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mort — מוּת — mut

Sens (principal)

Mourir, être mort ou mettre à mort selon la forme et le contexte. Le mot signale la réalité de la mort et les ruptures qu’elle provoque.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Dans une lecture logique, מוּת sert souvent de marqueur de rupture. Il explique pourquoi une situation n’est plus comme avant : une personne manque, une maison est fragilisée, un danger devient extrême ou une décision judiciaire atteint son terme. Le mot peut être sujet, verbe principal, menace ou arrière-plan. Il faut donc observer sa fonction dans la phrase. Qui meurt ? qui risque de mourir ? qui fait mourir ? quelles conséquences suivent ? Le verbe peut structurer une opposition entre vie et mort, présence et absence, héritage et extinction. Il peut aussi introduire la question des survivants : si quelqu’un est mort, qui reste ? Dans un récit, la mort peut fermer une possibilité ou en ouvrir une autre. Une analyse structurée doit éviter d’utiliser le mot comme simple thème général. Il faut regarder son rôle précis : constat, cause, menace, jugement ou mémoire. מוּת peut aussi donner du poids à une parole : une menace de mort n’a pas la même fonction qu’une mort déjà arrivée. Le contexte détermine la portée. La logique du mot est donc liée à ses effets : séparation, fin, vulnérabilité, héritage, jugement ou recherche d’un reste. Il aide à lire comment une réalité finale produit des conséquences dans l’histoire racontée.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

מוּת est un mot direct et grave. Dans l’Ancien Testament, la mort n’est pas une idée abstraite; elle est une réalité qui coupe, sépare, expose et laisse des conséquences. Mourir peut signifier la fin d’une vie individuelle, mais aussi la rupture d’une maison, la fragilité d’un héritage ou la disparition d’une protection. La pensée hébraïque regarde la vie de manière relationnelle : quand quelqu’un meurt, une famille, un peuple ou une maison peuvent être affectés. Le mot peut apparaître dans des récits de guerre, de vieillesse, de jugement, de menace ou de deuil. Il peut aussi être employé dans des formules judiciaires, lorsque quelqu’un doit être mis à mort. Il ne faut donc pas lui donner une seule couleur. Le co-texte décide si l’accent porte sur la perte, la culpabilité, la sentence, la vulnérabilité ou la fin naturelle. Pour un lecteur moderne, la mort est parfois pensée comme un événement privé. Dans la Bible, elle a souvent une dimension communautaire et théologique. Elle révèle la limite humaine devant Dieu et les conséquences du péché dans le monde. Mais chaque occurrence doit rester attachée au récit. מוּת parle d’abord de la réalité concrète de mourir, avant toute élaboration doctrinale.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Un lecteur moderne sait ce que signifie mourir, mais peut ne pas percevoir la place du mot dans un récit biblique. מוּת ne désigne pas seulement un événement biologique. Il peut expliquer une absence, une peur, une menace, une succession, un deuil ou une rupture de maison. Notre culture traite souvent la mort comme un sujet intime, médical ou psychologique. La Bible la présente aussi comme une réalité relationnelle et spirituelle. Quand quelqu’un meurt, des liens sont transformés, des responsabilités apparaissent, des héritages changent, des vulnérabilités deviennent visibles. Il faut pourtant éviter de transformer chaque mention de mort en sermon sur la mortalité. Le mot doit être expliqué selon sa fonction locale. Parle-t-on d’un décès passé ? d’une condamnation ? d’un danger ? d’une personne déjà morte dont la mémoire influence encore le présent ? Cette précision protège d’une lecture trop générale. Il faut aussi éviter de conclure automatiquement que la mort mentionnée est un châtiment particulier. Le contexte seul peut le dire. מוּת rappelle simplement que la Bible parle de la vie humaine sans nier sa fin. Le mot donne souvent de la gravité à un récit, parce qu’il montre que les décisions, les maisons et les relations sont marquées par la limite de la mort.

Courte description — (aide remplissage)

Mot structurant quand le récit explique une absence, une fin de maison, une vulnérabilité ou un jugement.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Le mot désigne la mort comme réalité concrète. Il faut préciser si le texte parle d’un décès, d’un état de mort, d’une menace ou d’une mise à mort.

Pièges lexicaux

Ne pas spiritualiser trop vite le mot. מוּת parle d’abord de la réalité de la mort; sa portée théologique dépend du récit et des liens établis par le contexte.

Usage biblique (mini)

מוּת peut désigner la mort naturelle, la mort violente, la mise à mort ou la condition de quelqu’un qui n’est plus vivant. Le contexte précise si l’accent est narratif, judiciaire ou théologique.

Antonymes / contrastes (FR)

Synonymes / proches (FR)

mourir; être mort; décès; périr; mettre à mort; mort

À ne pas confondre avec…

Ne pas confondre chaque mention de mort avec un jugement direct de Dieu. Le contexte indique si la mort est naturelle, violente, judiciaire ou seulement rappelée.

Testament
Ancien Testament
Langue — NOYAU
Hébreu
Catégorie (pédago)
Nature
Verbe
Versets clés (liste)

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

H4191

Prononciation — (aide remplissage)

Translit. — NOYAU

mut

Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Il faut regarder qui meurt ou qui est dit mort. Option A : décès constaté; option B : menace de mort; option C : mise à mort; option D : mort comme arrière-plan d’une absence. Les indices sont les sujets, les verbes associés, les conséquences et les survivants mentionnés.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le mot active le registre existentiel et narratif : fin de vie, absence, rupture, fragilité. Dans certains contextes, il touche au registre judiciaire lorsqu’il s’agit d’une mise à mort. Il peut aussi ouvrir un enjeu familial ou dynastique quand la mort laisse des survivants.

Description publique courte

Verbe qui désigne mourir ou être mis à mort; il place un récit devant la limite de la vie et ses conséquences.

Niveau d’accès
Gratuit
Portion biblique
04. Royaume uni (Saül → David)
Titre public

mourir / mort