Ou
Marque une alternative (soit… soit…).
Dans la sagesse biblique, “ou” n’est pas seulement une option grammaticale : il devient souvent un carrefour. Le Deutéronome met ce carrefour au centre : vie ou mort, bénédiction ou malédiction. Ce “ou” n’est pas là pour jouer avec des idées, mais pour appeler le cœur à choisir une voie et à s’y engager. La Bible sait que l’humain aime les compromis : garder deux loyautés, servir deux maîtres, mélanger Dieu et les idoles, dire “oui” à Dieu tout en gardant une porte de sortie. Or l’alliance refuse ce mélange. On ne peut pas marcher dans deux directions à la fois : un pas vers Dieu et un pas vers la peur, un pas vers la justice et un pas vers l’injustice. Dans les Proverbes, la même logique revient : le chemin de la sagesse ou le chemin de la folie. Ce petit mot révèle donc une réalité : derrière les alternatives, il y a une orientation de vie. Dans les prophètes, “ou” devient parfois un appel au retour : revenir vers le Seigneur ou continuer à s’endurcir. Ainsi, le choix n’est pas seulement moral, il est relationnel : avec qui veux-tu marcher, à qui veux-tu faire confiance. Garde-fou : il faut éviter une lecture dure ou simpliste. Parfois le texte propose une alternative pour clarifier et réveiller, pas pour écraser. Mais il clarifie toujours qu’il existe des voies incompatibles. Le “ou” biblique invite donc à l’intégrité : un cœur entier, une fidélité sans double fond. Et il ouvre l’espérance : choisir la voie de Dieu, c’est choisir la vie, parce que Dieu donne aussi la grâce pour marcher.
Les « ou » du texte forcent parfois un choix : suivre Christ ou suivre le monde.
Conjonction : « ou ». Introduit une alternative ou une question.
Ou : conjonction d’alternative.
Aucun majeur : mot-outil.
Alternatives ; questions ; contrastes.
et (kai)
ou
oude (ni) : négatif
ou
Mt 6.24; Rm 6.16; 1 Co 10.21
G2228
(conjonction)
è
ē