Mauvais, sans valeur morale, défectueux.
Le mot ἀδιάκριτος exprime l’absence de partialité, de division intérieure ou de jugement biaisé selon le contexte. Sa logique grecque vient du champ du discernement et de la séparation. Il ne signifie pas que toute distinction disparaît, mais que la personne ou l’attitude n’est pas partagée par des intérêts contraires. Pour comprendre le mot, il faut donc regarder ce que le co-texte oppose : impartialité ou favoritisme, stabilité ou hésitation, sincérité ou calcul. ἀδιάκριτος peut désigner une sagesse qui ne juge pas selon l’avantage personnel, ou une attitude qui ne se laisse pas diviser par des préférences cachées. Le mot ne valorise pas l’absence de discernement. Au contraire, il suppose une droiture qui discerne sans se laisser corrompre. Sa nuance est donc délicate : ne pas faire de différence injuste, sans renoncer à distinguer le vrai du faux. Il aide à penser une intégrité de jugement. Ce qui est ἀδιάκριτος n’est pas mélangé, double ou partisan. Le terme invite à chercher une cohérence intérieure visible dans la manière de juger, de parler et d’agir.
Dans l’univers biblique, juger avec droiture signifie ne pas favoriser le riche, le puissant, le proche ou celui qui nous avantage. L’Ancien Testament insiste sur le jugement sans partialité, car Dieu ne regarde pas selon les apparences humaines. Cette sensibilité éclaire ἀδιάκριτος. Le mot peut être compris comme une qualité d’intégrité : le cœur et le jugement ne sont pas divisés par des intérêts cachés. Il ne s’agit pas d’être incapable de distinguer, mais de distinguer justement. Pour un lecteur moderne, l’impartialité peut sembler froide ou purement procédurale. Dans la pensée biblique, elle est relationnelle et spirituelle : elle protège la justice, la paix et la vérité. ἀδιάκριτος rappelle que la sagesse ne doit pas être gouvernée par la préférence, la jalousie ou l’esprit de parti. Elle agit sans duplicité. Le mot invite à regarder ce qui pourrait diviser intérieurement le jugement : peur, avantage, statut social, affinité ou rivalité. Dans une perspective biblique, l’absence de partialité n’est pas neutralité vide ; elle est fidélité à une justice qui reflète le caractère de Dieu.
Un lecteur moderne peut comprendre ἀδιάκριτος comme « sans discernement », parce que le mot semble contenir l’idée de ne pas distinguer. Ce serait un contresens fréquent. Le terme ne valorise pas l’aveuglement. Il parle plutôt d’une attitude non divisée, non partisane, qui ne fait pas de distinctions injustes. La clarification essentielle est donc de distinguer impartialité et indifférence. Être impartial ne signifie pas traiter tout comme identique ; cela signifie ne pas laisser les préférences personnelles corrompre le jugement. Dans une culture où l’on parle beaucoup de neutralité, le mot invite à une réflexion plus profonde : suis-je vraiment non partagé, ou mes décisions sont-elles orientées par des intérêts cachés ? ἀδιάκριτος peut aussi corriger une fausse tolérance. Il ne supprime pas le discernement moral ; il le rend plus droit. Le co-texte doit préciser si le mot vise la partialité, l’hésitation, la duplicité ou l’esprit de parti. Sa nuance centrale est celle d’une intégrité sans favoritisme. Il aide à penser une sagesse claire, paisible, capable de discerner sans être capturée par les préférences ou les rivalités.
Qualifie ce qui est moralement mauvais ou produit un fruit corrompu.
La fausse sagesse produit des œuvres mauvaises dans la communauté.
Ne pas réduire à une simple imperfection ; le contexte parle d’œuvres issues du désordre.
Employé pour désigner ce qui est mauvais, vil ou sans valeur morale.
bon, pur, juste, excellent
mauvais, vil, corrompu, défectueux
Faiblesse involontaire ou limite humaine neutre.
mauvais
Jc 3,17
G5337
ἀδιάκριτος
a-di-A-kri-tos
phaulos
Option A : impartialité, absence de favoritisme. Option B : indécision. Dans Jc 3,13–18, le mot est placé parmi les qualités de la sagesse d’en haut, opposée à la rivalité ; le contexte favorise l’Option A. La nuance concerne une sagesse qui ne juge pas selon des intérêts partisans.
- Jc 3,13–18 — Jc 3,17 : Option A : impartial, sans partialité ; Option B : incapable de discerner. Le contraste avec la jalousie et l’esprit de dispute fait préférer l’Option A. La nuance indique une sagesse non divisée par les intérêts personnels, capable d’agir avec droiture.
Domaine éthique. Jacques mesure la source d’une sagesse à ses fruits concrets.