Nom propre — maillon de la généalogie qui situe Jésus dans une lignée réelle. Sens du nom : « don / cadeau » (nom formé sur l’idée de don).
Dans une généalogie, un nom propre comme Matthat sert de maillon : il relie une génération à la suivante (“fils de…”). La logique du texte n’est pas de raconter sa vie, mais de situer Jésus dans une chaîne d’origines. Chaque nom affirme : Jésus est inscrit dans une histoire réelle et continue. Le nom fonctionne donc comme une preuve d’ancrage : l’identité de Jésus est présentée comme enracinée dans des personnes et des générations.
L’arrière-plan biblique donne une grande place aux généalogies : elles disent l’appartenance à une famille, à un peuple et à la promesse. Même quand on ne connaît pas les détails d’un personnage, son nom participe à l’idée : Dieu conduit l’histoire “de génération en génération”. Dans cette perspective, Matthat n’est pas un détail inutile : il contribue au témoignage d’une continuité de l’alliance et de la fidélité de Dieu à travers le temps.
On peut être tenté de “sauter” les listes de noms. Luc les utilise pour clarifier l’identité : Jésus ne vient pas hors-sol. Matthat est un maillon parmi d’autres, mais l’ensemble affirme une vérité simple : Dieu agit dans l’histoire réelle, et le Messie s’inscrit dans une lignée humaine.
Matthat est un nom propre cité dans la généalogie (Lc 3,23–38) comme repère de transmission générationnelle.
Nom de généalogie : rester sobre (identification), ne pas inventer de biographie.
N’apparaît ici que comme nom dans une liste de filiations : sert à ancrer l’identité de Jésus dans une continuité historique.
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Matthat (nom propre)
Matthieu; Mattathias : formes proches.
Matthat
Lc 3,24
G3158
Matthat
Fonction de liste : le nom ne porte pas un “concept”, mais un ancrage généalogique. L’important est la continuité, pas une biographie.
Registre familial/généalogique : appartenance, filiation, transmission. Le mot active l’univers biblique des généalogies qui attestent une continuité et une identité inscrite dans l’histoire.