Raisin avarié : défaut matériel du fruit qui signale une détérioration physique et justifie une action corrective.
(Non applicable : hébreu)
Le passage met en scène une image biblique forte : la vigne comme peuple de l’alliance. Dieu agit comme vigneron : il plante, protège, prépare une cuve, et attend un fruit digne de l’alliance. Le mauvais raisin représente une infidélité qui n’est pas accidentelle : c’est un résultat qui trahit le cœur. L’arrière-plan prophétique associe souvent fruit et justice : un peuple juste produit un « bon fruit » (droiture, compassion), tandis que l’injustice révèle un fruit gâté. L’image protège contre une lecture superficielle : le problème n’est pas l’absence d’informations ou de rites, mais une corruption du résultat. Ainsi, le mot résonne comme un verdict d’alliance : ce qui devait refléter Dieu produit au contraire du nocif.
On pourrait réduire « mauvais raisins » à un détail poétique. Ésaïe s’en sert comme diagnostic : malgré tous les soins de Dieu, le peuple produit un résultat contraire à la justice. Clarification : ce n’est pas un langage de performance (“faire mieux”), mais un langage d’alliance : Dieu attend un fruit conforme à son caractère, et le texte nomme l’écart. Il faut éviter de moraliser hors contexte : l’image vise surtout l’injustice collective (Es 5,7), pas une faute agricole. Lire ainsi garde la force du prophète : Dieu juge un fruit gâté parce qu’il a donné tout ce qui était nécessaire.
Raisin avarié : le texte décrit un défaut matériel du fruit qui signale une détérioration physique, justifiant ainsi une action corrective.
Dans Ésaïe 5,2.4, Dieu compare Israël à une vigne soignée qui devait produire de bons raisins. Le mot décrit le fruit réellement produit : du mauvais raisin, signe que le résultat est à l’opposé de l’attente légitime du vigneron.
Ne pas traiter le mot comme un simple adjectif moral : l’image est concrète (qualité du fruit) et sert à juger le résultat. Le sens théologique vient du contexte (justice attendue vs injustice), pas du fruit en lui-même.
N’apparaît qu’en Ésaïe 5 (chant de la vigne) : image du peuple qui rend un fruit mauvais malgré les soins de Dieu.
bons raisins; bon fruit
mauvais fruit; fruit gâté; baies nocives
Ne pas confondre avec des termes généraux de mal (ra‘) : ici un mot imagé précis (mauvais raisin).
mauvais (raisins)
Es 5,2; Es 5,4
H0891
be’ushiym — « be-oo-sheem » (approx.)
be’ushiym
Le co-texte est explicite : Dieu « espéra de bons raisins » mais la vigne « en a produit de mauvais » (Es 5,2.4). Le mot est donc contraint par l’image agricole : fruit nocif/sans valeur, en contraste avec « bons raisins ». Il ne s’agit pas d’un jugement abstrait sans référent : le passage impose l’opposition bon/mauvais et la déception du vigneron. La parabole interprète ensuite l’image (justice attendue vs oppression), donc on ne tire pas une doctrine du mot seul : le mot sert l’argument prophétique. On reste descriptif : résultat mauvais malgré des soins parfaits.
Registre agricole et moral (parabole prophétique) : qualité du fruit attendu vs fruit réellement produit. En Ésaïe 5, le mot sert d’image de l’injustice et de l’infidélité d’Israël : ce qui devrait être bon devient nocif et sans valeur.