Mc 1,35; Mc 6,48; Mc 14,30
G3571
Nuit : période nocturne; dans l’expression “nuit et jour”, marque la continuité (sans interruption) d’une présence/activité.
Dans l’AT, la nuit peut être le temps de la veille, de l’attente et parfois de l’épreuve; mais elle est aussi le temps où l’on se tourne vers Dieu (veille, méditation, prière). L’arrière-plan important ici est la notion de “veille” devant Dieu : persévérer, garder, attendre la visitation. Dans Lc 2, l’expression “nuit et jour” s’inscrit dans cette mentalité : une fidélité qui traverse les rythmes du temps, comme un service rendu à Dieu dans la durée.
Le nom νύξ sert d’abord de repère temporel (la période de la nuit). Dans la logique d’un récit grec, “nuit et jour” est une formule d’intensité : elle indique continuité et régularité (sans interruption). Dans Lc 2, l’expression “nuit et jour” (au temple, jeûnes et prières) n’est pas une symbolique automatique : elle sert à caractériser la constance d’Anne. Le mot contribue donc à l’effet de durée : une présence et une attente qui couvrent tout le cycle du temps.
Biais occidental : soit spiritualiser chaque “nuit” (ténèbres intérieures), soit la traiter comme détail insignifiant. Clarification : ici, “nuit et jour” sert surtout à décrire une persévérance totale. Le texte insiste sur la durée et la constance plutôt que sur une symbolique. Cela aide à lire sobrement : la fidélité se mesure dans le temps, pas seulement dans un moment fort.
Dans Marc, νύξ désigne la nuit comme repère narratif (veille, prière, danger), notamment autour des événements de la passion.
Registre temps/veille : période nocturne associée à vigilance, prière et danger. Dans Marc, la nuit encadre la passion (Gethsémané, arrestation) et certaines retraites de Jésus.
Aperçu : nuit = repère de veille. Clé : souvent lié à vigilance, prière ou épreuve (selon scène). Prédication : veiller dans la nuit : fidélité quand personne ne voit, prière dans l’épreuve.
nuit; obscurité; ténèbres (selon contexte)
Vérifier si la nuit est un repère temporel (veille) ou un cadre symbolique (ténèbres). Dans Marc, souvent repère narratif (prière, arrestation).
Transformer chaque occurrence en symbole : souvent c’est juste le moment (nuit).
Skotos (ténèbres) : image morale/spirituelle; νύξ est d’abord un repère temporel, sauf si le passage l’exploite symboliquement
Marc 14 : nuit du reniement; Marc 6 : marche sur la mer “vers la quatrième veille”.