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mémoire — μνήμη — mnēmē

Sens (principal)

Mémoire, souvenir conservé.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le mot μνήμη désigne la mémoire, le souvenir, ou la trace gardée d’une personne, d’un événement ou d’une parole. Sa logique grecque n’est pas seulement mentale. Il ne s’agit pas de stocker une information, mais de garder présent ce qui continue d’avoir du poids. Pour bien l’expliquer, il faut demander : de quoi se souvient-on ? pourquoi ce souvenir est-il mentionné ? que produit-il dans le présent ? μνήμη peut être personnelle, communautaire, spirituelle ou liturgique selon le co-texte. Le mot peut évoquer une reconnaissance, une mention durable, ou un rappel qui soutient la fidélité. Il ne faut pas le confondre avec nostalgie. La mémoire biblique est souvent active : elle oriente, avertit, console ou confirme. Sa nuance centrale est celle d’une présence du passé dans le présent. Le souvenir n’est pas seulement derrière ; il agit encore. μνήμη invite donc à lire la mémoire comme une force de continuité : ce qui a été reçu, vu ou entendu demeure disponible pour former le discernement et la conduite.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique, se souvenir est une action spirituelle majeure. L’Ancien Testament appelle le peuple à se souvenir des œuvres du Seigneur, de l’alliance, de la sortie d’Égypte, des commandements et des avertissements. Dieu aussi « se souvient » dans le langage biblique, non parce qu’il aurait oublié, mais parce qu’il agit fidèlement selon son alliance. Cette sensibilité éclaire μνήμη. Le souvenir n’est pas une simple archive intérieure ; il maintient une relation vivante avec ce qui fonde l’identité et la fidélité. Pour un lecteur moderne, la mémoire peut être personnelle, affective ou historique. La pensée biblique la rend plus engageante : se souvenir, c’est laisser le passé de Dieu instruire le présent. μνήμη invite donc à discerner quel souvenir doit être gardé et pourquoi. Est-ce la mémoire d’une personne fidèle, d’une parole reçue, d’un acte de Dieu, d’un avertissement ? Le mot rappelle que l’oubli peut être spirituellement dangereux. La mémoire biblique ne fige pas le passé ; elle le rend actif comme repère pour marcher aujourd’hui devant Dieu.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Un lecteur moderne peut comprendre μνήμη comme souvenir psychologique : une image, une émotion, une information conservée. Le mot peut inclure cela, mais il porte souvent une fonction plus forte. La clarification principale est de distinguer souvenir passif et mémoire active. Une mémoire biblique peut guider, avertir, encourager ou rendre présent un témoignage. Dans une culture qui accumule beaucoup d’informations mais oublie vite ce qui donne sens, μνήμη rappelle que se souvenir est un acte de fidélité. Il faut demander : quel souvenir le texte veut-il maintenir vivant ? quelle conduite ou quelle confiance ce souvenir soutient-il ? Le mot ne doit pas être réduit à la nostalgie. Se souvenir n’est pas vivre dans le passé ; c’est recevoir du passé une orientation pour le présent. μνήμη peut aussi protéger contre l’illusion de recommencer toujours à zéro. La vie humaine est formée par des traces, des témoins, des paroles et des actes qui demeurent. Sa nuance centrale est une mémoire porteuse de sens, qui garde une réalité présente à la conscience pour former le discernement.

Courte description — (aide remplissage)

Le terme désigne la capacité ou le fait de garder une chose présente dans le souvenir.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

La vérité apostolique doit rester disponible dans la mémoire de l’Église après la mort de Pierre.

Pièges lexicaux

Ne pas réduire à nostalgie ; il s’agit de conserver une vérité qui guide la foi.

Usage biblique (mini)

Désigne le souvenir, la mémoire ou ce qui est gardé présent à l’esprit.

Antonymes / contrastes (FR)

oubli, amnésie, négligence

Synonymes / proches (FR)

mémoire, souvenir, rappel, réminiscence

À ne pas confondre avec…

Tradition morte, simple souvenir affectif.

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Sagesse / cœur
Nature
Nom
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

mémoire

Versets clés (liste)

2 Pi 1,12–21

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G3420

Prononciation — (aide remplissage)

MNE-me

Translit. — NOYAU

mnēmē

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
Champs sémantiques
FoiRévélation
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : mémoire gardée pour demeurer ferme après le témoignage apostolique. Option B : simple souvenir intérieur. Dans 2 Pi 1,12–21, Pierre veut que les croyants puissent toujours se rappeler ces choses après son départ ; le co-texte fait préférer l’Option A. La mémoire sert la stabilité de la foi.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- 2 Pi 1,12–21 — 2 Pi 1,15 : Option A : mémoire entretenue de l’enseignement apostolique ; Option B : souvenir psychologique vague. Le contexte du départ imminent de Pierre et du témoignage certain fait préférer l’Option A. La nuance est communautaire : l’Église doit garder présent ce qui a été transmis.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Domaine pédagogique et ecclésial. La mémoire protège la continuité du témoignage apostolique.

✅ Vérification des pensées — Pensée grecque (logique / structure) | Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) | Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots chacune