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plus puissant — ἰσχυρός — ischyros

Sens (principal)

Fort; puissant; robuste (plus fort).

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

ἰσχυρός qualifie ce qui est fort/puisant, et en Mc 1,7 il sert à établir une comparaison d’autorité : Jean se définit par rapport à “celui qui est plus fort”, ce qui situe Jésus comme supérieur en puissance et en dignité. En Mc 3,27, le mot s’inscrit dans une petite parabole argumentative : pour piller la maison du fort, il faut d’abord l’attacher; la logique a fortiori montre que l’action de Jésus sur les démons suppose une puissance supérieure. Le terme fonctionne donc comme marqueur de hiérarchie : force/autorité, puis victoire sur ce qui domine. Il aide à lire Marc : la puissance de Jésus n’est pas seulement “impressionnante”, elle est structurante pour le raisonnement (qui a le droit, qui peut délivrer).

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’arrière-plan biblique oppose souvent la puissance de Dieu aux puissances oppressives (tyrans, idoles, forces du mal). La pensée sémitique entend la “force” comme capacité à sauver et à libérer, pas comme domination arbitraire. Dans Marc, “le plus fort” évoque un renversement : Dieu visite son peuple avec une puissance qui délivre (liant l’homme fort) et inaugure le règne. Cela rejoint la théologie du “bras puissant” de l’Exode : la force de Dieu brise l’esclavage. Ainsi, ἰσχυρός enrichit l’image : Jésus n’est pas seulement un maître, il agit comme le Libérateur promis, plus fort que ce qui tenait captifs.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Angle grec (logique / structure) Dans Marc 1 7, le terme ἰσχυρός apparaît dans la comparaison «plus puissant que moi», où Jésus se place en contraste direct avec le baptiseur. Cette construction souligne une progression de puissance : le baptiseur représente le début du ministère, puis Jésus apparaît comme l’accomplissement supérieur. Le grec rend la supériorité non seulement quantitative mais qualitative, indiquant une autorité qui dépasse celle du prophète précédent. Le mot porte ainsi l’idée d’une domination exercée dans le cadre du récit évangélique, et non d’une simple force physique. Cette nuance montre que l’auteur veut faire ressortir la fonction messianique de Jésus comme détenteur d’une autorité divine. Angle hébraïque (images / arrière‑plan AT) L’idée d’une puissance supérieure rappelle les images sémitiques de l’Éternel qui domine les nations (ex. : «l’Éternel, fort, vainc les ennemis» ; Psaume 2 7). Dans l’Ancien Testament, la force est souvent liée à la protection du peuple et à l’exécution du jugement divin, comme le «homme fort» qui défend le camp d’Israël. Cette image se transpose ici en un parallèle où Jésus incarne la puissance qui accomplit la mission de Dieu, rappelant le rôle du roi ou du chef qui conduit le peuple à la victoire. Ainsi, le terme évoque non seulement la force physique, mais surtout la capacité d’autorité et de délivrance héritée du modèle biblique hébreu. Synthèse (vue occidentale / clarification) Il est facile de réduire ἰσχυρός à une simple notion de muscles ou de puissance physique, mais le texte ne vise pas cet aspect. L’auteur veut souligner la supériorité d’autorité de Jésus sur le baptiseur, en le présentant comme le Messie qui possède la puissance divine. En réalité, le mot désigne une puissance d’autorité et de mission, plus que la force corporelle. Il faut donc éviter d’interpréter ce passage comme un appel à la force humaine, mais le comprendre comme une affirmation de la domination spirituelle de Jésus. Garde‑fou : ne tirez pas de doctrine sur la force physique à partir de ce terme seul.

Courte description — (aide remplissage)

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Marc, ἰσχυρός désigne la puissance (souvent d’autorité) : Jésus est annoncé comme “plus puissant”, et l’image de l’homme fort illustre la victoire sur l’ennemi.

Pièges lexicaux

Réduire à muscles : dans Marc 1, c’est surtout autorité/mission. Dans Mc 3,27, “homme fort” illustre le combat spirituel.

Usage biblique (mini)

Exprime une supériorité de puissance; utilisé dans l’annonce messianique et dans des images (maison de l’homme fort).

Antonymes / contrastes (FR)

Synonymes / proches (FR)

fort; puissant; plus fort

À ne pas confondre avec…

δύναμις — puissance (concept) ; ἰσχύς — force (nom) ; ἰσχυρός (adjectif : plus fort) vs “autorité” (ἐξουσία)

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Dieu / attributs
Nature
Adjectif
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

puissant

Versets clés (liste)

Mc 1,7; Mc 3,27

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G2478

Prononciation — (aide remplissage)

Translit. — NOYAU

ischyros

Vérifiable
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Repérer l’axe : force physique, puissance d’autorité, ou “plus fort” en comparaison (Jean-Baptiste → Jésus). Règle : garder le comparatif quand il y en a un.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

Mc 1 : “plus puissant que moi” = Jésus. Mc 3,27 : homme fort = figure de puissance à lier/neutraliser.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre puissance/autorité : capacité supérieure. Dans Marc 1, annonce du “plus puissant” qui vient (Messie), soulignant l’autorité et la supériorité de Jésus.