porter / supporter — βαστάζω — bastazō

Sens (principal)

Porter; porter sur soi; transporter; supporter.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le grec βαστάζω met l’accent sur le fait de prendre une charge et de la porter : il y a du poids réel et un effort. Dans Mc 15,21, l’objet (la croix) fixe le sens : c’est un portage concret imposé à Simon. La logique narrative souligne la contrainte (réquisition) et l’humiliation publique du chemin vers l’exécution. Le verbe sert donc à rendre visible le poids et la honte de la scène, et à montrer la participation forcée d’un tiers. Il peut ailleurs s’élargir à “supporter”, mais ici le co-texte garde le sens matériel.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’AT emploie souvent l’image du « fardeau » et du « portage » : porter une charge, porter la faute, porter la honte, ou porter quelqu’un dans la compassion. Le langage du péché “porté” par un substitut traverse le système sacrificiel et culmine dans l’image du serviteur qui porte les iniquités (Is 53), selon les textes et les formulations. À côté de cela, la Bible parle aussi de Dieu qui porte son peuple comme un père porte son enfant (Dt), ce qui donne une image de soin et de fidélité. Dans Mc 15, porter la croix est d’abord un geste concret et humiliant, mais cet arrière-plan rend l’image lourde : charge réelle, opprobre public, et accomplissement d’un chemin de souffrance. Cela aide à ne pas réduire “porter” à une métaphore légère : c’est poids, honte, et passage par l’épreuve.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

On peut spiritualiser “porter” trop vite. Dans Marc, il s’agit d’abord d’un portage physique, lourd et humiliant. Cet ancrage concret donne de la densité aux appels spirituels ultérieurs (porter sa croix), sans confondre les niveaux. Le verbe rappelle aussi : certains fardeaux sont imposés, et la scène met en évidence la violence du pouvoir et l’abaissement du juste.

Courte description — (aide remplissage)

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Marc, βαστάζω décrit le fait de porter une charge (notamment la croix en Mc 15,21), avec l’idée de poids réel.

Pièges lexicaux

Spiritualiser sans base : ici c’est souvent un portage physique concret (croix).

Usage biblique (mini)

Utilisé pour porter une charge; dans Marc 15, Simon porte la croix de Jésus.

Antonymes / contrastes (FR)

Synonymes / proches (FR)

porter; transporter; supporter

À ne pas confondre avec…

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

porter

Versets clés (liste)

Mc 15,21; Mc 14,13 (porter une cruche, autre verbe)

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G5089

Prononciation — (aide remplissage)

Translit. — NOYAU

bastazō

Vérifiable
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Repérer l’objet porté : croix, fardeau, malade, objet. Dans Marc 15,21 : Simon porte la croix. Règle : distinguer porter physiquement et porter au sens supporter.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

Peut exprimer une charge imposée, pas choisie (Simon réquisitionné).

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre charge/transport : porter une charge concrète, parfois au sens de supporter un poids. Dans Marc, souligne le poids réel de la croix et la participation forcée de Simon.