Myrrhe.
σμύρνα (myrrhe) est une substance aromatique précieuse, utilisée en offrande, en parfum, et pour l’ensevelissement. Dans Mt 2,11, le mot sert à caractériser les dons des mages : richesse et honneur rendus au roi. Dans Mc 15,23 et Jn 19,39–40, la myrrhe est liée à la souffrance et au tombeau; le terme relie donc la naissance et la mort par un même objet. Narrativement, σμύρνα ancre l’histoire dans des gestes concrets : offrir, préparer, honorer. La logique du mot est symbolique mais sobre : une substance réelle devient signe de dignité, puis de mort assumée.
La myrrhe appartient à l’univers des aromates et des parfums associés à la royauté, au culte et à la préparation des corps. L’AT et la tradition d’Israël connaissent les parfums (onctions, encens) comme signes de consécration et d’honneur. Un parfum précieux peut marquer la dignité d’un roi ou la beauté du culte. Dans les récits de la passion, l’usage d’aromates pour l’ensevelissement rappelle aussi la réalité de la mort et l’espérance : on honore le corps, on attend l’intervention de Dieu. Ainsi, la myrrhe, dans le NT, peut résonner avec cet arrière-plan : honneur rendu et, selon le contexte, annonce indirecte de souffrance/mortalité (par son usage funéraire), sans que cela devienne automatique. Le passage précis décide si l’accent est présent royal (Mt 2) ou préparation funéraire (Jn 19; Mc 15).
On peut lire la myrrhe comme un simple cadeau exotique. Dans la Bible, c’est un marqueur de valeur et d’honneur, et, dans certains passages, un élément concret lié à la mort (embaumement). Lire ce mot en contexte aide à tenir ensemble la dignité de Jésus et la réalité de sa souffrance : un roi honoré, mais un roi qui va jusqu’à la croix. Garder la sobriété : la symbolique n’est pas imposée par le mot seul, elle vient du récit.
Résine parfumée précieuse; utilisée aussi pour l’embaumement (Jn 19,39).
En Mt 2, la myrrhe est un présent précieux; elle peut aussi évoquer la souffrance/mortalité (usage d’embaumement), sans que le texte force une lecture unique.
Ne pas surinterpréter: garder le sens de présent précieux; noter seulement l’écho possible à la passion.
Présents (Mt 2); ensevelissement (Jn 19).
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muron (G3464) : onguent/parfum en général.
myrrhe
Mt 2,11 ; Jn 19,39–40 ; Mc 15,23
G4666
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smoor’-nah
smurna