🇮🇱

paix — שָׁלָה — shalah

Langue — NOYAU
Hébreu
Versets clés (liste)

Repères automatiques — Job 3,26; Job 12,6; Ps 122,6; Jr 12,1; La 1,5

Strong (H####/G####) — NOYAU

H7951

Sens (principal)

Jouir de la tranquillité

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique, vivre tranquillement se reconnaît jusque dans les tentes où des hommes habitent. Job constate que celles des pillards sont en paix, alors même que ces hommes irritent Dieu. La tranquillité touche ici leur situation réelle, sans transformer leur violence en conduite approuvée. Ailleurs, Job rassemble ce qui lui manque : paix, tranquillité et repos, tandis que le tourment est venu. Le mot prend place dans une plainte où une existence troublée ne trouve plus de répit. Le psaume consacré à Jérusalem change la relation : la paix est demandée pour la ville, et la tranquillité souhaitée à ceux qui l’aiment. L’attachement à un lieu et à ses habitants accompagne alors le souhait d’une vie paisible. Ces usages donnent au terme une dimension humaine et collective, sans lui attribuer toujours le même poids religieux. La tranquillité peut entourer des tentes, manquer à un homme éprouvé ou être espérée pour les amis d’une ville.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

La tranquillité peut être examinée comme un état dans lequel les troubles ne viennent pas interrompre la vie. Un regard grec distingue alors ce qui arrive à une personne de ce que cette personne mérite. Vivre sans agitation ne prouve pas que ses actes soient justes, puisque des pillards peuvent eux aussi connaître la sécurité. Inversement, subir le tourment ne suffit pas à établir une faute. Cette distinction empêche de faire de la tranquillité un jugement moral déguisé. Il faut également séparer cet état de ses causes possibles : aucune cause unique ne se trouve enfermée dans le mot. La tranquillité peut être constatée, regrettée lorsqu’elle manque ou souhaitée pour quelqu’un. Ces trois emplois concernent la même réalité, mais ne disent pas qu’elle est déjà présente. Le terme situe donc une existence par rapport au trouble qui pourrait l’atteindre. Sa précision vient de cette absence de perturbation, et non d’une promesse que rien ne changera jamais.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Le mot paix évoque souvent, pour un lecteur moderne, la fin d’une guerre ou la réconciliation entre des personnes. Ces idées appartiennent bien au vocabulaire français de la paix, mais elles ne rendent pas seules le verbe étudié. Ici, il est question de vivre dans la tranquillité, de ne pas être bouleversé par le trouble. Une personne peut connaître cette situation sans qu’un conflit précis ait été réglé. Le français peut aussi conduire à imaginer une sérénité entièrement intérieure, indépendante des conditions de vie. Or les tentes des pillards montrent une sécurité observable, et non une description de leur conscience. Le souhait adressé aux amis de Jérusalem concerne pareillement leur existence, pas seulement leur humeur. La traduction paix doit donc garder une certaine souplesse. Elle nomme ici une manière de vivre sans perturbation, constatée ou désirée selon la phrase. Elle n’affirme ni une innocence morale, ni un accord politique, ni une protection définitive contre toute souffrance.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le domaine concret est celui des conditions de vie : tentes occupées, sécurité des habitants, tourment qui interrompt le repos et tranquillité souhaitée autour d’une ville. Le terme rencontre aussi la relation à Dieu, lorsque Job évoque ceux qui l’irritent, sans faire de leur sécurité une preuve de faveur. Il appartient au langage de la plainte et du souhait autant qu’à la description d’une situation paisible.

Notes prédicateur (optionnel)

Synonymes / proches (FR)

Vivre paisiblement, jouir de la tranquillité : proches contextuels.

Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

La confiance automatique d’alignement est faible : retenir seulement le noyau confirmé par les trois contextes fournis. La tranquillité des pillards doit rester un constat, sans être transformée en approbation divine de leurs actes ni en définition complète de la paix.

Pièges lexicaux

La traduction paix ne suffit pas à identifier une réconciliation. Les tentes des pillards connaissent cette tranquillité sans recevoir l’approbation de Dieu. Ne pas confondre l’état constaté avec une récompense, une innocence ou une absence définitive de souffrance.

À ne pas confondre avec…

Ne pas confondre ce verbe avec tout le champ de la paix biblique. La réconciliation, l’intégrité morale et la cessation d’une guerre ne sont pas automatiquement exprimées.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

Le verbe décrit le fait de vivre tranquillement. Job 3,26 l’emploie dans une négation, parmi les biens qui manquent au locuteur éprouvé. Job 12,6 constate cette situation chez les pillards, ce qui sépare sécurité et justice. Psaume 122,6 la souhaite à ceux qui aiment Jérusalem. La nuance commune concerne une existence préservée du trouble; la plainte, le constat et le souhait dépendent des phrases.

Champs sémantiques
Sens (principal)

Jouir de la tranquillité

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

La tranquillité peut être examinée comme un état dans lequel les troubles ne viennent pas interrompre la vie. Un regard grec distingue alors ce qui arrive à une personne de ce que cette personne mérite. Vivre sans agitation ne prouve pas que ses actes soient justes, puisque des pillards peuvent eux aussi connaître la sécurité. Inversement, subir le tourment ne suffit pas à établir une faute. Cette distinction empêche de faire de la tranquillité un jugement moral déguisé. Il faut également séparer cet état de ses causes possibles : aucune cause unique ne se trouve enfermée dans le mot. La tranquillité peut être constatée, regrettée lorsqu’elle manque ou souhaitée pour quelqu’un. Ces trois emplois concernent la même réalité, mais ne disent pas qu’elle est déjà présente. Le terme situe donc une existence par rapport au trouble qui pourrait l’atteindre. Sa précision vient de cette absence de perturbation, et non d’une promesse que rien ne changera jamais.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique, vivre tranquillement se reconnaît jusque dans les tentes où des hommes habitent. Job constate que celles des pillards sont en paix, alors même que ces hommes irritent Dieu. La tranquillité touche ici leur situation réelle, sans transformer leur violence en conduite approuvée. Ailleurs, Job rassemble ce qui lui manque : paix, tranquillité et repos, tandis que le tourment est venu. Le mot prend place dans une plainte où une existence troublée ne trouve plus de répit. Le psaume consacré à Jérusalem change la relation : la paix est demandée pour la ville, et la tranquillité souhaitée à ceux qui l’aiment. L’attachement à un lieu et à ses habitants accompagne alors le souhait d’une vie paisible. Ces usages donnent au terme une dimension humaine et collective, sans lui attribuer toujours le même poids religieux. La tranquillité peut entourer des tentes, manquer à un homme éprouvé ou être espérée pour les amis d’une ville.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Le mot paix évoque souvent, pour un lecteur moderne, la fin d’une guerre ou la réconciliation entre des personnes. Ces idées appartiennent bien au vocabulaire français de la paix, mais elles ne rendent pas seules le verbe étudié. Ici, il est question de vivre dans la tranquillité, de ne pas être bouleversé par le trouble. Une personne peut connaître cette situation sans qu’un conflit précis ait été réglé. Le français peut aussi conduire à imaginer une sérénité entièrement intérieure, indépendante des conditions de vie. Or les tentes des pillards montrent une sécurité observable, et non une description de leur conscience. Le souhait adressé aux amis de Jérusalem concerne pareillement leur existence, pas seulement leur humeur. La traduction paix doit donc garder une certaine souplesse. Elle nomme ici une manière de vivre sans perturbation, constatée ou désirée selon la phrase. Elle n’affirme ni une innocence morale, ni un accord politique, ni une protection définitive contre toute souffrance.

Courte description — (aide remplissage)

Verbe décrivant une vie tranquille ou à l’abri du trouble, sans garantir la justice morale de ceux qui en bénéficient.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Pièges lexicaux

La traduction paix ne suffit pas à identifier une réconciliation. Les tentes des pillards connaissent cette tranquillité sans recevoir l’approbation de Dieu. Ne pas confondre l’état constaté avec une récompense, une innocence ou une absence définitive de souffrance.

Usage biblique (mini)

Job 3,26 évoque la tranquillité absente au milieu du tourment. Job 12,6 constate la sécurité des tentes des pillards. Dans Psaume 122,6, le terme accompagne le souhait de paix pour ceux qui aiment Jérusalem.

Antonymes / contrastes (FR)

Trouble, tourment : contrastes de situation dans Job 3,26.

Synonymes / proches (FR)

Vivre paisiblement, jouir de la tranquillité : proches contextuels.

À ne pas confondre avec…

Ne pas confondre ce verbe avec tout le champ de la paix biblique. La réconciliation, l’intégrité morale et la cessation d’une guerre ne sont pas automatiquement exprimées.

Testament
Ancien Testament
Catégorie (pédago)
Vie avec Dieu
Nature
Verbe
Code ACHL
Prononciation — (aide remplissage)

Translit. — NOYAU

shalah

Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

La confiance automatique d’alignement est faible : retenir seulement le noyau confirmé par les trois contextes fournis. La tranquillité des pillards doit rester un constat, sans être transformée en approbation divine de leurs actes ni en définition complète de la paix.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

Le verbe décrit le fait de vivre tranquillement. Job 3,26 l’emploie dans une négation, parmi les biens qui manquent au locuteur éprouvé. Job 12,6 constate cette situation chez les pillards, ce qui sépare sécurité et justice. Psaume 122,6 la souhaite à ceux qui aiment Jérusalem. La nuance commune concerne une existence préservée du trouble; la plainte, le constat et le souhait dépendent des phrases.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le domaine concret est celui des conditions de vie : tentes occupées, sécurité des habitants, tourment qui interrompt le repos et tranquillité souhaitée autour d’une ville. Le terme rencontre aussi la relation à Dieu, lorsque Job évoque ceux qui l’irritent, sans faire de leur sécurité une preuve de faveur. Il appartient au langage de la plainte et du souhait autant qu’à la description d’une situation paisible.

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