Mourir; finir sa vie; arriver à sa fin.
τελευτάω signifie mourir, arriver à sa fin, finir. Le verbe met en avant l’achèvement d’une vie : la vie atteint son terme. Logiquement, τελευτάω peut être neutre (finir) mais, appliqué à la vie humaine, il désigne la mort comme terme. Dans le NT, il sert à relater des décès, parfois en contraste avec une restauration (résurrection) ou une espérance. Ainsi, τελευτάω souligne la limite humaine : la vie se termine. En somme, τελευτάω désigne le fait de mourir/finir : la vie atteint sa fin, et le NT l’inscrit dans l’horizon de la résurrection et du jugement, selon le contexte.
L’AT reconnaît la mort comme fin de la route terrestre : “l’homme retourne à la poussière”. La pensée sémitique comprend que la vie est donnée par Dieu et que la mort rappelle la fragilité. Mais elle porte aussi une espérance : Dieu est fidèle et il ne laissera pas la mort triompher. Ainsi, τελευτάω résonne avec la conscience de la finitude et l’appel à la sagesse : compter ses jours. Dans le NT, cette finitude est éclairée par la résurrection du Messie : la mort n’est pas le dernier mot.
Aujourd’hui, la mort est souvent occultée. τελευτάω nomme simplement la fin : mourir. Clarification : le NT regarde la mort en face, sans la nier, mais sans désespoir : Christ a vaincu. En prédication exégétique, ce verbe aide à parler de finitude et d’espérance : la vie a une fin, donc elle a un sens; et la résurrection donne une perspective. Le mot corrige un contresens moderne : croire que l’Évangile évite la mort. Il annonce une victoire au travers de la mort.
Dans Marc, τελευτάω décrit le fait de mourir (fin de vie), par ex. Mc 5,35 pour la fille de Jaïrus.
Confondre avec θνῄσκω : sens proche; vérifier le verbe exact dans la péricope.
Utilisé pour annoncer/constater un décès (ex. “ta fille est morte”).
mourir; décéder; s’éteindre
mourir
Mc 5,35
G5053
teleutaō
Repérer s’il s’agit d’une mort effective (événement) ou d’un langage de fin (arriver au bout). Dans Marc, généralement mort physique (ex. fille de Jaïrus “elle est morte”). Règle : regarder le sujet.
Souvent dans une annonce qui provoque peur/désespoir, puis intervention de Jésus (foi).
Registre vie/mort : constat de décès ou fin de vie. Dans Marc, apparaît dans les récits de maladie/mort (Jaïrus) et les annonces de la passion (selon occurrences).