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pitié — חָנַן — ḥānan

Sens (principal)

Faire grâce, avoir pitié, accorder faveur à celui qui dépend entièrement de Dieu.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le verbe « avoir pitié » ouvre le Psaume 51 et donne la logique de toute la prière. David ne commence pas par expliquer, promettre ou compenser ; il appelle Dieu à faire grâce. Le mot fonctionne donc comme la porte d’entrée de la repentance : la faute est réelle, mais l’espérance repose sur l’initiative divine. Dans la structure du psaume, cette demande précède « miséricorde », « compassions », « efface », « lave » et « purifie ». Elle oriente tout ce qui suit : si Dieu ne fait pas grâce, aucune purification n’est possible. Pour la prédication, ce mot aide à montrer que la confession biblique n’est pas une négociation avec Dieu. David ne présente pas ses œuvres, son statut royal ou son intensité émotionnelle comme fondement du pardon. Il demande grâce parce qu’il est dépendant. La logique est simple et forte : le pécheur ne se sauve pas lui-même, il se place devant Dieu comme celui qui a besoin d’une faveur imméritée. Le verbe évite donc deux contresens : minimiser le péché ou transformer la repentance en performance spirituelle. Toute la suite du psaume découle de ce premier cri.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers hébraïque, ḥānan appartient au langage de la faveur accordée par un supérieur à celui qui dépend de lui. Ce n’est pas une pitié faible ou sentimentale ; c’est une grâce qui se penche vers celui qui ne peut pas revendiquer un droit. Dans le Psaume 51, David emploie ce verbe devant Dieu, après une faute grave. Il se présente comme suppliant, non comme roi capable d’imposer une solution. Le mot éclaire donc la position juste de l’être humain devant Dieu : recevoir, demander, dépendre. La pensée biblique ne sépare pas cette grâce de la vérité. David ne dit pas : « aie pitié parce que ce n’est pas si grave », mais parce que Dieu est miséricordieux et compatissant. Le verbe prépare ainsi tout le vocabulaire de l’effacement, du lavage et de la purification. Pour un lecteur occidental moderne, habitué à justifier, expliquer ou relativiser, ḥānan rappelle que la restauration commence par l’appel à la grâce de Dieu. Ce mot est un mot de vie parce qu’il ouvre un espace où la faute peut être nommée sans désespoir. La grâce n’efface pas la vérité ; elle permet de venir à Dieu avec la vérité.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Un lecteur moderne peut entendre « aie pitié » comme une formule de faiblesse, presque une demande d’indulgence émotionnelle. Le Psaume 51 oblige à corriger cette lecture. David ne cherche pas à susciter une compassion molle ni à obtenir une exception parce qu’il souffre. Il demande à Dieu de faire grâce, c’est-à-dire d’agir favorablement envers un coupable qui ne possède aucun mérite à présenter. Le mot clarifie donc la différence entre excuse et grâce. Une excuse diminue la faute ; la grâce la regarde en face et donne pourtant une issue. Cette distinction est essentielle pour prêcher le psaume. Dans une culture où l’on oscille souvent entre autojustification et honte écrasante, ḥānan ouvre une troisième voie : venir à Dieu sans se défendre et sans désespérer. La pitié demandée n’est pas une pitié humiliante ; elle est la faveur de Dieu qui rend possible le pardon, la purification et la restauration. Le mot aide aussi à éviter une lecture psychologique seulement intérieure. David ne demande pas seulement de se sentir mieux : il demande que Dieu intervienne. Ainsi, « aie pitié de moi » devient le fondement de la repentance biblique : la vérité sur le péché rencontre la grâce active de Dieu.

Courte description — (aide remplissage)

Premier cri de la prière : demander à Dieu de faire grâce au coupable confessant.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans le Psaume 51, ḥānan ouvre la supplication : « aie pitié de moi ». Le co-texte montre une demande de grâce adressée à Dieu par un coupable qui ne peut pas s’appuyer sur lui-même.

Pièges lexicaux

Ne pas réduire la pitié à une émotion faible. Ici, elle désigne la faveur active de Dieu envers celui qui confesse sa faute.

Usage biblique (mini)

Verbe de supplication et de faveur : demander ou accorder grâce, pitié, bienveillance, souvent dans une relation de dépendance devant Dieu.

Antonymes / contrastes (FR)

condamner ; rejeter ; endurcir ; refuser grâce

Synonymes / proches (FR)

faire grâce ; avoir pitié ; accorder faveur ; compatir

À ne pas confondre avec…

Apitoiement ; excuse facile ; indulgence sans vérité ; mérite religieux.

Testament
Ancien Testament
Langue — NOYAU
Hébreu
Catégorie (pédago)
Salut / grâce / foi
Nature
Verbe
Versets clés (liste)

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

H2603

Prononciation — (aide remplissage)

ḥā-nan

Translit. — NOYAU

ḥānan

Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : éprouver une pitié sentimentale. Option B : faire grâce activement au coupable. Le co-texte privilégie l’option B, car le verbe est suivi de miséricorde, compassions et effacement des forfaits. Il ne s’agit donc pas d’une émotion isolée, mais d’une faveur demandée à Dieu.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Ps 51,3 — ḥānan ouvre la prière par un appel à la grâce. La nuance est celle d’une supplication : David ne plaide pas son mérite, mais la faveur de Dieu.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre relationnel et juridique : un coupable s’adresse à Dieu pour recevoir grâce. Dans le Psaume 51, le verbe introduit toute la prière de repentance et fonde la demande sur Dieu, non sur David.

Catégorie publique
Salut et grâce
Description publique courte

Premier cri du Psaume 51 : David demande grâce à Dieu avant de demander effacement, lavage ou purification.

Niveau d’accès
Gratuit
Niveau public
Débuter
Portion biblique
04. Royaume uni (Saül → David)
Sous-catégorie publique
Mots essentielsMots de la prière
Titre public

Pitié / faire grâce