Hébreu : Mattityāh / Mattay = « don de l’Éternel ». Grec : Μαθθαῖος (forme grecque).
Dans le NT, Μαθθαῖος (Matthaios) est un nom propre : Matthieu. La logique du passage contraint son rôle : il sert d’abord à identifier une personne concrète (disciple/apôtre) dans un récit d’appel ou dans une liste des Douze. Exégétiquement, la mention d’un nom propre est importante parce qu’elle ancre la foi dans des témoins : des individus appelés, nommés, connus. Dans les listes, le nom fonctionne comme un repère de mémoire communautaire : on sait qui fait partie du groupe fondateur. Dans un récit d’appel, le nom signale une rencontre et une vocation : un individu précis est appelé et devient témoin. La nuance utile est donc : identifiant narratif (Matthieu), sans surcharge automatique. Pour comprendre, on repère le contexte : liste, appel, mention secondaire. Ainsi, la portée théologique ne vient pas du nom isolé mais de la scène : l’appel, la mission, la formation des Douze. Exégétiquement, l’étymologie (“don de l’Éternel”) peut être une note de culture, mais elle ne doit pas remplacer l’usage : le texte utilise le nom pour identifier. Le lecteur doit aussi éviter les confusions : Matthieu n’est pas Matthias; et l’harmonisation avec d’autres noms (ex. Lévi) doit rester soumise au passage traité. Ainsi, Μαθθαῖος devient un repère de continuité : le royaume se transmet par des témoins appelés. Le nom rappelle que la grâce n’est pas abstraite : elle touche des personnes, dans une histoire. Exégétiquement, nommer un disciple fait aussi partie du style biblique : Dieu connaît par le nom et appelle par le nom. Le lecteur est invité à voir la vocation personnelle dans un cadre communautaire : un nommé parmi douze, pour servir la mission. Ainsi, le nom propre sert l’histoire du salut : Dieu rassemble un peuple par des appels concrets. Matthieu, comme nom, est donc un repère de disciple, de témoignage et de fondation communautaire.
Dans l’univers biblique, les noms portent souvent une histoire et une vocation. Le repère principal est simple : Dieu appelle et nomme. L’Ancien Testament raconte des appels où le nom est central : Dieu dit le nom et donne une mission. Cela éclaire Μαθθαῖος : même si la forme est grecque, elle s’inscrit dans une culture sémitique où les noms peuvent rappeler une confession (ex. “don de l’Éternel”). Mais l’usage principal dans le NT reste l’identification du témoin. L’arrière-plan AT aide aussi à comprendre la symbolique des Douze : comme les douze tribus, les douze apôtres représentent la reconstitution d’Israël autour du Messie. Ainsi, mentionner Matthieu dans une liste n’est pas un détail administratif : c’est un repère d’alliance et de restauration. Exégétiquement, le lecteur peut entendre : Dieu continue son œuvre en appelant des personnes concrètes. L’AT montre aussi que Dieu choisit parfois des personnes inattendues, et qu’un appel par le nom est un acte de grâce. Ainsi, Matthieu, en tant que nom, renvoie au motif biblique : Dieu connaît et appelle. Le nom propre devient alors un repère d’univers biblique : témoignage, vocation, et peuple en formation. On reste sobre : l’étymologie peut éclairer, mais la force vient du récit de l’appel et de la mission. Le mot “Matthieu” rappelle donc la continuité de l’alliance : Dieu rassemble son peuple par des appels personnels.
Pour un lecteur moderne, un nom propre peut sembler un simple détail de liste. La clarification utile est : dans la Bible, les noms ancrent le récit dans des témoins réels. Exégétiquement, Μαθθαῖος sert à identifier un disciple/apôtre, ce qui renforce la dimension historique : il y a des personnes appelées, nommées, envoyées. On reste descriptif : le passage est-il une liste, un récit d’appel, ou une mention secondaire ? Ainsi, on évite un contresens moderne : ignorer les listes comme inutiles. Elles gardent la mémoire du groupe fondateur. Le lecteur moderne doit aussi éviter les confusions de noms (Matthieu vs Matthias, et harmonisations rapides). Ici, on suit le texte tel qu’il est. L’étymologie (“don de l’Éternel”) peut être intéressante, mais elle ne doit pas devenir la base de la prédication si le passage ne l’exploite pas. Exégétiquement, l’intérêt principal est la vocation : un individu est intégré à une mission. Le lecteur moderne peut en retenir une application simple : Dieu appelle des personnes concrètes, pas des abstractions. Et il forme une communauté. Matthieu, comme nom, rappelle que la foi se transmet par des témoins et des relations. Le nom propre devient ainsi un repère d’incarnation : l’Évangile passe par des gens, avec des noms, des histoires et des appels.
Nom propre : Matthieu (apôtre), nom d’origine hébraïque “don de l’Éternel”.
Dans le NT, « Matthieu » désigne un apôtre nommé (appelé par Jésus et listé parmi les Douze); le nom sert à identifier un témoin fondateur.
Ne pas confondre avec Matthias (nom proche, autre personne). Ne pas confondre avec Lévi sans preuve textuelle dans le passage traité.
Nom d’un apôtre dans les listes des Douze, et dans le récit d’appel (selon Mt 9).
Sans objet (nom propre).
Sans objet (nom propre).
Matthias (Ac 1) ; Lévi (autre nom dans certains récits).
Mt 9,9; Mt 10,3; Mc 3,18; Lc 6,15; Ac 1,13
G3156
Ma-tieu (FR).
Matthaios
Le co-texte impose : nom propre d’un apôtre. L’étymologie est une note possible, mais l’usage principal est l’identification. Ne pas forcer une harmonisation entre évangiles à partir du mot seul.
Nom propre : identifie l’apôtre Matthieu dans les listes et récits.
Registre relationnel et narratif : identification d’un disciple/apôtre dans les listes et récits d’appel. Le nom sert à repérer un témoin parmi les Douze.