🇬🇷

plus grand — μείζων — meizōn

Langue — NOYAU
Grec
Versets clés (liste)

Mt 11,11; Mt 12,6; Mt 18,4

Strong (H####/G####) — NOYAU

G3187

Sens (principal)

plus grand; supérieur (comparatif)

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’Écriture renverse souvent la grandeur : Dieu choisit le petit, relève l’humble, et résiste à l’orgueilleux. La pensée sémitique associe la “grandeur” non à la visibilité mais à la fidélité d’alliance : être grand, c’est être proche de Dieu et servir son dessein. Luc 22 s’inscrit dans cette logique : au moment où l’ambition surgit, Jésus rappelle le contraste avec les nations et met au centre un modèle de service. Cela rappelle les critiques prophétiques des dirigeants qui se nourrissent eux-mêmes et l’annonce d’un roi-berger juste. La grandeur, dans le Royaume, est redéfinie par la posture qui ressemble à Dieu : porter, servir, se donner. Ainsi, μείζων devient un mot qui révèle une conversion de critères : la grandeur n’est pas supprimée, mais elle est “baptisée” par l’alliance, où le chef est celui qui assume la charge pour le peuple. Le mot prend alors un sens biblique : grandeur = fidélité humble sous le règne de Dieu.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

μείζων est le comparatif de “grand” : plus grand/supérieur, et il impose une question de critère (plus grand selon quoi ?). Dans Lc 22,24–27, le mot apparaît au cœur d’une dispute : qui est le plus grand ? Jésus répond par une logique de renversement : dans le monde, le grand est servi; dans le Royaume, le grand se fait comme le plus jeune, et le chef comme celui qui sert. Le comparatif n’est donc pas supprimé, il est redéfini : la grandeur ne se mesure plus par la place et l’honneur, mais par la posture de service. Logiquement, Jésus ajoute un argument : qui est le plus grand, celui qui est à table ou celui qui sert ? Puis il donne le contre-exemple volontaire : lui, qui pourrait revendiquer la place supérieure, se place “au milieu” comme serviteur. Ainsi, μείζων devient un outil d’exégèse narrative : il met à nu une mauvaise lecture de la grandeur et sert à révéler la nature du règne de Jésus. Le mot aide à tenir ensemble comparaison et conversion de critères : la grandeur demeure une question, mais Dieu en fixe le sens.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Notre lecture moderne du “plus grand” est souvent gouvernée par la compétition : on pense classement, prestige, influence. Luc 22 oblige à identifier le critère : Jésus ne dit pas simplement “ne cherchez pas la grandeur”, il dit comment la grandeur se définit dans son Royaume. Clarification : le critère est explicitement donné par le contraste avec les nations et par l’exemple de Jésus : le plus grand est comme le plus jeune, le chef comme celui qui sert, et Jésus se place au milieu comme serviteur. En prédication exégétique, cela permet de lire le passage sans moraliser : la question des disciples est prise au sérieux, mais elle est reconfigurée par la présence du Messie. La promesse des trônes ne revient pas à un retour de la compétition; elle s’inscrit dans la logique du don (“je vous dispose un Royaume”) et dans le modèle du Roi-serviteur. Ainsi, “plus grand” ne doit pas être entendu comme “supérieur en valeur humaine”, mais comme une grandeur redéfinie par le règne de Jésus. Le texte appelle à un changement de critère, pas à une suppression de toute responsabilité : la grandeur selon Jésus se manifeste dans le service et la fidélité, et elle est liée à la participation au Royaume donné par grâce.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Mt 11,11, Jésus compare Jean-Baptiste et le plus petit dans le Royaume : la “grandeur” est redéfinie par l’appartenance au Royaume inauguré par Jésus.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre de comparaison et d’évaluation : plus grand = supérieur en rang, importance, ou grandeur (pas forcément taille). Dans Matthieu, cela sert à comparer des réalités spirituelles (Jean, le royaume), des personnes (Salomon, Jonas), ou des éléments du culte (temple), donc à argumenter sur ce qui a plus de poids.

Notes prédicateur (optionnel)

Pour enseignants : exploiter Mt 18 : Jésus renverse la compétition spirituelle. La vraie grandeur = humilité, service, et dépendance de Dieu.

Synonymes / proches (FR)

plus grand; supérieur; plus important

Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : plus grand en quantité/taille ; Option B : plus grand en rang/importance. Le co-texte (comparaison théologique, « ici il y a plus que… », rang dans le royaume) montre souvent l’importance. Ne pas absolutiser : préciser sur quel critère le texte compare (révélation, rôle, proximité du règne).

Pièges lexicaux

Toujours vérifier le critère de comparaison : taille? rang? valeur spirituelle? Dans Mt 18, “le plus grand” est celui qui s’humilie comme un enfant.

À ne pas confondre avec…

megas (grand) : forme de base; kreittōn (meilleur) : autre comparaison, plus qualitative.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Mt 11,11 — “plus grand” (G3187) : exprime la grandeur selon l’évaluation de Dieu (rôle dans l’histoire du Royaume), pas simplement prestige social. L’indice est la comparaison Jean vs “le plus petit dans le Royaume”. - Mt 20,26–28 — Option A (plus grand = plus haut rang) / Option B (plus grand = celui qui sert) : le co-texte tranche vers B : Jésus redéfinit la grandeur par le service.

Champs sémantiques
RoyaumeJustice
Sens (principal)

plus grand; supérieur (comparatif)

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

μείζων est le comparatif de “grand” : plus grand/supérieur, et il impose une question de critère (plus grand selon quoi ?). Dans Lc 22,24–27, le mot apparaît au cœur d’une dispute : qui est le plus grand ? Jésus répond par une logique de renversement : dans le monde, le grand est servi; dans le Royaume, le grand se fait comme le plus jeune, et le chef comme celui qui sert. Le comparatif n’est donc pas supprimé, il est redéfini : la grandeur ne se mesure plus par la place et l’honneur, mais par la posture de service. Logiquement, Jésus ajoute un argument : qui est le plus grand, celui qui est à table ou celui qui sert ? Puis il donne le contre-exemple volontaire : lui, qui pourrait revendiquer la place supérieure, se place “au milieu” comme serviteur. Ainsi, μείζων devient un outil d’exégèse narrative : il met à nu une mauvaise lecture de la grandeur et sert à révéler la nature du règne de Jésus. Le mot aide à tenir ensemble comparaison et conversion de critères : la grandeur demeure une question, mais Dieu en fixe le sens.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’Écriture renverse souvent la grandeur : Dieu choisit le petit, relève l’humble, et résiste à l’orgueilleux. La pensée sémitique associe la “grandeur” non à la visibilité mais à la fidélité d’alliance : être grand, c’est être proche de Dieu et servir son dessein. Luc 22 s’inscrit dans cette logique : au moment où l’ambition surgit, Jésus rappelle le contraste avec les nations et met au centre un modèle de service. Cela rappelle les critiques prophétiques des dirigeants qui se nourrissent eux-mêmes et l’annonce d’un roi-berger juste. La grandeur, dans le Royaume, est redéfinie par la posture qui ressemble à Dieu : porter, servir, se donner. Ainsi, μείζων devient un mot qui révèle une conversion de critères : la grandeur n’est pas supprimée, mais elle est “baptisée” par l’alliance, où le chef est celui qui assume la charge pour le peuple. Le mot prend alors un sens biblique : grandeur = fidélité humble sous le règne de Dieu.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Notre lecture moderne du “plus grand” est souvent gouvernée par la compétition : on pense classement, prestige, influence. Luc 22 oblige à identifier le critère : Jésus ne dit pas simplement “ne cherchez pas la grandeur”, il dit comment la grandeur se définit dans son Royaume. Clarification : le critère est explicitement donné par le contraste avec les nations et par l’exemple de Jésus : le plus grand est comme le plus jeune, le chef comme celui qui sert, et Jésus se place au milieu comme serviteur. En prédication exégétique, cela permet de lire le passage sans moraliser : la question des disciples est prise au sérieux, mais elle est reconfigurée par la présence du Messie. La promesse des trônes ne revient pas à un retour de la compétition; elle s’inscrit dans la logique du don (“je vous dispose un Royaume”) et dans le modèle du Roi-serviteur. Ainsi, “plus grand” ne doit pas être entendu comme “supérieur en valeur humaine”, mais comme une grandeur redéfinie par le règne de Jésus. Le texte appelle à un changement de critère, pas à une suppression de toute responsabilité : la grandeur selon Jésus se manifeste dans le service et la fidélité, et elle est liée à la participation au Royaume donné par grâce.

Courte description — (aide remplissage)

Plus grand/supérieur : comparaison de grandeur/importance, selon contexte. (Mt 11,11)

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Mt 11,11, Jésus compare Jean-Baptiste et le plus petit dans le Royaume : la “grandeur” est redéfinie par l’appartenance au Royaume inauguré par Jésus.

Pièges lexicaux

Toujours vérifier le critère de comparaison : taille? rang? valeur spirituelle? Dans Mt 18, “le plus grand” est celui qui s’humilie comme un enfant.

Usage biblique (mini)

Utilisé pour comparer des personnes, des réalités (amour, témoignage, etc.). Chez Jésus : renversement des critères de grandeur dans le Royaume.

Antonymes / contrastes (FR)

plus petit; inférieur

Synonymes / proches (FR)

plus grand; supérieur; plus important

À ne pas confondre avec…

megas (grand) : forme de base; kreittōn (meilleur) : autre comparaison, plus qualitative.

Testament
Nouveau Testament
Catégorie (pédago)
Sagesse / cœur
Nature
Adjectif
Code ACHL
Prononciation — (aide remplissage)

mide’-zone

Translit. — NOYAU

meizōn

Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : plus grand en quantité/taille ; Option B : plus grand en rang/importance. Le co-texte (comparaison théologique, « ici il y a plus que… », rang dans le royaume) montre souvent l’importance. Ne pas absolutiser : préciser sur quel critère le texte compare (révélation, rôle, proximité du règne).

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Mt 11,11 — “plus grand” (G3187) : exprime la grandeur selon l’évaluation de Dieu (rôle dans l’histoire du Royaume), pas simplement prestige social. L’indice est la comparaison Jean vs “le plus petit dans le Royaume”. - Mt 20,26–28 — Option A (plus grand = plus haut rang) / Option B (plus grand = celui qui sert) : le co-texte tranche vers B : Jésus redéfinit la grandeur par le service.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre de comparaison et d’évaluation : plus grand = supérieur en rang, importance, ou grandeur (pas forcément taille). Dans Matthieu, cela sert à comparer des réalités spirituelles (Jean, le royaume), des personnes (Salomon, Jonas), ou des éléments du culte (temple), donc à argumenter sur ce qui a plus de poids.