Nom : péché, faute réelle, acte de transgression qui engage la responsabilité devant Dieu.
Dans les évangiles, ἁμάρτημα (“péché”) désigne un acte fautif, une faute commise, souvent en lien avec une responsabilité réelle. Par rapport à d’autres termes plus larges, le mot peut mettre l’accent sur la faute comme “fait” : quelque chose a été fait, et cela a un poids. La logique du passage contraint le sens par le contexte : confession, pardon, jugement, ou accusation. Ainsi, ἁμάρτημα n’est pas une notion abstraite ; c’est une réalité qui appelle une réponse (pardonner, dénoncer, se repentir). Exégétiquement, le mot fonctionne souvent dans une dynamique relationnelle : le péché n’est pas seulement une erreur, c’est une rupture envers Dieu et envers autrui. Selon la scène, il peut être mis en contraste avec la justice, la pureté, ou le pardon. La nuance utile est donc : faute réelle, acte de transgression, qui laisse une dette morale. Le passage peut aussi montrer que la solution ne vient pas d’une minimisation, mais d’un pardon donné. On doit suivre la scène : qui parle du péché, à propos de quoi, et avec quelle visée ? Le mot peut être utilisé pour dénoncer, pour guérir, ou pour annoncer la grâce. Dans tous les cas, il donne du sérieux : le mal est nommé, pas dissous dans une généralité. Et l’évangile, en retour, montre comment Dieu traite le péché : en vérité, mais aussi en miséricorde, selon la logique du passage.
Dans l’univers biblique de l’Ancien Testament, le péché est d’abord une infidélité envers Dieu : manquer le chemin, briser l’alliance, se détourner. Le repère principal est simple : le péché n’est pas seulement un défaut humain, c’est une réalité qui touche la relation à Dieu et qui appelle purification et pardon. L’AT connaît aussi le langage de la dette et de la souillure : le péché laisse une trace, et il faut que Dieu efface, couvre, pardonne. Ce repère éclaire ἁμάρτημα : la faute est réelle et elle doit être traitée. Dans un contexte évangélique, le mot peut ainsi être entendu sur fond d’expiation et de miséricorde : Dieu ne ferme pas les yeux, mais il donne un chemin de pardon. Si un écho AT est utile, il reste bref : sacrifices, pardon, et promesse d’un cœur renouvelé. Le passage évangélique précisera comment Jésus se place : il pardonne, il appelle à la repentance, il révèle le péché, et il annonce une restauration. L’univers biblique aide à garder l’équilibre : (1) le péché est grave, (2) Dieu est prêt à pardonner. L’exégèse reste sobre : on ne fait pas une doctrine générale ; on suit la scène où le péché est nommé, et on entend, à l’arrière-plan, la mémoire d’un Dieu qui ôte la faute et restaure l’alliance.
Pour un lecteur moderne, “péché” peut être entendu comme une culpabilité psychologique, une faute sociale, ou un mot religieux dépassé. Le risque est soit de l’évacuer (“ce n’est qu’une erreur”), soit de le charger de moralisme (“liste d’interdits”) sans écouter le passage. La clarification utile est : ἁμάρτημα nomme une faute réelle devant Dieu, qui a des conséquences relationnelles. Le texte évangélique n’utilise pas ce mot pour humilier gratuitement, mais pour nommer ce qui doit être pardonné et guéri. Exégétiquement, il faut repérer comment le passage traite le péché : est-ce une confession ? une accusation ? une annonce de pardon ? une démonstration d’autorité de Jésus ? Cela change la tonalité. Souvent, la scène montre que le péché n’est pas seulement un “mal-être”, mais une dette morale ; et la grâce n’est pas un simple encouragement, mais un pardon. Cela évite un contresens moderne : croire que la Bible parle seulement de développement personnel. Ici, il est question de vérité et de réconciliation avec Dieu. On reste descriptif : le mot sert à ouvrir la voie au pardon, et à montrer la portée de l’œuvre de Jésus. Ainsi, ἁμάρτημα, dans le contexte, appelle soit la repentance, soit l’accueil de la miséricorde, et le passage montre que Dieu traite le péché en vérité et en grâce.
Nom qui désigne une faute réelle devant Dieu, reconnue comme péché.
Dans Jn 8,24, ἁμάρτημα renvoie à la condition de péché et aux fautes réelles qui demeurent sans pardon lorsqu’on refuse de croire en Jésus.
Ne pas affaiblir le terme en simple erreur. Il s’agit d’une faute moralement chargée.
Le mot sert à nommer le mal commis comme réalité sérieuse devant Dieu et non comme simple manquement abstrait.
justice ; pardon reçu ; obéissance
faute ; transgression ; péché
Une faiblesse neutre ou un défaut sans responsabilité. Ici, le terme porte le poids de la faute.
péché
G0265
ha-mar-té-ma
hamartema
Le mot ne doit pas être réduit à une faiblesse vague. Il désigne une faute réelle, un péché qui appelle reconnaissance, pardon et traitement devant Dieu.
- Jn 8,21–30 : le terme désigne des péchés dans lesquels on peut mourir si l’on refuse la révélation de Jésus. La nuance dominante est celle d’une faute réelle qui expose au jugement.
Le mot active un registre moral, relationnel et spirituel. Il nomme une transgression véritable qui affecte la relation à Dieu et appelle la miséricorde.