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mourir — θνῄσκω — thnēskō

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
Sens (principal)

Mourir; mourir (processus/événement).

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le verbe θνῄσκω signifie « mourir ». Dans Marc, ce mot n’est pas seulement un constat biologique; il structure une trajectoire narrative. La logique est progressive : Jésus annonce qu’il doit mourir, les disciples ne comprennent pas, puis l’événement arrive et devient public. Le verbe sert donc à articuler annonce et accomplissement. Il marque aussi une nécessité dans le récit : la mort du Messie n’est pas présentée comme un accident isolé, mais comme un point central du chemin vers Jérusalem. Ainsi, θνῄσκω fonctionne comme un pivot : il relie les paroles de Jésus, les réactions des disciples, et la Passion. Le co-texte guide la nuance : dans Marc, il s’agit le plus souvent de mort physique, parfois évoquée comme risque ou comme constat (par exemple l’étonnement de Pilate). Le mot contribue aussi à rendre la scène vérifiable : « mourir » est un fait concret, qui a des témoins et des conséquences. Enfin, le verbe place la résurrection en contraste : parler de mourir appelle la question de ce qui vient après. La structure de pensée est donc double : la réalité de la mort est affirmée sans détour, et la narration prépare une réponse de Dieu. Le garde-fou est de ne pas spiritualiser automatiquement : si le passage est narratif, la mort est un événement réel. Ainsi, θνῄσκω aide à lire Marc avec clarté : la mort du Christ est au centre de l’Évangile, non comme une fin vide, mais comme le point où la mission se concentre et où la suite (résurrection) prendra tout son sens.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique, la mort est une réalité grave : elle est liée à la fragilité humaine et, plus profondément, à la rupture introduite par le péché. Pourtant, l’Ancien Testament porte aussi une espérance : Dieu est le Dieu des vivants, et il peut délivrer de la mort. Les Psaumes décrivent le juste en danger, livré à la mort, mais soutenu par Dieu. Les prophètes annoncent un Serviteur souffrant, rejeté, et pourtant porteur du salut. Cet arrière-plan éclaire la mort de Jésus dans Marc : la mort n’est pas glorifiée, mais elle est traversée dans un horizon d’alliance et d’accomplissement. La pensée biblique tient ensemble deux vérités : la mort est l’ennemi, et Dieu est capable de vaincre cet ennemi. Dans ce contexte, annoncer « mourir » à propos du Messie choque, car le Messie est attendu comme libérateur. Pourtant, l’arrière-plan du juste souffrant rend la lecture nette : la délivrance de Dieu peut passer par l’abaissement. Pour un lecteur occidental moderne, souvent partagé entre fatalisme (« tout finit par la mort ») et déni (« on n’en parle pas »), ce repère est important. La Bible regarde la mort en face, mais elle la place sous la souveraineté de Dieu. Ainsi, θνῄσκω, lu avec ces repères, pointe vers une réalité tragique et vers une espérance : Dieu accomplit le salut au cœur de la mort, puis il ouvre la vie par la résurrection.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

On peut lire « mourir » comme une fatalité universelle, donc comme une simple information dans le récit. La clarification est que, dans Marc, la mort de Jésus est structurante : elle est annoncée, comprise de travers, puis accomplie. Le mot ne sert pas à décrire un événement parmi d’autres, mais à conduire le lecteur vers le centre de l’Évangile. Un contresens moderne serait de réduire la mort de Jésus à un accident politique, ou à une simple injustice humaine, sans voir qu’elle est présentée comme faisant partie de la mission. Un autre contresens serait de glorifier la souffrance pour elle-même. Le texte ne le fait pas : il montre une mort réelle, douloureuse, et injuste, mais qui devient le lieu où la grâce se révèle. Pour aujourd’hui, la clarification reste exégétique : constater que le récit associe mourir et résurrection, mort et victoire, sans effacer la gravité de la mort. Cela corrige aussi une lecture qui chercherait une foi « sans croix ». Marc montre que suivre Jésus implique de comprendre une logique : la vie de Dieu passe par une voie inattendue, où la mort n’est pas le dernier mot. Ainsi, θνῄσκω aide à lire la Passion avec sobriété : la mort est réelle, elle a un poids, mais elle est intégrée à un dessein de salut qui sera confirmé par la résurrection. Le mot devient un repère pour une compréhension plus juste de la foi chrétienne, centrée sur le Christ crucifié et ressuscité.

Courte description — (aide remplissage)

Dans le contexte de Marc, le mot désigne le processus ou l’événement réel de la mort physique, notamment celle annoncée et accomplie de Jésus.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Marc, θνῄσκω décrit principalement la mort physique, notamment la mort annoncée et accomplie de Jésus.

Pièges lexicaux

Banaliser; dans Marc, la mort est souvent théologiquement chargée (mort du Fils de l’homme).

Usage biblique (mini)

Terme central des annonces de la passion et de l’accomplissement de la mort de Jésus.

Antonymes / contrastes (FR)

Synonymes / proches (FR)

mourir; décéder

À ne pas confondre avec…

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Nature
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

mourir

Versets clés (liste)

Mc 8,31; Mc 9,31; Mc 10,33-34; Mc 15,44

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G2348

Prononciation — (aide remplissage)

Translit. — NOYAU

thnēskō

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Repérer si le texte parle de mort physique, de risque de mort, ou d’un langage figuré (mourir à soi) — dans Marc, surtout physique. Règle : regarder le sujet (personne) et le cadre (passion, maladie).

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

Annonce (nécessité) vs constat (Pilate s’étonne qu’il soit déjà mort).

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre vie/mort : constat de fin de vie. Dans Marc, lié aux annonces de la mort de Jésus, au martyr, ou à des situations de danger.

✅ Vérification des pensées — Pensée grecque (logique / structure) | Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) | Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots chacune