Sens (court) : persévérer — demeurer fermement dans une foi ou une conviction, en maintenant sa constance malgré les changements qui l’entourent.
διαμένω signifie demeurer, rester en continuant, persévérer, avec une nuance de constance dans le temps. Dans Lc 22,28, Jésus dit : “vous êtes ceux qui avez persévéré avec moi dans mes épreuves”; le verbe structure une reconnaissance : malgré la faiblesse imminente (Pierre va renier), il y a eu un attachement réel qui a tenu dans la durée. Logiquement, διαμένω exprime une fidélité de présence : rester avec, ne pas quitter la relation, traverser le temps et la pression. En Ac 27,31, le verbe est utilisé dans une logique de survie : si les marins ne demeurent pas dans le navire, personne ne peut être sauvé; ici aussi, la constance (rester) est condition de l’issue. Le mot met donc en relief une dynamique : la persévérance n’est pas un sentiment, c’est une continuité. Dans Luc 22, διαμένω prépare la promesse du Royaume : Jésus relie leur “rester avec” à une donation royale. Le verbe aide à lire le passage : au milieu d’une dispute sur la grandeur, Jésus honore la fidélité et la redéfinit comme critère de participation à son règne.
La persévérance, dans l’arrière-plan biblique, est une fidélité d’alliance : “demeurer” avec Dieu et ne pas se détourner. Israël est souvent évalué par sa capacité à tenir dans l’épreuve (désert), et la Bible raconte à la fois des chutes et des fidélités. La pensée sémitique voit la constance comme relationnelle : rester attaché au Seigneur et à sa parole, même quand la pression augmente. Dans Luc 22, la persévérance des disciples est paradoxale : Jésus la reconnaît, tout en annonçant le criblage et le reniement. Cela rappelle une dynamique biblique : Dieu connaît la fragilité, mais il honore la fidélité réelle et la relève. La persévérance est alors moins une performance qu’une fidélité maintenue par la grâce de Dieu. Ainsi, διαμένω résonne avec le motif du “reste” fidèle : ceux qui restent avec le Messie dans l’épreuve reçoivent une promesse de participation au Royaume, non parce qu’ils sont parfaits, mais parce qu’ils appartiennent à l’alliance que Dieu maintient.
La persévérance est souvent comprise comme une “force de caractère” ou une performance morale. Luc 22 la situe autrement : “vous avez persévéré avec moi dans mes épreuves”. Clarification : le texte parle d’une constance de présence auprès de Jésus, pas d’une absence de faiblesses. Cette nuance est essentielle, car la même section annonce le criblage et le reniement : la persévérance reconnue n’annule pas la fragilité à venir, et elle n’est pas présentée comme un mérite qui obligerait Dieu. Jésus la reconnaît, puis il “dispose” le Royaume : l’ordre du passage montre que la promesse est donnée dans une logique de grâce, en lien avec la relation au Messie. Exégétiquement, cela empêche de lire le verset comme un éloge flatteur : il prépare une parole de soutien au milieu de l’épreuve. En prédication, on peut donc souligner que la persévérance est définie par l’attachement à Jésus, et qu’elle est ensuite portée par l’intercession du Christ, non par une autosuffisance.
Dans ce contexte, le mot exprime la persistance ferme dans une foi ou une conviction, en restant constant malgré les changements qui l’entourent.
En Lc 22,28 : “vous avez persévéré avec moi dans mes tentations/épreuves” → demeurer fidèlement aux côtés de Jésus pendant la période d’épreuves; l’indice est “avec moi” + “dans mes épreuves”.
Lire “persévérer” comme si les disciples étaient impeccables : dans le même chapitre, Jésus annonce leur faiblesse. Le mot souligne une fidélité réelle mais imparfaite. Ne pas le détacher du co-texte.
Décrit le fait de demeurer/continuer; souvent pour une fidélité dans l’épreuve ou une continuité dans un lieu/état selon contexte.
abandonner; se retirer; lâcher
demeurer; persévérer; rester
persévérer
Lc 22,28; Ac 27,31
G1265
diameno
Option A : demeurer = rester physiquement (ne pas partir). Option B : demeurer = persévérer/fidélité dans l’épreuve (continuer avec quelqu’un). Dans Lc 22,28, le co‑texte dit “vous avez persévéré avec moi dans mes épreuves” : l’expression “avec moi” et la mention des épreuves contraignent le sens vers B. Ne pas transformer en mérite : c’est un constat relationnel dans le récit, encadré par la grâce de Jésus.
- Lc 22,28 — persévérer = demeurer avec Jésus dans ses épreuves (fidélité relationnelle), pas seulement “rester dans une pièce”. L’indice est “avec moi… dans mes tentations/épreuves”.
Registre relationnel/fidélité : rester attaché à quelqu’un dans une période de pression. Le mot active l’univers de l’alliance et de la constance plutôt que celui d’une performance.