lever; porter; élever
Souvent rendu par lambanō (prendre/porter) ou airo (enlever) selon nuance en LXX.
Lever les mains est une posture biblique de supplication et de bénédiction : le corps participe à la prière. Dans Ps 134, ce geste est dirigé “vers le sanctuaire”, donc vers le lieu de la présence. Le verbe relie louange et orientation : on se tourne vers Dieu, on attend de lui la bénédiction. Cela souligne aussi la continuité du culte (même de nuit). Ainsi, nasa’ décrit une prière visible, non seulement intérieure.
Ici, “lever” n’est pas une image abstraite : c’est l’instruction de lever les mains dans l’adoration au sanctuaire. Le mot sert à donner une posture concrète au psaume. On garde donc : lever/élever les mains, geste de prière.
Porter/lever: Dieu porte (enlève) la faute, ou une personne porte son fardeau.
Dans Ps 134,2, le verbe commande de “lever” les mains vers le sanctuaire : geste concret de prière et de bénédiction dans le cadre du culte.
Ne pas spiritualiser en oubliant le geste : ici, ce sont réellement les mains levées vers le sanctuaire.
Dieu “porte” le péché (l’enlève) et appelle aussi à porter des charges.
abandonner; laisser tomber
porter; soulever; enlever; supporter
sabal (porter un fardeau) plus spécifique selon contexte
levez
Ps 134,2
H5375
nasa
nā-sā’ (na-sa)
nasa
Nasa’ peut signifier porter/élever. Ici, l’indice est l’objet direct : “vos mains”, et le complément : “vers le sanctuaire”. Donc il s’agit d’un geste liturgique/priant. On évite d’en faire une métaphore vague d’“élever sa vie”. Sens retenu : lever/élever (les mains) en prière.
Registre corporel et cultuel : geste de prière/adoration. Le mot active l’univers liturgique du sanctuaire.