Ne pas croire; refuser la foi; être incrédule
ἀπιστέω est construit sur πίστις (foi/confiance) avec un préfixe privatif : la logique est l’absence ou le refus de confiance. Dans les récits, le verbe sert à diagnostiquer une réponse : un témoignage est donné, mais il n’est pas reçu. Le grec rend ainsi le lien entre message et réception : la parole peut être claire, mais le cœur peut rester fermé. Selon le contexte, ἀπιστέω peut exprimer une réaction initiale (“ils ne crurent pas”) ou une posture persistante. Le mot sert souvent à montrer une conséquence : l’incrédulité empêche d’entrer dans la joie, d’obéir, ou de reconnaître l’œuvre de Dieu. Il met aussi en relief la grâce : malgré l’incrédulité humaine, Dieu demeure fidèle (Rm 3). Ainsi, ἀπιστέω est un terme relationnel : il parle d’une confiance refusée dans une relation à la parole de Dieu.
Dans l’arrière-plan biblique, croire n’est pas seulement accepter une information, c’est s’appuyer (se confier) sur Dieu et sa parole. L’AT décrit souvent l’incrédulité comme un cœur dur qui “n’écoute pas”, surtout face aux actes de Dieu (exode, promesses). L’incrédulité est donc une rupture de fidélité : refuser de se confier, préférer sa propre sécurité, murmurer. Cela éclaire le NT : ne pas croire au témoignage, c’est refuser une visitation de Dieu. Mais l’arrière-plan rappelle aussi la fidélité de Dieu : Dieu reste fidèle même quand l’humain est infidèle. L’image dominante est donc celle de la confiance d’alliance : foi = s’appuyer; incrédulité = se dérober. Cela donne au mot une gravité éthique, pas seulement intellectuelle.
On peut réduire “ne pas croire” à un simple doute intellectuel. Le NT vise souvent une posture de refus de confiance face à un témoignage donné. Clarification : il y a place pour la question honnête, mais ἀπιστέω décrit généralement une non-réception du message. Le contresens serait de traiter l’incrédulité comme neutralité (“je ne sais pas”). Le terme aide à voir l’enjeu : refuser de croire, c’est refuser une relation de confiance avec Dieu. Il met aussi en lumière la grâce : Dieu appelle malgré l’incrédulité, et il demeure fidèle. Ainsi, le mot invite à un discernement du cœur : qu’est-ce qui empêche de se confier ?
Verbe : ne pas croire, être incrédule. Décrit un refus ou une incapacité de faire confiance à la parole/témoignage, selon le contexte.
Selon le passage, ἀπιστέω signifie ne pas croire / être incrédule (refuser la confiance) face à une parole, un témoignage ou une promesse; le co-texte précise l’objet de ce refus.
Toujours préciser l’objet de l’incrédulité (témoignage, parole de Jésus, promesse). Ne pas confondre avec une question honnête : le terme vise souvent un refus persistant. Ne pas moraliser de manière vague : repérer les indices de cœur (endurcissement, refus d’écouter) quand le contexte les donne.
Décrit l’incrédulité face au témoignage (résurrection, prédication) et contraste avec la foi qui reçoit la parole.
croire; faire confiance; foi
ne pas croire; douter; être incrédule
διστάζω (hésiter) ; ἀπιστία (incrédulité, nom) ; πειθέω (être persuadé).
ne pas croire
Mc 16,11; Ac 28,24; Rm 3,3
G0569
apisteō — « a-pis-té-o » (approx.)
apisteo
Registre de confiance et de témoignage : croire ou refuser de croire une parole, une promesse, un signe. Dans le NT, l’incrédulité est souvent une posture du cœur qui ferme l’accès à la compréhension et à l’obéissance.