Monter; entrer dans; embarquer (selon contexte).
ἐμβαίνω signifie entrer, monter dans (embarquer), et dans Mc 6,45 il sert à rythmer la scène : décision → embarquement → traversée. Le verbe structure un passage : on quitte la rive, on entre dans la barque, puis vient l’épreuve sur la mer; il organise la narration par étapes. La logique du terme est de signaler un changement de cadre : tant qu’on est sur la terre, certains risques n’existent pas; une fois “entré” dans la barque, on est exposé à un autre environnement. ἐμβαίνω contribue ainsi à la pédagogie des traversées dans Marc : Jésus conduit ses disciples dans des situations où leur foi est travaillée.
L’AT utilise souvent l’image de “monter/entrer” pour parler d’obéissance et de passage : monter à Jérusalem, entrer dans l’arche, entrer dans une maison. Dans les récits de traversée (mer, fleuve), “entrer” dans un moyen de salut/protection (arche, passage) devient un motif. Dans les Évangiles, “embarquer” évoque aussi le thème de la traversée et de la foi : Dieu conduit son peuple à travers les eaux. L’arrière-plan de la mer comme lieu de danger (chaos) rend l’action d’entrer dans la barque significative : on se met en route malgré l’incertitude, sous l’autorité de Jésus. Le mot reste concret, mais il s’inscrit dans une narration biblique de passage, de confiance et de conduite divine.
Ce verbe est très concret (embarquer/entrer). Mais il sert souvent à faire avancer l’histoire : changement de scène, départ, traversée. Le lecteur moderne peut le survoler; pourtant, ces transitions structurent le récit et mettent en place les épisodes de foi (tempête, arrivée, rencontres). Garder le sens simple (embarquer) permet une lecture claire, sans forcer une symbolique, tout en restant attentif au fait que les traversées sont souvent des lieux d’épreuve et d’apprentissage.
Monter / entrer dans : embarquer, entrer dans un lieu (piscine/barque). (Mt 8,23)
Dans Marc, ἐμβαίνω décrit le fait d’entrer/monter (souvent dans une barque), selon la scène.
Le traduire toujours par “monter” : dans les récits de barque, le sens le plus naturel est “embarquer/entrer dans”.
Souvent dans les récits de déplacement : monter/entrer dans une barque pour traverser.
descendre de; sortir de
embarquer; entrer dans; monter
anabainō (monter) : autre verbe; eisέρchomai (entrer) : plus général.
embarquer / entrer (dans)
Mc 6,45 (embarquer), selon occurrence
G1684
en (dans) + basis (pas) (selon lueur)
em-ba'-hee-no
embainō
Repérer le mouvement concret : entrer dans une barque, monter sur quelque chose. Dans Marc, souvent lié aux déplacements (barque). Règle : rester sur l’action physique indiquée par la scène.
Marque un changement de scène rapide (départ/arrivée).
Registre déplacement/embarquement : geste d’entrer ou de monter dans un moyen de transport (barque) ou un lieu. Dans Marc, souligne les transitions rapides du récit (embarquer, traverser, arriver).