Lc 12,16; Lc 12,30
G5561
Pays, région
Dans l’univers biblique, les régions, campagnes et territoires structurent la vie humaine : lieux d’habitation, de travail, de passage, de récolte et de rencontre. La géographie n’est pas un décor vide; elle situe les personnes dans des espaces sociaux différents. Cet arrière-plan éclaire χώρα en Lc 14. Le maître ne limite pas l’invitation à la maison ni au premier cercle d’invités. Il envoie vers les lieux extérieurs, les chemins et les haies, c’est-à-dire vers des espaces moins centraux. Le mot doit rester concret : il parle de territoire ou de contrée, non d’une idée abstraite. La pensée biblique aide à voir que les lieux extérieurs peuvent représenter des personnes éloignées des réseaux habituels d’honneur et d’invitation. Mais le co-texte fixe la nuance : il s’agit de trouver des convives pour le souper. χώρα participe donc à l’élargissement spatial de l’appel. La maison du maître doit être remplie, et pour cela le serviteur doit dépasser les espaces attendus. En contexte, le mot rappelle que l’invitation se déploie dans des lieux concrets, depuis la maison jusqu’aux zones extérieures où d’autres personnes peuvent être amenées.
χώρα signifie pays, région, contrée ou territoire. Le mot désigne un espace géographique réel, souvent plus large qu’une rue ou une maison, mais plus précis que le monde entier. Dans Lc 14,23, il apparaît avec les chemins et les haies : le maître envoie le serviteur vers les espaces extérieurs au cercle initial des invités. Selon la formulation exacte des versions, χώρα peut rendre l’idée de campagne ou de territoire environnant. Le co-texte du banquet impose une lecture spatiale concrète. Il ne s’agit pas d’un symbole général de « monde » ou de mission abstraite, mais d’un élargissement géographique de l’invitation. La logique du mot est celle de la périphérie : sortir de la maison, dépasser la ville, aller vers les zones extérieures. χώρα contribue donc à la progression de la parabole. Après les rues et les places de la ville, l’appel atteint les chemins et les lieux plus éloignés. Le mot garde son sens de région ou contrée, mais sa fonction est narrative : il indique où le serviteur doit chercher d’autres convives pour remplir la maison du maître.
Pour un lecteur moderne, « pays » ou « région » peut être lu comme une simple précision géographique. Dans Lc 14, χώρα doit être comprise dans la dynamique de l’invitation. Le serviteur est envoyé hors du premier cercle, vers les lieux où se trouvent d’autres personnes à faire entrer. Le contresens serait de transformer immédiatement la région en symbole global, comme si le mot parlait de mission universelle sans passer par la scène. Un autre contresens serait de l’ignorer comme détail inutile. En réalité, le mot participe à l’élargissement spatial du récit. Le maître veut que sa maison soit remplie; le serviteur doit donc chercher plus loin. Pour expliquer χώρα, il faut la relier à la progression des lieux : maison, ville, rues, places, chemins, haies, territoire extérieur. La nuance est concrète : région, contrée, campagne ou espace environnant selon le verset et la traduction. Le mot montre que l’invitation va vers des personnes situées hors des lieux attendus. Dans ce contexte, χώρα n’est pas une notion théorique; elle donne au récit une géographie de l’accueil élargi. Elle situe l’appel du maître dans un espace qui s’étend au-delà du centre.
Pays/territoire/région ; contrée.
Registre géographique : territoire, contrée, région. Sert à situer une action dans un espace réel (déplacements, champs, campagnes).
pays, région, contrée
Option A : pays/région (géographie) ; Option B : campagne/territoire (contraste ville). Dans l’usage évangélique, l’indice est souvent une localisation (“dans la région”). Le mot reste concret : un espace réel. On retient donc l’option A et on laisse le passage préciser l’étendue (district, contrée, campagne).
Forcer une symbolique ; ignorer la précision géographique.
chōros (danse) ; « royaume » (basileia)