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louange — תְּהִלָּה — tehillah

Sens (principal)

louange; chant de louange

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le mot « louange » dans le Psaume 51 apparaît comme le résultat d’une restauration. David demande : « Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche publiera ta louange. » La logique du mot est donc claire : la louange n’est pas ici une performance religieuse indépendante, mais une parole rendue possible par Dieu. Le psaume commence par la confession du péché et la demande de miséricorde ; il avance vers purification, cœur pur, esprit droit, joie du salut ; puis la bouche peut de nouveau louer. Pour la prédication, il faut éviter de réduire la louange à un style musical ou à une ambiance de culte. Le co-texte parle de lèvres ouvertes par Dieu, de bouche qui publie et de justice chantée. La louange est une proclamation de ce que Dieu a fait et de ce qu’il est. Elle naît de la grâce reçue. Le mot structure donc la fin du psaume : le pécheur pardonné ne reste pas silencieux, mais devient témoin de la miséricorde et de la justice de Dieu. La louange restaurée manifeste que la relation avec Dieu n’est plus fermée par la faute confessée.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Le mot hébreu תְּהִלָּה, tehillāh, désigne la louange, ce qui est proclamé pour célébrer Dieu. Dans l’univers des Psaumes, la louange n’est pas seulement chant ou émotion. Elle est parole adressée à Dieu et parole publique qui reconnaît son nom, ses œuvres, sa fidélité, sa justice et son salut. Dans le Psaume 51, David demande que Dieu ouvre ses lèvres afin que sa bouche publie la louange. Cette formulation est importante : même la louange doit être rendue possible par Dieu après la faute. Le péché a fermé la bouche du coupable ; la grâce la rouvre. Dans la pensée hébraïque, louer Dieu revient à dire vrai sur lui devant lui et devant les autres. La louange est donc liée à la vérité, à la mémoire des œuvres de Dieu et au culte du peuple. Pour un prédicateur, tehillāh permet d’expliquer que la repentance biblique ne se termine pas dans l’introspection. Elle conduit à une parole restaurée. Celui qui a été purifié peut de nouveau proclamer la justice et la bonté de Dieu. La louange devient le fruit visible d’une relation rétablie.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Aujourd’hui, le mot « louange » est souvent associé à la musique, au chant communautaire ou à un moment précis du culte. Dans le Psaume 51, le mot est plus large et plus profond. David parle d’une bouche qui publie la louange de Dieu. Il s’agit d’une parole restaurée, d’une proclamation de Dieu après le pardon. Le mot corrige donc une lecture esthétique ou émotionnelle de la louange. La louange biblique n’est pas d’abord une ambiance ; elle est une réponse vraie à l’action de Dieu. Dans ce psaume, elle vient après la confession, la purification, la demande d’un cœur pur et la joie du salut. Cela signifie qu’elle ne sert pas à masquer le péché, mais à célébrer la grâce qui le traite. Pour la prédication, ce mot permet de montrer que Dieu ne restaure pas seulement le statut du pécheur ; il restaure aussi sa parole. La bouche qui pouvait être fermée par la honte ou la culpabilité est ouverte par Dieu. La louange devient alors le signe d’une communion retrouvée. Elle est personnelle, mais elle a aussi une portée publique : elle publie ce que Dieu a fait et dirige les regards vers lui.

Courte description — (aide remplissage)

Nom : louange, chant de louange (ce qui est proclamé à Dieu).

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans le Psaume 51, tehillāh désigne la louange que David publiera lorsque Dieu ouvrira ses lèvres. Le co-texte montre une louange qui vient après confession, purification et restauration.

Pièges lexicaux

Ne pas réduire la louange à un style musical. Dans ce passage, elle est une proclamation rendue possible par la grâce de Dieu.

Usage biblique (mini)

Mot fréquent dans les Psaumes pour parler de la louange adressée à Dieu, souvent liée à son nom, à ses œuvres, à sa fidélité et à son salut.

Antonymes / contrastes (FR)

silence ; honte ; bouche fermée ; plainte sans retour

Synonymes / proches (FR)

louange ; célébration ; proclamation ; adoration

À ne pas confondre avec…

Ambiance musicale ; performance religieuse ; parole qui masque le péché ; émotion collective seulement.

Testament
Ancien Testament
Langue — NOYAU
Hébreu
Catégorie (pédago)
Nature
Nom
Versets clés (liste)

Ps 117,1–2

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

H8416

Prononciation — (aide remplissage)

tehil-lāh (té-hil-la)

Translit. — NOYAU

tehillah

Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : chant ou musique en général. Option B : proclamation de louange restaurée par Dieu. Le co-texte privilégie l’option B, car David demande : « ouvre mes lèvres » et « ma bouche publiera ta louange ». Le mot doit donc être lu comme parole restaurée.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Ps 51,17 — tehillāh désigne la louange que David publiera après que Dieu aura ouvert ses lèvres. La nuance est celle d’une parole restaurée par la grâce.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre cultuel et verbal : la louange est une parole adressée à Dieu et publiée devant les autres. Dans le Psaume 51, elle naît d’une bouche que Dieu rouvre après le pardon.

Catégorie publique
Prière et relation avec Dieu
Description publique courte

La louange est la parole restaurée du pécheur pardonné : Dieu ouvre les lèvres pour publier ce qu’il a fait.

Niveau d’accès
Gratuit
Niveau public
Débuter
Portion biblique
04. Royaume uni (Saül → David)
Sous-catégorie publique
Mots de la prièreMots essentiels
Titre public

Louange