Nourrir / faire paître (donner de la nourriture au troupeau).
βόσκω signifie nourrir, faire paître, donner au troupeau ce qui lui permet de vivre. Le verbe est concret : il évoque l’action de fournir la nourriture, plus que l’ensemble du gouvernement pastoral. Dans Jean 21, il apparaît dans le mandat confié à Pierre : « nourris mes agneaux ». La structure est importante : les agneaux appartiennent à Jésus, et Pierre reçoit une responsabilité de service. βόσκω ne fonde donc pas une possession du troupeau ; il désigne un soin confié. Le mot doit être distingué de ποιμαίνω, plus large, qui peut inclure conduire, garder et exercer une charge de berger. βόσκω insiste davantage sur l’alimentation. Le piège serait de spiritualiser le verbe sans garder cette matérialité. Nourrir, dans le contexte pastoral, signifie donner une nourriture adaptée, régulière et fidèle. Le verbe relie l’amour confessé pour Jésus à une action concrète envers ceux qui lui appartiennent, dans un service humble, nécessaire et répété au bénéfice du troupeau. Il indique un soin qui soutient la vie plutôt qu’une autorité qui se met en avant. Cette nuance rend le mandat très concret.
L’arrière-plan biblique du troupeau est très riche. Dieu est présenté comme berger d’Israël, celui qui conduit, nourrit, protège et rassemble. Les responsables du peuple sont aussi évalués selon leur manière de paître le troupeau : ils peuvent nourrir fidèlement ou se nourrir eux-mêmes. Cet arrière-plan éclaire βόσκω, mais avec une nuance précise : le verbe insiste sur le fait de nourrir. Dans Jean 21, Pierre reçoit une charge auprès des agneaux de Jésus. Il n’est pas la source ultime de la vie du troupeau ; il sert celui à qui les brebis appartiennent. La pensée biblique aide donc à entendre le mandat sans domination. Nourrir le troupeau, c’est participer à un soin qui vient de Dieu, en donnant une nourriture qui soutient la vie. Le mot évoque la responsabilité, la fidélité et l’attention aux plus vulnérables. Il rappelle aussi que l’amour pour le Seigneur ne reste pas seulement parole : il devient soin concret pour ceux que le Seigneur confie, avec patience et loyauté. Le berger délégué sert une vie qui ne lui appartient pas, devant Dieu, dans une fidélité humble et quotidienne.
Un lecteur moderne peut entendre « pais » comme une formule religieuse ou pastorale vague. βόσκω est plus concret : il s’agit de nourrir, de donner de quoi vivre au troupeau. Le verbe ne parle pas d’abord d’autorité, mais d’un soin qui fournit la nourriture nécessaire. Dans Jean 21, cette nuance est importante : Pierre n’est pas appelé à posséder les agneaux, mais à les nourrir au nom de Jésus. Le mot corrige donc deux excès. D’un côté, le ministère ne se réduit pas à organiser ou diriger ; il doit donner une nourriture réelle. De l’autre, nourrir ne signifie pas flatter ou entretenir une dépendance affective ; le troupeau appartient au Seigneur. Pour lire βόσκω, il faut demander : qui nourrit ? qui reçoit ? quelle responsabilité est confiée ? Le verbe garde une matérialité pastorale qui empêche les abstractions. Il parle d’un soin régulier, patient, orienté vers la vie de l’autre. Dans une lecture contemporaine, βόσκω rappelle que l’amour confessé doit se traduire par un service nourrissant, non par une simple parole d’attachement. La preuve du soin se voit dans ce qui fait vivre.
Verbe : nourrir / faire paître (donner de la nourriture au troupeau).
Dans Jn 21, βόσκω signifie nourrir / faire paître les agneaux ou les brebis de Jésus. En contexte, il désigne la mission confiée à Pierre : prendre soin du troupeau du Seigneur par un service nourrissant et fidèle.
Ne pas réduire à l’image pastorale “mignonne” : dans le passage, c’est un mandat concret de soin/responsabilité.
Verbe pastoral : nourrir/faire paître; utilisé dans une scène de mandat (Jn 21).
affamer; négliger
nourrir; faire paître; paître
ποιμαίνω (paître/faire paître, rôle de berger) : autre verbe; ici l’accent est sur nourrir.
Pais
Jn 21,15
G1006
βόσκω
bos-ko (approx.)
boskō
Option A : nourrir concrètement un troupeau. Option B : image pastorale du soin spirituel confié à Pierre. Dans Jn 21,15 et 21,17, le co-texte fait retenir B à partir de A : Jésus parle d’agneaux/brebis et confie une mission à Pierre après sa confession d’amour. Le mot ne doit donc pas être isolé comme simple vocabulaire agricole : il sert à dire le soin du peuple appartenant à Jésus.
- Jn 21,15 et 21,17 — βόσκω signifie nourrir ou faire paître. La nuance porte sur l’alimentation du troupeau : “mes agneaux”, puis “mes brebis”. L’indice est l’objet pastoral et le possessif de Jésus. - Miroir technique : quand βόσκω apparaît dans des scènes pastorales, il faut distinguer le soin nourricier concret de l’autorité générale du berger. ποιμαίνω est plus large; βόσκω insiste davantage sur la nourriture donnée. - Garde-fou : ne pas transformer le mandat en possession du troupeau. Pierre nourrit ceux qui appartiennent à Jésus. L’amour confessé se vérifie par un soin concret, patient et nourrissant.
Registre pastoral et alimentaire : nourrir le troupeau, veiller à ce qu’il reçoive ce qui le fait vivre. Dans Jn 21, le mot s’inscrit dans une scène relationnelle de restauration et de mission confiée à Pierre.