peiner ; travailler avec effort ; se fatiguer
Le verbe kopiaō signifie peiner, se fatiguer à force de travail, être épuisé. Dans Mt 11,28, il décrit ceux qui sont “fatigués” et chargés : non une fatigue légère, mais une usure. Le grec met une invitation directe : venir à Jésus pour recevoir du repos. Kopiaō sert donc à nommer l’état intérieur : on a porté trop longtemps, on est arrivé au bout. Le mot structure la promesse : Jésus ne nie pas le fardeau, il appelle à venir à lui et à apprendre de lui. Ainsi, kopiaō rend l’Évangile concret : Dieu s’adresse aux épuisés, et il offre un repos réel.
L’arrière-plan biblique parle d’un Dieu qui donne repos à son peuple (Sabbat, terre promise, repos en Dieu). Il y a aussi la critique des fardeaux religieux imposés par des chefs. Cela éclaire l’invitation de Jésus : il vient accomplir le repos promis, non comme simple pause, mais comme relation de confiance. La pensée hébraïque voit le repos comme un don de l’alliance : Dieu porte son peuple. Ainsi, kopiaō résonne avec la condition d’Israël fatigué sous des charges, et avec la promesse que Dieu relève. Le repos devient signe de grâce, pas de performance.
On comprend “fatigué” au sens d’un manque de sommeil. Jésus vise plus large : une usure, un poids de vie et de religion. La clarification utile : Jésus n’invite pas seulement à “se reposer”, mais à venir à lui. Kopiaō aide à entendre la promesse : le repos n’est pas l’absence d’obéissance, c’est un joug différent, doux et vrai. Il faut éviter de transformer ce verset en slogan de bien-être : il est une invitation au discipulat. Le mot rappelle : Jésus accueille les épuisés et les conduit.
Décrit la fatigue réelle liée au labeur ou au poids porté. Jésus appelle ceux qui « peinent » et sont chargés à venir à lui pour recevoir le repos. (Mt 11,28)
En Mt 11,28, l’idée n’est pas seulement « être un peu fatigué », mais être usé par le poids de la vie et surtout par des charges spirituelles mal portées. Jésus se présente comme celui qui relève et donne un repos profond, lié à la confiance en lui et à sa manière douce de conduire. (Mt 11,28–30)
Ne pas confondre avec κόπτω (G2875) qui parle de « couper/frapper » ou « se lamenter ». Ici, le sens est « se fatiguer/peiner » (travail, effort). Toujours laisser le contexte préciser : fatigue physique (Jn 4,6) ou lassitude sous un fardeau (Mt 11,28).
Employé pour parler de fatigue due au travail ou au poids d’un fardeau; dans les Évangiles il peut décrire l’épuisement (Jn 4,6) et, chez Jésus, la lassitude des cœurs sous des charges pesantes (Mt 11,28).
se reposer, se délasser, être rafraîchi
peiner, travailler dur, s’épuiser, se fatiguer, fournir un effort
κόπτω (G2875) — couper/frapper, se lamenter ; κόπος — peine/labeur (nom) ; ἀναπαύω — faire reposer (verbe)
peiner
Mt 11,28–30 ; Jn 4,6 ; Ap 2,3
G2872
lié à κόπος (peine, labeur)
ko-pi-a-o
kopiaō
Dans Mt 11, le co-texte (fatigués et chargés, joug, repos) impose une fatigue liée au poids porté, pas une simple “tâche pénible” neutre. On évite donc un sens purement “travail manuel” si le passage parle de charges spirituelles. Dans Jn 4,6, le contexte (voyage) montre une fatigue physique. Règle : déterminer si la fatigue est liée à un déplacement/activité (physique) ou à un fardeau/joug (moral/spirituel) selon le passage.
- Mt 11,20–30 — “peiner/se fatiguer” (G2872) : le mot décrit un épuisement réel (“vous tous qui êtes fatigués et chargés”), ouvrant à l’invitation au repos. L’indice est la promesse “je vous donnerai du repos”. - Mt 14,22–33 — Option A (fatigue physique) / Option B (effort pénible face au vent contraire) : le co-texte (barque battue, vent) fait pencher vers B : le travail est harassant, image d’une lutte avant l’intervention de Jésus.
Registre fatigue/effort : le verbe décrit un travail qui épuise (peiner, se fatiguer), que ce soit physique ou moral. Dans Mt 11, il se situe dans un registre pastoral/spirituel : lassitude sous des charges lourdes (vie, culpabilité, exigences). Il active l’univers de l’usure et de la recherche de repos.