Repères automatiques — Ge 1,22; Ge 1,28; Ge 3,16; Ge 7,17; Ge 7,18; Ge 8,17; Ge 9,1; Ge 9,7; Ge 15,1; Ge 16,10; Ge 17,2; Ge 17,20; Ge 21,20; Ge 22,17; Ge 26,4; Ge 26,24; Ge 28,3; Ge 34,12; Ge 35,11; Ge 38,12
H7235
croître fortement en nombre
Dans le monde biblique, רָבָה, ravah, résonne dès la création : les animaux et les humains reçoivent la bénédiction de croître et de remplir leur espace. La multiplication se voit dans les naissances, les troupeaux et les familles qui deviennent peuples. Dieu promet à Abraham une descendance comparable aux étoiles et au sable, image d’une abondance qui dépasse le regard. Le mot appartient ainsi à la bénédiction et à la fidélité de Dieu envers les générations. Mais ce qui augmente peut aussi être la douleur, les paroles ou le mal. Ravah ne célèbre donc pas la quantité pour elle-même. Une foule nombreuse peut être bénie, tandis qu’une faute multipliée appelle le jugement. L’image reste concrète : ce qui était peu devient beaucoup. Dans l’histoire d’Israël, cette croissance peut susciter crainte chez les oppresseurs, comme en Égypte. Le terme relie vie, temps et transmission. Le contexte révèle si l’abondance accomplit une promesse, accroît une responsabilité ou intensifie une situation mauvaise.
Un regard grec peut comprendre רָבָה, ravah, « multiplier », comme une augmentation mesurable d’un nombre, d’une quantité ou d’une intensité. Le verbe met en rapport un état initial, une croissance et un résultat devenu abondant. Les êtres vivants se multiplient, une descendance devient nombreuse, des biens augmentent ou une souffrance s’intensifie. La logique ne dit pas que toute augmentation est bonne. Ce qui se multiplie donne sa valeur au processus. Dans la création et les promesses, la multiplication de la vie manifeste fécondité et continuité. Dans d’autres passages, violence, fautes ou douleurs peuvent augmenter. Ravah peut être employé pour devenir nombreux ou pour faire devenir nombreux. Il faut donc distinguer le sujet qui croît et celui qui produit l’accroissement. Le mot n’indique pas toujours un calcul exact ; il peut exprimer une abondance constatée. Pourtant, il garde une structure claire : davantage qu’avant. Le passage doit préciser ce qui augmente, par quelle action et avec quelle conséquence pour la personne, la famille ou le peuple.
Multiplier, augmenter et faire abonder donnent en français accès aux usages documentés de ravah. Le verbe décrit un accroissement entre un état initial et une réalité devenue plus nombreuse ou plus intense. Ce repère permet de distinguer augmentation d’un nombre, d’une quantité et d’une intensité. La multiplication des êtres vivants s’inscrit dans la bénédiction de Dieu et le peuplement de leur espace (Genèse 1,22). L’augmentation de la peine montre un contenu différent, dans une parole dont la gravité reste propre à la scène (Genèse 3,16). Le sens général d’accroissement demeure, tandis que ce qui augmente donne sa valeur au processus. Le français peut aussi préciser si le sujet croît ou fait croître une autre réalité. Multiplier ne suppose pas toujours un calcul exact ; il peut exprimer une abondance constatée ou annoncée. Le lecteur suit donc sujet, objet et résultat. Remplir appartient à une autre relation, celle d’une capacité atteinte, même si les actions peuvent se rejoindre. Toute augmentation ne devient pas automatiquement prospérité, bénédiction matérielle ou approbation de la conduite.
Le verbe appartient à la création, aux naissances, aux généalogies, aux troupeaux, aux promesses patriarcales et à la croissance d’Israël. Il apparaît aussi pour des réalités négatives qui s’intensifient. Les nombres, comparaisons, générations et résultats collectifs donnent une forme concrète à l’abondance décrite. Les récits comparent souvent un petit commencement à une multitude devenue visible au fil du temps. durablement.
multiplier ; augmenter ; devenir nombreux ; abonder selon l’objet
Préciser toujours ce qui devient nombreux. Ne déduire ni prospérité ni approbation divine d’une augmentation lorsque le contenu ou les conséquences sont négatifs. Vérifier le résultat produit dans la communauté concernée.
Ne pas traiter toute multiplication comme bénédiction ou prospérité. Identifier ce qui augmente, l’auteur de l’accroissement et ses conséquences bonnes ou mauvaises. La quantité accrue doit être nommée et évaluée.
Ne pas confondre ravah avec remplir : l’un insiste sur l’accroissement, l’autre sur une capacité ou une mesure atteinte, même si les actions se rejoignent.
Ravah signifie devenir nombreux, multiplier, augmenter et faire abonder. Il concerne personnes, animaux, descendance, biens, jours, paroles, douleurs ou fautes. Le passage détermine si l’augmentation est numérique ou intensive et si elle relève d’une bénédiction, d’un fait neutre ou d’une aggravation. La croissance peut être reçue, provoquée ou simplement constatée.
Première série — reprise positive et vue d’ensemble du mot — 14 octobre 2026
Relecture rédactionnelle demandée : développer positivement le mot dans l’ensemble de ses usages documentés, avec ses nuances et variations ; les passages servent d’appuis et les limites utiles restent conservées. Cette synthèse ne prétend pas vérifier toutes les occurrences et ne remplace pas une validation humaine.
Les versions antérieures ci-dessous sont conservées intégralement. Les autres propriétés, références, relations et réglages de préparation interne restent inchangés.
Version avant reprise — Pensée moderne
Aujourd’hui, multiplier évoque le calcul, la croissance économique ou l’objectif d’obtenir toujours davantage. רָבָה, ravah, décrit plus largement le fait de devenir nombreux, d’augmenter ou de faire abonder. Le mot ne présente pas la croissance comme bonne par nature. La multiplication des descendants peut accomplir une promesse, tandis que l’augmentation de la violence ou de la peine produit l’effet contraire. Il faut donc résister à une lecture où tout « plus » serait une bénédiction matérielle. Ravah peut aussi concerner l’intensité, non seulement le nombre d’objets. Les variantes « beaucoup », « abondance » ou « nombreux » reflètent cette largeur. Le passage répond aux questions essentielles : qu’est-ce qui augmente, qui provoque cette croissance et quel résultat en vient ? Dans la création, la multiplication sert la vie et le peuplement ; dans l’alliance, elle marque la continuité d’une descendance. Le verbe donne une comparaison entre avant et après. Sa valeur dépend entièrement de la réalité devenue plus grande.
Motif : Recentrage positif sur le mot, avec nuances et appuis documentés. Nombre de mots : 160 → 171.