère biblique aide à entendre que l’éloignement n’est pas l’état final voulu par Dieu : Dieu appelle à s’approcher. Ainsi, μακράν devient un repère d’univers biblique : éloignement réel, et espérance d’un rapprochement par la grâce. Le mot peut donc préparer une dynamique : de loin à proche, de séparation à communion.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Pour un lecteur moderne, “loin” est une donnée objective : mètres, kilomètres. Le risque est de manquer la portée narrative : la distance peut être un choix, une peur, ou une exclusion. La clarification utile est : μακράν décrit une distance, mais le texte peut l’utiliser pour montrer une posture. Exégétiquement, il faut demander : qui est loin, et pourquoi ? suit-on de loin par crainte, se tient-on loin par honte, ou est-on loin au sens d’étrangers ? Cela évite un contresens moderne : lire la distance comme un détail sans signification. On reste descriptif : la scène se voit, et la position raconte quelque chose. Ainsi, μακράν peut aider à lire le mouvement de l’histoire : parfois on reste loin, puis on s’approche ; parfois la distance se maintient et révèle une résistance. Dans des passages plus doctrinaux (par ex. réconciliation), “loin/proche” peut être une image de relation : être loin de Dieu et être rapproché. Le lecteur moderne peut comprendre : la distance relationnelle existe, même sans distance géographique. Mais on ne force pas ; c’est le contexte qui autorise. Le mot aide donc à lire avec attention : l’évangile n’est pas seulement des idées, il est une mise en scène de proximité et d’éloignement. Et cette mise en scène peut devenir un appel : quitter la distance et venir à Jésus. μακράν, simple, rend ce choix visible.

Courte description — (aide remplissage)

Dans ce passage, « μακράν » exprime une distance symbolique qui oppose le proche de la présence divine au lointain spirituel ou géographique, soulignant le contraste entre proximité et éloignement.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Pièges lexicaux

Usage biblique (mini)

Antonymes / contrastes (FR)

Synonymes / proches (FR)

À ne pas confondre avec…

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Adverbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

loin

Versets clés (liste)

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G3112

Prononciation — (aide remplissage)

Translit. — NOYAU

makran

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes