Repères automatiques — Lv 26,21; Nb 11,33; Dt 25,3; Dt 28,59; Dt 28,61; Dt 29,21; Jos 10,10; Jos 10,20; Jg 11,33; Jg 15,8; 1S 4,8; 1S 4,10; 1S 6,19; 1S 14,14; 1S 14,30; 1S 19,8; 1S 23,5; 1R 20,21; 1R 22,35; 2R 8,29
H4347
Atteinte causant dommage corporel
La loi place un homme coupable devant les juges et limite les coups à quarante afin qu’il ne soit pas avili aux yeux de son frère. Même dans la sanction, sa dignité impose une frontière. Dans le désert, la chair est encore entre les dents du peuple quand une grande plaie éclate, reliant convoitise, colère et mort collective. Les avertissements de l’alliance parlent aussi de coups multipliés lorsque le peuple refuse d’écouter. Batailles et maladies laissent leurs marques sur corps, maisons et communautés. Le mot rejoint donc tribunal, camp et mémoire du jugement. Pourtant, chaque souffrance n’est pas expliquée de la même manière. Le passage nomme parfois la faute et l’agent; ailleurs, il décrit simplement la blessure. Le monde biblique prend au sérieux le dommage et ses limites. Dieu juge, mais il interdit aussi la cruauté humaine et maintient le condamné comme frère au sein du peuple. Cette limite place la justice humaine sous une responsabilité mesurable.
La plaie résulte d’un coup ou d’une action qui atteint un corps, un groupe ou un pays. Le terme peut désigner le geste de frapper, la blessure produite ou un fléau collectif. Ces niveaux doivent être distingués. Dans la loi, un nombre limité de coups protège le condamné contre l’humiliation excessive; la peine est encadrée par la justice. Dans le désert, une grande plaie frappe le peuple après sa révolte, et le récit en donne la cause. Le dommage peut être visible sur le corps ou se manifester par une mortalité collective. Le mot ne permet pas de conclure que toute maladie est punition directe. Il faut identifier l’agent, la règle, la faute éventuelle et l’étendue de l’atteinte. Un coup judiciaire, une blessure de guerre et un fléau divin ne sont pas interchangeables. L’analyse suit donc cause, impact et limite. La plaie révèle une rupture physique ou communautaire dont la gravité est mesurée par ses effets.
Coup, blessure, plaie et fléau rendent différents aspects de makkah en français. Le mot peut attirer l’attention sur l’atteinte infligée, sur le dommage qui en résulte ou sur son étendue collective. Cette variété aide à comprendre pourquoi une seule traduction ne convient pas nécessairement à tous les contextes. Une peine judiciaire, une blessure de guerre et une grande plaie touchant un peuple appartiennent à des cadres distincts. Le lecteur peut identifier qui frappe, qui est atteint, combien de coups sont mentionnés et quelles conséquences sont racontées. Deutéronome 25,3 fournit un appui important en limitant la sanction pour préserver le frère de l’avilissement. La limite fait donc partie de la compréhension du passage autant que la réalité de l’atteinte. Dans certains récits, un jugement est explicitement nommé; ailleurs, la cause morale n’est pas donnée par le nom seul. La gravité du dommage doit rester reconnue sans transformer toute maladie ou souffrance en preuve de culpabilité personnelle. Le contexte établit l’évaluation, non une équivalence automatique entre plaie et faute.
Le domaine est corporel, judiciaire, militaire et communautaire. Un juge compte les coups, un blessé porte une marque, une armée subit des pertes ou un camp connaît une mortalité soudaine. Corps, réputation et appartenance sont touchés. Les règles limitent la violence humaine, tandis que les récits interprètent certains fléaux devant Dieu. Témoins, proches et autorités constatent les effets. Soins, deuil et réparation peuvent suivre la violence ou la catastrophe.
coup; blessure; fléau
Ne jamais déduire une culpabilité personnelle d’une plaie sans explication textuelle. Maintenir les limites imposées à la sanction et la dignité de la personne atteinte. Les soins et la compassion restent nécessaires même lorsque le jugement est nommé.
Ne pas identifier automatiquement toute maladie à une punition divine. Le mot peut désigner coup, blessure ou fléau; le passage doit expliquer cause et agent. Gravité, nombre et étendue doivent être lus dans chaque scène précise.
À distinguer de la maladie sans coup, de la simple douleur et de la correction verbale. L’atteinte et son contexte déterminent la traduction.
Le nom peut désigner un coup, la blessure qui en résulte ou un fléau collectif. Il apparaît dans les peines judiciaires, les batailles et les jugements. La gravité varie, et les compléments indiquent agent, nombre ou étendue. Cause morale et atteinte physique doivent rester distinguées. Le pluriel peut compter les coups ou regrouper plusieurs fléaux. Le terme varie entre acte, trace et catastrophe.
Première série — reprise positive et vue d’ensemble du mot — 14 octobre 2026
Relecture rédactionnelle demandée : développer positivement le mot dans l’ensemble de ses usages documentés, avec ses nuances et variations ; les passages servent d’appuis et les limites utiles restent conservées. Cette synthèse ne prétend pas vérifier toutes les occurrences et ne remplace pas une validation humaine.
Les versions antérieures ci-dessous sont conservées intégralement. Les autres propriétés, références, relations et réglages de préparation interne restent inchangés.
Version avant reprise — Pensée moderne
Le lecteur moderne entend « plaie » comme lésion ouverte ou fléau exceptionnel. Le terme biblique peut couvrir ces deux sens et inclure le coup lui-même. Une traduction uniforme risque donc d’effacer soit l’acte judiciaire, soit le dommage collectif. Il faut aussi éviter de lire toute maladie actuelle comme châtiment divin. Dans certains récits, le texte établit clairement un jugement; dans d’autres, le mot décrit une atteinte sans expliquer toute sa cause morale. La limitation des coups montre que la justice biblique ne donne pas un pouvoir illimité au punisseur. Elle protège la personne contre l’excès et l’avilissement. Les fléaux collectifs, eux, appartiennent à des épisodes interprétés par la parole de Dieu. Une lecture occidentale exacte demandera qui frappe, qui est atteint et quelle limite est donnée. Elle conservera la gravité du péché lorsque le texte la nomme, sans transformer la souffrance en preuve automatique de culpabilité. Elle refuse ainsi le lien simpliste entre souffrance, faute et condamnation.
Motif : Recentrage positif sur le sens général et distinction des emplois, avec un angle propre au champ. Nombre de mots : 158 → 167.