Hésiter / tarder par manque d’entrain (ne pas se presser).
ὀκνέω signifie hésiter par paresse, tarder, reculer, manquer d’élan. Le verbe exprime une lenteur qui n’est pas seulement circonstancielle, mais souvent intérieure : une réticence, une mollesse. Logiquement, ὀκνέω met en relief le contraste entre ce qu’il faudrait faire et la tendance à remettre, à éviter l’effort. Dans le NT, il peut apparaître dans des appels à ne pas être paresseux/négligent, à ne pas reculer devant l’obéissance ou la diligence. Ainsi, ὀκνέω sert à diagnostiquer un frein : la lenteur du cœur qui retarde la fidélité. En somme, ὀκνέω désigne la paresse-hésitation : tarder par manque de zèle, et il appelle à une persévérance active, nourrie par l’espérance et l’amour plutôt que par l’inertie.
La sagesse biblique critique la paresse : le paresseux remet, et la ruine vient. La pensée sémitique comprend la lenteur non comme prudence, mais comme refus de responsabilité quand elle devient inertie. Les proverbes appellent à la diligence et à la fidélité quotidienne. Ainsi, ὀκνέω résonne avec ce thème : ne pas tarder à obéir, ne pas se laisser endormir. L’AT connaît aussi l’appel à se hâter vers Dieu, à répondre quand il appelle. La pensée sémitique aide donc à entendre la paresse comme danger spirituel : elle ouvre la porte à l’oubli et au compromis. Dieu appelle à la vigilance et à la constance.
Aujourd’hui, la procrastination est souvent traitée comme problème d’organisation. ὀκνέω, bibliquement, touche aussi la dimension morale : une lenteur qui évite l’obéissance. Clarification : il ne s’agit pas de productivité pour la performance, mais de diligence dans la fidélité. En prédication exégétique, ὀκνέω permet de parler d’un cœur qui remet la repentance, la prière, la réconciliation ou le service. Le mot corrige un contresens moderne : confondre prudence et inertie. Ainsi, ὀκνέω met en avant l’appel : ne pas tarder à faire le bien, mais avancer avec zèle, parce que le temps est donné par Dieu.
Verbe exprimant le fait de tarder, hésiter, ne pas être prompt; le contexte précise s’il s’agit d’une lenteur pratique ou d’une résistance du cœur.
Tarder / ne pas être prompt : le co-texte précise si c’est simple délai ou manque de zèle.
Transformer automatiquement en “péché de paresse” sans indice; le passage fixe l’enjeu.
Décrit une absence de promptitude; parfois moral, parfois simplement pratique.
se hâter; être prompt
tarder; hésiter; traîner
paresser
G3635
okneō
Option A : tarder par simple lenteur pratique (logistique). Option B : tarder par manque de zèle / hésitation du cœur. L’indice décisif est la présence d’un appel, d’un reproche ou d’un contraste (prompt/lent). Ne pas moraliser sans texte : si le passage décrit juste un délai, rester sur A; si le passage exhorte ou reproche, B devient plausible.
- Quand le verbe apparaît dans un contexte d’appel à veiller / répondre, il peut désigner une lenteur du cœur (manque de promptitude). L’indice est un contraste explicite entre vigilance et relâchement.
Registre volonté/ardeur : être prompt ou non à répondre. Peut toucher à la sphère du cœur (zèle) quand le texte parle d’obéissance ou de vigilance.