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pied — πούς — pous

Sens (principal)

Pied (organe / unité).

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le nom πούς signifie « pied », et il fonctionne dans les Évangiles comme un mot très concret qui sert souvent une logique d’enseignement. Dans Marc 9, Jésus utilise le « pied » dans une hyperbole structurée : si ton pied te fait tomber, coupe-le. Le raisonnement n’est pas anatomique, il est argumentatif. Il établit une comparaison de valeur : mieux vaut perdre quelque chose de précieux (un membre) que perdre la vie en s’attachant à ce qui conduit au scandale. Le mot « pied » est choisi parce qu’il renvoie au mouvement : le pied est ce par quoi l’on marche et l’on se dirige. Donc, dans la logique de l’image, le pied représente ce qui « entraîne » concrètement vers une direction mauvaise. Le même terme peut aussi apparaître dans un registre de domination, par exemple dans la citation « jusqu’à ce que je mette tes ennemis sous tes pieds » : là, le pied marque l’assujettissement. Dans ces cas, πούς soutient une structure cause → conséquence : l’autorité de Dieu aboutit à la soumission des ennemis. Ainsi, πούς n’est pas un simple détail corporel. Il sert une logique de marche, de direction, et parfois de victoire, et le co-texte détermine si l’accent est sur l’avertissement (ne pas tomber) ou sur la souveraineté (sous les pieds).

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique de l’Ancien Testament, le « pied » est souvent lié à l’idée de marche et de voie. Marcher dans les voies du Seigneur, suivre un chemin droit, éviter les sentiers de la violence : ce langage de la marche structure la sagesse et l’alliance. Dans ce cadre, le pied n’est pas seulement un organe, il représente la direction d’une vie. Les Psaumes parlent aussi du pied qui glisse, du piège qui fait trébucher, et de Dieu qui affermit les pas. Cela éclaire l’image de Marc 9 : l’hyperbole de « couper le pied » n’appelle pas à un geste physique, mais à traiter radicalement ce qui détourne de la voie de Dieu. L’arrière-plan biblique inclut également le motif de la domination « sous les pieds » : Dieu donne la victoire et place les ennemis sous l’autorité du roi choisi. Quand le NT cite un psaume avec ce langage, il reprend l’idée que Dieu établit sa souveraineté et qu’il met fin à l’opposition. Ces repères de l’univers biblique aident donc à lire πούς avec sobriété : soit comme image de la marche d’alliance (direction, fidélité, danger du trébuchement), soit comme image de la victoire de Dieu (ennemis sous les pieds). Dans les deux cas, le mot renvoie à une réalité concrète qui sert une compréhension morale et théologique.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Un lecteur moderne peut être choqué par l’image de Marc 9 et penser que Jésus encourage une mutilation. Le texte, au contraire, utilise une hyperbole pour souligner la gravité du scandale et la nécessité d’une action décisive. La clarification importante est de lire l’image selon sa logique : le « pied » représente ce qui nous entraîne, ce par quoi nous allons quelque part. Jésus parle donc de direction, de choix, et de rupture avec ce qui fait tomber. Autre risque moderne : réduire le pied à un symbole psychologique vague. Le langage biblique reste concret : il pointe des pratiques, des habitudes, des chemins réels qui peuvent conduire au péché. Ainsi, l’enjeu est pratique, sans que l’on confonde cela avec une solution violente. De même, quand le NT parle d’ennemis « sous les pieds », il ne décrit pas une cruauté, mais une image de victoire et d’autorité : l’opposition est mise en échec. Dans une culture occidentale qui aime minimiser le péché comme une simple faiblesse, l’hyperbole de Marc 9 rappelle que le mal est sérieux et qu’il faut le traiter avec lucidité. Et dans une culture anxieuse, l’image des ennemis sous les pieds rappelle une souveraineté : Dieu conduit l’histoire vers une issue. Ainsi, πούς aide à lire à la fois l’avertissement et l’espérance, selon le co-texte.

Courte description — (aide remplissage)

Dans Marc, πούς désigne le pied, utilisé soit littéralement comme organe du corps, soit de façon imagée pour évoquer le trébuchement ou la domination.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Marc, πούς désigne le pied; selon le passage, peut être littéral ou entrer dans une image (trébucher / domination).

Pièges lexicaux

Ignorer l’usage figuré : “pied” peut renvoyer à trébucher/scandale (discipulat).

Usage biblique (mini)

Mot courant; dans Marc, utilisé littéralement et dans les avertissements (si ton pied te fait tomber…).

Antonymes / contrastes (FR)

Synonymes / proches (FR)

pied; marche (par métonymie)

À ne pas confondre avec…

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Nature
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

pieds

Versets clés (liste)

Mc 9,45; Mc 12,36

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G4185

Prononciation — (aide remplissage)

Translit. — NOYAU

pous

Vérifiable
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Repérer si c’est littéral (pied) ou une mesure (pied = unité). Dans Marc, souvent littéral (pied, marcher). Règle : regarder le verbe (marcher, tomber).

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

Mc 9 : hyperbole sur le scandale; Mc 12,36 : “sous tes pieds” = domination (citation).

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre corps/marche : pied comme organe de déplacement; peut aussi servir à des images (faire trébucher). Dans Marc, participe aux enseignements sur le scandale et la marche du disciple.

✅ Vérification des pensées — Pensée grecque (logique / structure) | Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) | Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots chacune