Mt 1,1 ; Jc 1,23 ; Mt 19,8
G1078
Origine / naissance (selon contexte).
L’arrière-plan biblique donne une grande place aux généalogies : elles disent l’appartenance à une famille, à une tribu, à une promesse. La promesse faite à Abraham et à David est centrale : le Messie doit être “dans la lignée”. Dans la pensée hébraïque, l’origine n’est pas curiosité : elle fonde l’autorité et la vocation. Mt 1 s’inscrit dans cette logique d’alliance : Dieu conduit l’histoire malgré les ruptures. La généalogie rappelle aussi que Dieu travaille à travers des personnes réelles, parfois faibles, et pourtant sa promesse avance. Genesis résonne donc comme “histoire de l’alliance en marche”. Cela prépare l’idée d’accomplissement : ce que Dieu a promis, il le réalise.
Le nom genesis signifie “origine / naissance / commencement”, et, selon le contexte, “lignée / registre d’origine”. En Mt 1,1, le mot cadre le début : il s’agit de l’origine de Jésus comme Messie, présentée par une généalogie. Le grec ne vise pas une “biographie moderne”, mais une mise en place : d’où vient-il, dans quelle histoire s’inscrit-il ? Le mot organise la structure du chapitre : séries de générations pour ancrer Jésus dans Abraham et David. Genesis sert donc à affirmer une continuité : Jésus n’arrive pas hors-sol, il accomplit une histoire. Il clarifie aussi l’intention de Matthieu : montrer un accomplissement, pas juste raconter. Ainsi, genesis est un mot d’ancrage et d’identité.
Nous lisons souvent les généalogies comme des listes ennuyeuses. Ici, elles servent à établir l’identité : Jésus est bien le Messie attendu, inscrit dans la promesse. La clarification utile : genesis ne parle pas d’“origines” au sens scientifique, mais d’origine relationnelle et historique. Il faut éviter de réduire le passage à une formalité : Matthieu fait une déclaration théologique. Le mot aide à comprendre l’enjeu : Jésus est rattaché à Abraham et David, donc à la promesse. Et cela rend la suite du récit cohérente : ce qui arrive est l’accomplissement d’une histoire ancienne.
Parle de l’origine/naissance ou de la lignée. En Mt 1,1, désigne la « généalogie » de Jésus (ancrage Abraham/David).
Registre narratif et historique : parler d’origine/de naissance pour situer un événement dans le temps et dans l’histoire. Dans Lc 2, le récit multiplie les repères (décret, lieu, lignée) : le mot s’insère dans cet ancrage réel.
Application : la “genèse” de Jésus n’est pas un mythe : c’est une histoire d’alliance et d’accomplissement. Inviter à lire la Bible comme une seule histoire qui mène à Christ.
origine; naissance; lignée
Option A : “naissance/origine” au sens général. Option B : “origine/naissance” comme repère d’identité (d’où vient quelque chose, quel cadre). Dans Lc 2, le co-texte est narratif et historique (décret, recensement, naissance) : le mot sert à parler d’origine/naissance (cadre). Ne pas importer automatiquement Mt 1 (généalogie) : ici, rester sur le sens fixé par le passage de naissance.
Importer un autre usage (généalogie) quand le contexte parle d’un événement de naissance. Toujours laisser le co-texte décider.
genea (G1074) : génération/âge/groupe; gennaō (G1080) : engendrer.