Nom : cause, motif, chef d’accusation ou raison invoquée pour expliquer, justifier ou condamner.
αἰτεῖν / αἰτέω (aiteō) signifie « demander », « solliciter », « prier » au sens de faire une requête. Le verbe exprime l’acte de demander quelque chose à quelqu’un, généralement en reconnaissant une position : l’on s’adresse à une personne dont on attend une réponse ou un don. Sa logique est relationnelle : demander suppose un demandeur, un destinataire, et un objet demandé. Le garde-fou est de ne pas réduire αἰτέω à une simple curiosité. Le verbe implique une requête : obtenir, recevoir, demander une faveur. Il se distingue de verbes de “chercher” : ici, il y a une parole adressée. Comprendre αἰτέω, c’est donc comprendre un mot d’interaction : on formule une demande. Lexicalement, le terme met en évidence la dépendance : demander reconnaît qu’on ne possède pas. Le contexte précisera si la demande est humble, insistante, légitime ou déplacée, mais l’idée centrale demeure : solliciter. Ainsi, αἰτέω rend visible une posture : parler pour recevoir. Le verbe peut être employé dans des relations humaines ou dans un registre religieux, mais le noyau reste : demander à un autre ce qu’on n’a pas ou ce qu’on souhaite obtenir.
L’Ancien Testament décrit souvent la prière comme une demande adressée à Dieu : crier, implorer, demander secours, demander sagesse. Cette demande n’est pas magie; elle est relation d’alliance : on s’adresse à Dieu parce qu’on le reconnaît comme Seigneur et secours. Cet arrière-plan éclaire αἰτέω : demander implique dépendance et confiance. La Bible montre aussi que toutes les demandes ne sont pas justes : demander peut devenir convoitise si l’objet est mauvais. La sagesse invite à demander ce qui est bon et à chercher une demande alignée sur la justice. Les Psaumes montrent une demande qui est aussi vérité : la personne expose sa détresse et attend Dieu. Pour un lecteur moderne, cet horizon corrige l’idée que demander serait faiblesse. Bibliquement, demander peut être humilité : reconnaître ses limites et la source du don. Dieu donne, et l’homme demande. Ainsi, αἰτέω, lu dans cet arrière-plan, renvoie à une requête adressée dans une relation : soit humaine (demander), soit envers Dieu (prier/demander). Le mot rappelle que la demande biblique est une parole qui s’inscrit dans l’alliance : on demande à celui qui peut donner, en reconnaissant sa souveraineté.
Le lecteur moderne vit dans une culture d’autonomie et peut hésiter à demander. αἰτέω met en mots l’acte simple : faire une requête. La clarification est que demander n’est pas seulement exprimer un désir; c’est s’adresser à quelqu’un pour obtenir. Un contresens fréquent est de confondre demander et exiger. αἰτέω suppose souvent une demande, pas une contrainte. Un autre contresens est de limiter le terme à la prière. Le verbe peut être utilisé pour des demandes humaines aussi. Pour un lecteur moderne, αἰτέω aide à distinguer “penser” et “demander” : ici, la parole est adressée. Le mot rend visible la relation de dépendance : on demande parce qu’on ne détient pas. Comprendre αἰτέω, c’est donc comprendre un verbe d’interaction : solliciter un don, une réponse, une aide. Il invite à regarder l’objet demandé et la relation au destinataire : demande humble, demande insistante, demande légitime. Lexicalement, le noyau reste : demander, solliciter, faire une requête adressée.
Nom qui désigne une cause, une raison ou un chef d’accusation. Dans les récits de la passion, il sert souvent à nommer le motif officiel retenu contre quelqu’un.
Dans les passages liés à cette fiche, αἰτία désigne la cause alléguée, le chef d’accusation ou le motif invoqué dans le procès et la condamnation de Jésus.
Ne pas confondre αἰτία avec αἰτέω. Ici, il ne s’agit pas de demander, mais de désigner une cause ou une accusation.
Le mot sert à nommer le motif retenu contre quelqu’un ou la raison avancée dans une scène de procès ou de controverse.
innocence reconnue ; absence de motif ; acquittement
motif ; cause ; accusation
Le verbe αἰτέω (“demander”). Ici, le mot désigne une cause ou un chef d’accusation.
motif
G0156
aï-ti-a
aitia
Option A : cause ou raison au sens général. Option B : motif juridique ou chef d’accusation. Les passages liés montrent surtout l’option B, car le mot apparaît dans des scènes de procès, de condamnation ou d’accusation publique. Il ne faut donc pas le confondre avec le verbe “demander” ni avec une simple cause abstraite sans enjeu narratif.
- Mc 15,21–32 ; Jn 18,28–40 ; Jn 19,1–7 : le mot intervient dans le cadre du procès et de la condamnation de Jésus. La nuance dominante est celle du motif ou de l’accusation officielle. - Le terme garde donc une forte coloration juridique et polémique.
Le mot active un registre judiciaire et narratif. Il appartient à l’univers du procès, de l’accusation et de la justification d’une condamnation. Le terme rend visible le motif avancé par les autorités ou par les accusateurs.