Mt 6,25; Lc 12,23; 1 Th 4,1
G4055
Plus; davantage (comparatif)
La pensée biblique fonctionne souvent par comparaisons qui révèlent la vraie valeur : “mieux vaut…” (sagesse) et “plus précieux que…” (priorité). Le comparatif sert donc à orienter le cœur vers Dieu et vers la sagesse, plutôt que vers les apparences. Dans les proverbes, l’idée d’abondance est aussi liée à la bénédiction, mais la Bible met en garde contre l’excès et l’idolâtrie du “plus”. L’image dominante est celle d’une balance : discerner ce qui pèse le plus aux yeux de Dieu.
Dans les exhortations, περισσότερος sert souvent à exprimer une progression : “encore plus”, “davantage”. La logique est : ce qui est déjà vrai doit croître (abonder). Dans les comparaisons de Jésus (Mt 6/Lc 12), le mot sert à renverser une fausse échelle de valeur : la vie est “plus” que la nourriture; le corps “plus” que le vêtement. Le grec utilise donc le comparatif pour instruire : identifier le “plus important”. Ainsi, le mot aide à lire le passage comme une clarification des priorités, pas comme une simple mesure quantitative.
On lit “plus” comme un simple chiffre. Dans la Bible, le comparatif sert souvent à réordonner les priorités : qu’est-ce qui est vraiment “plus” important ? Clarification : le mot n’encourage pas forcément l’accumulation; il peut au contraire dénoncer la convoitise et appeler à chercher ce qui a plus de valeur (Dieu, le Royaume). Le contresens est de laisser “plus” indéfini ou de l’interpréter comme performance spirituelle. Le mot aide à lire les comparaisons comme des outils de sagesse : savoir ce qui compte vraiment.
Le co-texte précise ce qui est comparé (plus de foi, plus de lumière, plus de valeur, etc.). Le mot marque un “surcroît” relatif : il faut identifier le terme de comparaison et l’objet concerné.
Registre comparatif (mesure/évaluation) : exprimer “plus” en quantité ou en qualité. Dans l’enseignement biblique, la comparaison sert souvent à orienter le cœur (priorité, valeur réelle, excès) plutôt qu’à nourrir la convoitise.
davantage; encore plus; en plus grande mesure
Le mot signifie “plus/davantage”, mais sa portée dépend entièrement (1) du terme comparé (plus que…), (2) du domaine (valeur, quantité, intensité), (3) de l’objectif du passage (exhortation, contraste). On refuse donc de remplir un sens “moral” sans indice : le texte doit indiquer ce qui est “plus”. Si le passage compare la vie/les oiseaux (Mt 6), l’accent est sur la valeur; si c’est une exhortation (1 Th 4), sur la progression. Toujours noter l’indice.
Ne pas isoler “plus” sans préciser : plus de quoi ? plus que quoi ? Dans les exhortations, éviter d’en faire une logique de performance; souvent le texte parle de priorité (Dieu) ou d’abondance de grâce.
πλεῖον (plus) ; μᾶλλον (plutôt / davantage) — nuances proches; le co-texte tranche.