Verser des larmes, pleurer.
Le verbe décrit un acte visible (larmes) qui intervient dans un enchaînement narratif : arrivée au tombeau → émotion → signe. Dans Jn 11,35, il ne sert pas à expliquer une doctrine, mais à montrer la réalité de l’affection de Jésus avant la résurrection. Le mot soutient la tension : vraie compassion + vraie autorité.
La Bible associe souvent larmes et lamentation : le deuil n’est pas nié devant Dieu. Jésus, Messie, entre pleinement dans la lamentation humaine, sans être absorbé par le désespoir. L’arrière-plan sémitique aide à tenir ensemble : Dieu compatit, et Dieu délivre. Les larmes ne contredisent pas la foi, elles l’humanisent.
Deux contresens opposés : (1) psychologiser (“il pleure donc il doute”), (2) spiritualiser (“ce n’est qu’un symbole”). Clarification : le texte montre une compassion réelle. La puissance de Dieu ne supprime pas l’émotion; elle répond à la souffrance. Cela enrichit une lecture pastorale du chapitre.
Verbe : pleurer, verser des larmes.
Désigne un lieu/repère topographique (“lieu-dit”, secteur) selon le contexte. Dans Jean, ce type de terme sert à ancrer une scène (où cela se passe) et à rendre le récit traçable (déplacements, zones).
Ne pas transformer en “doctrine des émotions” : rester sur l’action décrite et sa place dans le récit (co-texte).
Verbe concret : pleurer (verser des larmes).
se réjouir; rire
pleurer; verser des larmes
κλαίω (pleurer) : autre verbe fréquent pour pleurer; ici l’accent est sur “verser des larmes” (pleurer silencieusement) selon le passage.
pleura
Jn 11,35
G1145
da-kru-o (approx.)
dakruō
Règle : garder la fonction de repère (géographie). Éviter d’inventer une signification théologique au nom/au lieu si le texte ne le commente pas. Relever simplement où et avec qui la scène se déroule.
- Mot de localisation : signale un endroit précis (pas forcément une grande ville). - Fonction narrative : repère de déplacement, cadre d’un signe ou d’un dialogue. - Sa valeur est souvent “discrète” : elle sert la crédibilité et la cohérence plutôt qu’un thème conceptuel.
Registre relationnel et de deuil : larmes, compassion, réaction face à la mort/souffrance. Dans Jn 11, cela sert la scène de deuil et l’émotion réelle.