Considérer comme sans valeur, rejeter avec dédain ; ici, ce que Dieu ne fait pas envers le cœur contrit.
Le verbe « mépriser » apparaît sous forme négative : « tu ne méprises pas le cœur contrit et brisé ». Sa fonction logique est très forte dans le Psaume 51. Après avoir dit que Dieu ne prend pas plaisir aux sacrifices comme réponse suffisante, David affirme ce que Dieu ne rejettera pas : un cœur contrit et brisé. Le mot marque donc un contraste entre un rite extérieur insuffisant et une repentance intérieure que Dieu ne traite pas comme sans valeur. Il ne faut pas lire « ne méprises pas » comme une simple tolérance froide. Dans la structure du psaume, cette négation devient une assurance : le cœur abaissé devant Dieu n’est pas repoussé. Pour la prédication, ce verbe permet de parler avec beaucoup de précision pastorale. Dieu ne méprise pas ce que la personne repentante peut elle-même trouver honteux, pauvre ou brisé. Le mot empêche de transformer la contrition en désespoir. Le cœur brisé n’est pas un déchet spirituel ; il est le sacrifice que Dieu ne rejette pas. La logique du verbe est donc consolatrice sans être légère. Dieu ne banalise pas le péché, mais il ne dédaigne pas la repentance vraie. Le mot donne au psaume une issue de grâce après la confession.
Bāzâ signifie mépriser, tenir pour peu, regarder comme sans valeur. Dans le Psaume 51, le verbe est nié : Dieu ne méprise pas le cœur contrit et brisé. Dans l’univers biblique, le mépris peut être une manière de rejeter ce qui paraît faible, honteux ou insignifiant. Ici, David affirme que Dieu agit autrement. Le cœur brisé, qui ne possède plus de défense ni de prétention, n’est pas rejeté par Dieu. La pensée hébraïque unit fortement le culte et l’intérieur : le cœur contrit est présenté comme le sacrifice agréable. Le verbe bāzâ sert donc à renverser les apparences. Ce qui pourrait sembler sans valeur — un cœur abaissé, pauvre, humilié — a une place devant Dieu. Pour un lecteur occidental, ce mot est précieux, car la honte pousse souvent à se cacher ou à penser que Dieu ne veut plus recevoir. Le psaume dit autre chose : Dieu ne méprise pas la repentance vraie. Il ne s’agit pas d’une valorisation de la douleur pour elle-même, mais de l’accueil du cœur qui a cessé de se justifier. Bāzâ devient ainsi un mot de vie : ce que Dieu ne méprise pas peut être apporté à lui avec confiance.
Le mot « mépriser » touche une expérience très moderne : la peur d’être disqualifié, rejeté ou regardé comme sans valeur. Dans le Psaume 51, David affirme que Dieu ne méprise pas le cœur contrit et brisé. Il faut entendre cette phrase avec précision. Le texte ne dit pas que Dieu aime la souffrance psychologique en elle-même, ni qu’il faut se détruire pour être accepté. Il dit que Dieu ne rejette pas le cœur qui cesse de se défendre et vient à lui dans la vérité. Cette nuance est essentielle pour la prédication. Une personne coupable peut penser que son cœur brisé la rend indigne de s’approcher. Le psaume dit que ce cœur-là, justement, n’est pas méprisé par Dieu. Le mot corrige aussi une culture de l’image, où l’on valorise ce qui est fort, maîtrisé, performant. Devant Dieu, ce qui compte n’est pas une présentation impeccable, mais une vérité humble. En même temps, le verbe ne minimise pas la faute : le cœur est contrit parce que le péché est grave. Mais la gravité ne conduit pas au rejet définitif. « Tu ne méprises pas » ouvre une parole de grâce : Dieu reçoit la repentance vraie, même lorsqu’elle paraît pauvre, fragile et humiliée.
Dieu ne tient pas pour rien le cœur contrit et brisé ; il reçoit la repentance vraie.
Dans le Psaume 51, bāzâ est employé négativement : Dieu ne méprise pas le cœur contrit et brisé. Le co-texte oppose cette attitude à l’insuffisance d’un sacrifice extérieur sans vérité intérieure.
Ne pas entendre « ne méprises pas » comme une simple tolérance froide. Dans ce psaume, l’expression affirme que Dieu reçoit le cœur humble devant lui.
Verbe qui peut exprimer le mépris, le dédain ou le fait de tenir quelque chose pour peu de valeur, selon le contexte.
recevoir ; agréer ; accueillir ; relever
mépriser ; dédaigner ; tenir pour rien ; rejeter avec dédain
Ignorer ; tolérer à distance ; rejeter ; humilier davantage le pécheur repentant.
H959
bā-zâ
bāzâ
Option A : mépriser en général. Option B : ne pas rejeter le cœur contrit comme offrande agréable. Le co-texte privilégie l’option B, car le verbe concerne le cœur contrit et brisé présenté comme sacrifice agréable. Le mot doit donc être lu pastoralement et cultuellement.
- Ps 51,19 — bāzâ est nié : Dieu ne méprise pas le cœur contrit et brisé. La nuance est importante : ce que les humains peuvent regarder comme honteux devient devant Dieu l’attitude qu’il ne rejette pas.
Registre relationnel et cultuel : le verbe décrit l’attitude de Dieu envers le cœur présenté devant lui. Dans le Psaume 51, il rassure que le cœur brisé n’est pas rejeté comme sans valeur.
Dieu ne méprise pas le cœur contrit et brisé : la repentance vraie n’est pas rejetée par lui.
Mépriser