🇬🇷

peureux — δειλός — deilos

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
Sens (principal)

Adjectif : peureux, timoré, manquant de courage face au danger ou à l’épreuve.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

δειλός qualifie une peur qui n’est pas seulement émotionnelle, mais paralysante au point de révéler un manque de fermeté intérieure. Dans Mt 8,23–27, l’adjectif est adressé aux disciples au cœur de la tempête. Exégétiquement, cela compte beaucoup. Jésus ne nie pas la réalité du danger, mais il montre que leur manière de réagir manifeste une foi défaillante. Le mot ne vise donc pas une simple sensibilité humaine ; il diagnostique une peur devenue disproportionnée par rapport à la présence de Jésus dans la barque. Il faut éviter deux erreurs. La première serait de traduire δειλός comme si Jésus blâmait toute émotion de peur. La seconde serait de le réduire à une insulte psychologique. Le co-texte relie clairement la peur et la petitesse de la foi. Ainsi, le terme fonctionne comme révélateur spirituel : qu’est-ce qui gouverne le cœur au moment du danger ? Le mot place les disciples devant une tension décisive : voir la tempête seulement, ou voir aussi celui qui est avec eux. δειλός ne condamne pas l’être humain faible ; il dévoile l’écart entre la présence du Seigneur et la réaction dominée par l’effroi.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’arrière-plan biblique, la peur est un thème constant : peur de l’ennemi, peur de la mer, peur de l’avenir, peur devant la puissance des nations. Mais l’Écriture oppose souvent cette peur humaine à la confiance en Dieu. Quand Israël traverse les eaux ou affronte l’impossible, la parole de Dieu revient : ne crains point. Cet horizon éclaire δειλός dans l’épisode de la tempête. Les disciples sont sur une mer menaçante, lieu biblique classique de désordre et de puissance redoutable. Pourtant, Jésus est là. Pour un lecteur biblique, la scène rappelle que le vrai enjeu n’est pas seulement la force des éléments, mais la question de savoir si l’on reconnaît la présence de Dieu au milieu du danger. Ainsi, l’adjectif ne désigne pas seulement des personnes nerveuses ; il rejoint une longue ligne scripturaire où le cœur vacille alors qu’il devrait se reposer sur le Seigneur. Le mot devient donc un miroir : la peur révèle ce que l’on croit réellement sur la présence et l’autorité de Dieu.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Aujourd’hui, on parle beaucoup de peur, parfois pour la moraliser trop vite, parfois pour la traiter comme réalité neutre qui ne dit rien du cœur. δειλός invite à une lecture plus précise. Le mot ne condamne pas toute émotion de peur, mais il nomme une peur qui prend le dessus au point de faire oublier la présence de Jésus. La clarification utile est donc la suivante : le texte ne reproche pas aux disciples d’être humains, il leur révèle que leur peur a pris plus de poids que leur confiance. Un contresens fréquent serait de transformer ce passage en culpabilisation psychologique. Or, Jésus ne les écrase pas ; il les conduit à voir plus clairement qui il est. Un autre contresens serait d’annuler tout enjeu spirituel en réduisant la scène à un stress naturel. Le récit unit les deux : danger réel et foi éprouvée. Pour le lecteur moderne, δειλός redevient ainsi un terme de discernement. Il pose la question : qu’est-ce qui dirige ma réaction quand tout vacille ? La tempête peut être réelle, mais la présence du Seigneur l’est aussi.

Courte description — (aide remplissage)

Adjectif qui décrit une peur paralysante ou un manque de courage. Dans les évangiles, il sert à révéler l’insuffisance de la confiance des disciples.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Mt 8,25–26, δειλός qualifie la peur des disciples lorsqu’elle manifeste un manque de courage et de confiance devant le danger.

Pièges lexicaux

Ne pas réduire le mot à une insulte morale générale. Dans son contexte, il nomme une peur qui dévoile une foi faible face à la présence du Seigneur.

Usage biblique (mini)

Le mot sert à montrer qu’une peur peut devenir révélatrice d’une confiance insuffisante alors même que Jésus est présent.

Antonymes / contrastes (FR)

courageux ; confiant ; ferme

Synonymes / proches (FR)

timide ; craintif ; manquant de courage

À ne pas confondre avec…

Une simple émotion passagère sans portée spirituelle. Ici, la peur devient révélatrice d’une foi trop petite.

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Salut / grâce / foi
Nature
Adjectif
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

peureux

Versets clés (liste)

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G1169

Prononciation — (aide remplissage)

déï-los

Translit. — NOYAU

deilos

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
Champs sémantiques
FoiGrâce
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : peur simple devant un danger réel. Option B : peur qui révèle un manque de confiance ou de fermeté. En Mt 8, le co-texte fait ressortir l’option B : les disciples ont peur dans la tempête alors que Jésus est présent. Le terme ne vise donc pas seulement l’émotion, mais le défaut de confiance manifesté par cette émotion.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Mt 8,23–27 : le mot désigne la peur des disciples dans la tempête, interprétée par Jésus comme signe d’une confiance insuffisante. La nuance dominante est donc celle d’une peur qui cède trop de terrain face à la présence du Seigneur.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le mot active un registre de peur, de foi et d’épreuve. Il appartient à l’univers des situations menaçantes où la présence de Jésus appelle à une autre réponse que la panique. Le terme révèle une faille de confiance plutôt qu’un simple trait de tempérament.

⚙︎ Péricopes (miroir technique)