Poindre; devenir jour; l’aube; commencer (pour un jour).
ἐπιφώσκω signifie poindre, commencer à luire, faire jour, apparaître (souvent au sujet du jour ou de l’aube). Le verbe décrit un passage : de l’obscurité à la lumière. Logiquement, il marque un moment charnière : la nuit se termine, le jour commence. Dans les récits, ce verbe sert à situer un événement dans un temps symboliquement chargé : l’aube peut signifier transition, accomplissement, nouvel épisode. Le mot peut aussi être utilisé figurativement : une réalité “se lève”, devient manifeste. Dans ce cas, ἐπιφώσκω désigne l’apparition progressive d’une lumière, donc une révélation qui devient visible. Ainsi, le verbe fonctionne comme marqueur narratif et théologique : ce qui était caché se révèle, ce qui était sombre est éclairé. Il peut également exprimer une urgence douce : l’heure arrive, le jour pointe. En somme, ἐπιφώσκω décrit l’instant où la lumière commence à apparaître : le jour naît, une transition se produit, et ce passage peut soutenir une lecture symbolique de l’événement.
La Bible associe fortement l’aube et la lumière à la délivrance : après la nuit vient le matin, après la détresse vient la lumière. Les psaumes parlent d’attendre le Seigneur comme un veilleur attend l’aurore. La pensée sémitique comprend que la lumière est signe de salut, de vérité, de présence de Dieu. Ainsi, ἐπιφώσκω résonne avec cet imaginaire : le jour qui pointe peut évoquer la fin de l’oppression, la visitation de Dieu, le commencement d’un acte de salut. Dans l’AT, la lumière est aussi image de la parole de Dieu qui éclaire le chemin. Le NT reprend ces images en les centrant sur le Messie : la lumière se lève sur ceux qui sont dans les ténèbres. Même quand ἐπιφώσκω est utilisé de façon “chronologique”, il demeure chargé : l’aube est un symbole biblique d’espérance. La pensée sémitique aide donc à entendre ce verbe comme plus qu’une indication d’heure : il peut porter une teinte théologique, celle du passage de la nuit au jour, de la confusion à la clarté, de l’attente à l’accomplissement.
On lit souvent “le jour pointe” comme un simple détail de narration. ἐπιφώσκω, tout en étant chronologique, porte une image : la lumière apparaît. Clarification : dans la Bible, ce passage est fréquemment utilisé comme symbole d’espérance, de révélation et de délivrance. Le terme aide à lire un récit avec attention : situer un événement à l’aube peut souligner une transition, un moment décisif, un commencement. En prédication exégétique, ἐπιφώσκω permet de faire sentir la dynamique biblique : la nuit n’est pas éternelle, la lumière se lève. Cela corrige un contresens moderne où le temps serait neutre : le NT utilise souvent la lumière comme langage théologique. Le mot met donc en avant un passage : la lumière commence à paraître, et cela peut annoncer un tournant dans l’action de Dieu.
La lumière croît: l’aube pointe; peut aussi signifier «le sabbat allait commencer».
Mt 28.1: à l’aube du premier jour; Lc 23.54: le sabbat allait commencer (approche du jour).
Dans Lc 23.54, ne pas traduire comme «aube» seulement: c’est l’idée de «commencer/approcher».
Marque un tournant temporel: le jour nouveau se lève (résurrection) ou une période commence.
tomber (nuit); s’assombrir
poindre; se lever (jour); commencer
ἐπιφαύσκω (epiphausko) = forme proche; ici verbe d’apparition de la lumière/jour.
poindre
Matthieu 28.1; Luc 23.54
G2020
Forme de ἐπιφαύσκω (2017)
ep-ee-foce'-ko
epiphosko