Passer la nuit; loger (pour la nuit)
αὐλίζομαι décrit l’action de “faire la nuit” quelque part : s’y arrêter et y demeurer jusqu’au lendemain. Dans les récits (Mt 21,17; Lc 21,37), le verbe sert de charnière temporelle : journée d’enseignement/activité → retrait → nuit passée ailleurs → reprise le lendemain. Le grec rend ainsi le rythme du ministère : Jésus ne reste pas toujours “au centre”, il se retire et loge ailleurs. La logique narrative est sobre : le lieu de la nuit indique parfois une itinérance volontaire et une simplicité de vie. Le verbe ne porte pas une théologie complexe en lui-même, mais il soutient la cohérence du récit et du déplacement. Il peut aussi renforcer un contraste : la ville/Temple le jour, un lieu plus retiré la nuit. Ainsi, αὐλίζομαι sert à ancrer le récit dans une temporalité concrète et à montrer la réalité d’un ministère en mouvement.
Dans l’imaginaire biblique, la nuit est un temps de repos mais aussi de vulnérabilité; passer la nuit à un endroit implique protection, hospitalité ou retrait. Les récits d’AT décrivent souvent des “étapes” nocturnes lors des voyages, ce qui rend la scène crédible et rappelle la condition de pèlerin. La Bible porte aussi un thème de l’itinérance : les serviteurs de Dieu sont souvent en chemin, dépendants de Dieu plus que d’un lieu fixe. Dans le contexte de Jésus qui enseigne puis se retire, l’arrière-plan peut évoquer la sagesse de se retirer, prier, ou rester à l’écart. L’image dominante est donc celle du pèlerinage : marcher, s’arrêter, repartir — sous la garde de Dieu. Cela aide à lire le mot comme signe de vie “en chemin”, plutôt que comme simple détail logistique.
On peut lire “passer la nuit” comme une information sans importance. Le récit s’en sert pour structurer le temps et rappeler que Jésus et ses disciples vivent un ministère itinérant : ils enseignent, puis se retirent, puis reviennent. Clarification : le verbe n’indique pas une “résidence” permanente, mais une étape nocturne. Le contresens serait d’en tirer des spéculations ou, à l’inverse, de rater la sobriété du texte : l’Évangile parle d’une vie réelle, avec fatigue, repos, déplacements. Le mot aide donc à lire la narration comme un rythme concret et à percevoir l’itinérance comme toile de fond du Royaume qui avance.
Verbe : passer la nuit, loger pour la nuit. Sert à décrire le fait de demeurer quelque part temporairement (campement, hébergement), souvent dans un contexte de voyage ou de séjour.
Mt 21,17; Lc 21,37 : αὐλίζομαι signifie loger/passer la nuit (faire étape pour la nuit), souvent après une journée d’enseignement.
Ne pas confondre avec “habiter” au sens durable : le mot indique plutôt une étape nocturne. Ne pas sur-spiritualiser : c’est d’abord une information de récit (rythme du voyage). Quand le contexte le suggère (Jésus au mont des Oliviers), noter la dimension d’itinérance sans en faire une doctrine isolée.
Utilisé pour décrire le fait de passer la nuit/loger (Jésus se retire et passe la nuit hors de la ville ou au mont des Oliviers).
partir; voyager sans s’arrêter; ne pas rester
passer la nuit; loger; séjourner (pour la nuit)
μένω (demeurer, plus large) ; κατοικέω (habiter, durable) ; καταλύω (loger/descendre, parfois).
passer la nuit
Mt 21,17; Lc 21,37
G0835
aulizomai — « a-ou-li-zo-maï » (approx.)
aulizomai
Registre du séjour et du déplacement : s’arrêter pour la nuit, loger, camper. Le mot active un univers concret de voyage (étape, repos) et peut souligner la simplicité/itinérance selon le co-texte.