Plénitude; accomplissement; ce qui remplit (fullness).
Dans Jean 1,16, le mot sert une structure de source → réception : “de sa plénitude nous avons tous reçu”. Le grec organise l’idée d’un réservoir abondant qui se communique. La logique : plénitude en Christ → réception par les croyants → grâce sur grâce. Le terme soutient donc le mouvement de don.
La pensée biblique parle de bénédiction qui déborde : Dieu donne en abondance. La “plénitude” évoque aussi la présence de Dieu (gloire) qui remplit. En Jean, l’accomplissement est christologique : la présence et la grâce de Dieu se donnent pleinement en Jésus, et le peuple en reçoit. Arrière-plan : Dieu habite au milieu de son peuple, maintenant en Messie.
Contresens : confondre “plénitude” avec sensation d’intensité. Jean parle d’une réalité objective en Christ (grâce/vérité) dont on reçoit. Clarification : ce n’est pas une recherche d’expériences fortes, mais une vie nourrie d’un don suffisant et surabondant (“grâce sur grâce”).
Nom : plénitude; ce qui remplit (plein contenu).
Dans Jean 1,16, “plénitude” désigne ce qui “remplit” en Christ : une abondance de grâce et de vérité dont les croyants reçoivent. Le mot sert à exprimer la suffisance et la surabondance du don de Dieu en Jésus (pas une simple intensité émotionnelle).
Ne pas choisir “accomplissement” sans indice : la nuance “plénitude”/“plein contenu” dépend du co-texte (don, mesure, totalité).
Nom abstrait : plénitude/plein contenu; dans Jean 1, lié au don reçu “de sa plénitude”.
vide; manque
plénitude; accomplissement; totalité (selon contexte)
πληρόω (remplir, verbe) : action de remplir; ici le résultat/état : plénitude.
plénitude
Jn 1,16
G4138
πλήρωμα
plè-ro-ma (approx.)
plērōma
Règle : ne pas confondre plénitude avec “sentiment de plénitude”. Lire le co-texte : recevoir, grâce, vérité. La plénitude est objective (en Christ) et se communique; c’est le passage qui donne le contenu (grâce/vérité), pas l’imagination du lecteur.
- “Plénitude” peut être vue comme une source : de la plénitude de Christ, on reçoit continuellement. - La nuance johannique est qualitative : ce qui est en Christ est suffisant et non fragmentaire (grâce/vérité). - Le mot sert à fonder la confiance : on ne reçoit pas des miettes, mais d’une plénitude qui déborde (“grâce sur grâce”).
Registre abondance/plein : notion de “plein contenu” (plénitude) appliquée à une réalité (grâce, don, mesure). Dans Jean 1, renvoie à une plénitude dont on reçoit.