Repères automatiques — Ge 48,1; Ex 32,11; Dt 29,21; Jg 16,7; Jg 16,11; Jg 16,17; 1S 13,12; 1S 19,14; 1S 22,8; 1S 30,13; 2S 13,2; 2S 13,5; 2S 13,6; 1R 13,6; 1R 14,1; 1R 14,5; 1R 15,23; 1R 17,17; 1R 22,34; 2R 1,2
H2470
Maladie ou affaiblissement
Dans la maison de Jacob âgé, la nouvelle de sa maladie fait venir Joseph avec ses fils. Le père rassemble ses forces, bénit et transmet une parole avant sa mort. Ailleurs, des rois restent couchés, consultent ou reçoivent la visite d'un prophète. La maladie modifie les relations: famille, serviteurs et responsables se réunissent autour de celui qui ne peut plus agir comme auparavant. Les psaumes donnent aussi une voix au corps affaibli qui demande compassion à Dieu. Pourtant, le même verbe peut toucher cœur, peuple ou situation et ne décrit pas toujours une affection identifiable. Dans l'alliance, certaines maladies apparaissent comme jugement, tandis que d'autres récits ne donnent aucune explication morale directe. Le malade demeure une personne devant Dieu, non un exemple abstrait. Lit, souffle, douleur, prière et transmission familiale rendent sa faiblesse concrète. Les proches répondent par présence, parole et parfois recherche de guérison. La faiblesse rappelle aussi la dépendance humaine.
Être malade décrit une perte de force qui atteint le corps, mais le verbe peut aussi exprimer douleur, faiblesse, supplication ou état gravement éprouvé. Lorsque Jacob est malade, son âge et sa proximité de la mort orientent clairement vers une affection physique. Dans d'autres passages, un roi tombe malade, une personne souffre d'amour ou un peuple connaît le malheur. Certaines formes peuvent signifier rendre malade, blesser ou apaiser par une supplication. Il faut donc distinguer sujet, cause et forme verbale. La maladie réduit la capacité d'agir et appelle parfois visite, soin ou prière, mais elle n'indique pas automatiquement la cause morale de la souffrance. Un récit peut associer jugement et maladie; cela ne permet pas de généraliser à tous les malades. Le noyau est un affaiblissement réel, corporel ou figuré, dont les effets deviennent visibles. Le contexte décide si la personne souffre, implore, devient faible ou est frappée, sans transformer chaque emploi en diagnostic médical précis.
Chalah appartient à un domaine de maladie, de faiblesse et de souffrance. Le français précis dépend du sujet, de la forme verbale et de la situation: être malade, devenir faible, blesser ou, dans certains emplois, supplier. Les récits décrivent souvent une perte de force visible qui modifie la capacité d'agir et les relations avec les proches. Annoncer la maladie de Jacob conduit ainsi Joseph à venir avec ses fils. D'autres scènes concernent des rois, des priants ou des personnes profondément éprouvées. Le mot permet de suivre un état, son évolution et les réponses qu'il suscite: visite, parole, soin ou prière lorsque le passage les indique. Sa largeur d'emploi invite à préciser le domaine plutôt qu'à chercher une seule catégorie médicale. Une faiblesse figurée et une affection corporelle restent des situations différentes. Le terme ne donne pas à lui seul un diagnostic ni une explication morale de la souffrance. Les passages qui associent maladie et jugement doivent conserver leur portée particulière, sans devenir un verdict sur tout malade.
Lit, maison, famille, serviteurs et visiteurs entourent souvent le malade. La faiblesse réduit déplacement et travail, exige soins et peut provoquer consultation ou prière. Pour un chef, elle touche aussi succession et gouvernement. Les récits montrent paroles finales, inquiétude des proches et attente d’une issue. Nourriture, repos, accompagnement et parole prennent une importance nouvelle lorsque les forces diminuent. Gestes, lieux et relations rendent chaque emploi concrètement observable dans son contexte.
être souffrant; s’affaiblir; être éprouvé
Respecter l’absence éventuelle de diagnostic ou de cause morale; ne pas généraliser les maladies explicitement liées au jugement. La compassion ne doit pas dépendre d’une explication complète de la cause.
Ne pas diagnostiquer une maladie précise ni attribuer automatiquement la souffrance à une faute personnelle. Les emplois figurés existent. Une faiblesse émotionnelle n’est pas nécessairement une maladie médicale identifiable. La durée seule ne révèle pas davantage la cause.
À distinguer de mourir: la maladie peut conduire à la mort, durer ou être guérie, selon l’issue racontée. Cette distinction dépend du cadre immédiat.
Chalah signifie être malade, faible ou souffrant. Selon les formes, il peut aussi rendre malade, blesser, s’affliger ou implorer. Sujet et complément déterminent corps, émotion ou situation. Le contexte narratif fournit l’évolution: guérison, durée ou mort. Les formes intensives ou causatives peuvent décrire le fait de rendre faible ou de blesser.
Première série — reprise positive et vue d’ensemble du mot — 14 octobre 2026
Relecture rédactionnelle demandée : développer positivement le mot dans l’ensemble de ses usages documentés, avec ses nuances et variations ; les passages servent d’appuis et les limites utiles restent conservées. Cette synthèse ne prétend pas vérifier toutes les occurrences et ne remplace pas une validation humaine.
Les versions antérieures ci-dessous sont conservées intégralement. Les autres propriétés, références, relations et réglages de préparation interne restent inchangés.
Version avant reprise — Pensée moderne
Le lecteur moderne attend souvent un diagnostic, une cause biologique et un traitement. Les textes bibliques utilisent un vocabulaire plus large, décrivant surtout faiblesse, douleur et incapacité visibles. Il serait donc imprudent d'identifier une maladie précise à partir du seul verbe. Il serait également injuste de conclure automatiquement qu'une faute personnelle explique l'état du malade. Certains passages relient effectivement jugement et maladie; d'autres présentent vieillesse, souffrance ou affection sans ce lien. Le verbe peut même exprimer une faiblesse figurée ou une supplication selon sa forme. La modernité distingue santé physique et état émotionnel, tandis que l'hébreu peut employer le même champ pour plusieurs affaiblissements. Le contexte doit préciser corps, cœur, nation ou relation. Reconnaître cette amplitude ne nie pas la réalité de la maladie. Cela empêche seulement de transformer un terme général en dossier médical ou verdict moral. Être malade signifie que la force et l'activité ordinaires sont atteintes, appelant une réponse adaptée à la scène.
Motif : Développement recentré positivement sur le mot et ses fonctions; réserves regroupées en fin. Nombre de mots : 156 → 167.