Verbe : maltraiter, insulter, traiter de manière hostile ou blessante, en particulier dans une relation de persécution ou d’hostilité.
Sans sens en contexte, la pensée grecque exige de situer le verbe : quel type d’action ? quel objet ? quelle progression argumentative ? Dans les lettres du NT, les verbes liés au péché/repentance structurent souvent un mouvement : diagnostic (ce qui ne va pas) → appel (ce qui doit changer) → promesse (ce que Dieu fait). La profondeur grecque apparaît quand on explique le rôle du verbe dans cette structure : il peut nommer une action fautive, une tentation, un avertissement, ou un retournement. Après liaison des occurrences, on pourra écrire une pensée grecque précise : nuance lexicale, intensité, contraste avec d’autres termes proches, et impact sur la conclusion du passage (exhortation, assurance, appel à la vigilance).
Dans une perspective sémitique, le péché et la repentance se disent souvent par des images : manquer la cible, se détourner du chemin, être impur, porter une faute. Sans péricope, on évite de fixer une image unique; on pose le cadre : la repentance biblique est retour à Dieu, restauration d’alliance, purification et réparation. Les prophètes et les Psaumes donnent le vocabulaire émotionnel et relationnel : confession, contrition, confiance dans la miséricorde. Une fois le contexte connu, on pourra enrichir par les parallèles AT et par la dynamique d’alliance (Dieu pardonne, relève, restaure).
Clarification moderne : avant d’écrire “en profondeur”, il faut connaître le sens en contexte. Ensuite, la pensée moderne pourra : (1) traduire ce que le verbe demande concrètement, (2) distinguer culpabilité toxique et repentance biblique, (3) montrer l’espérance : la repentance est un chemin vers la liberté. On peut aussi clarifier un piège moderne : réduire le péché à un “malaise” ou, à l’inverse, à une honte écrasante. La Bible parle de vérité + grâce : nommer le mal, puis marcher vers la restauration.
Verbe qui décrit une attitude de maltraitance ou d’insulte hostile. Dans l’enseignement de Jésus, il sert à montrer comment répondre à l’ennemi.
Dans Lc 6,28, le verbe désigne l’action de traiter quelqu’un avec hostilité ou mépris, au point d’exiger une réponse de prière plutôt que de vengeance.
Ne pas atténuer le verbe en simple désaccord. Il vise une hostilité réelle et blessante.
Le mot sert à nommer l’hostilité que les disciples peuvent subir, et face à laquelle Jésus appelle à la bénédiction et à la prière.
honorer ; bénir ; traiter avec bonté
maltraiter ; outrager ; insulter
Une critique ordinaire ou une simple divergence. Ici, le verbe parle d’un traitement hostile.
maltraiter
G1908
é-pè-ré-a-zô
epereazo
Option A : injurier ou traiter avec mépris. Option B : persécuter ou maltraiter dans un cadre de conflit plus large. En Lc 6,28, le co-texte fait ressortir l’option A avec extension relationnelle : le verbe décrit ceux qui font du mal et dont les disciples doivent pourtant supporter l’hostilité en répondant par la prière.
- Lc 6,27–36 : le verbe apparaît dans l’appel à prier pour ceux qui maltraitent. Le co-texte montre que l’hostilité subie ne doit pas être renvoyée en miroir, mais traversée dans la logique de la grâce.
Le mot active un registre relationnel conflictuel. Il appartient à l’univers de l’insulte, du mépris et de l’hostilité subie. Le terme met en relief non seulement la blessure reçue, mais aussi la manière radicale dont Jésus demande d’y répondre.