Porter; porter sur soi; transporter; supporter.
Le grec βαστάζω met l’accent sur le fait de prendre une charge et de la porter : il y a du poids réel et un effort. Dans Mc 15,21, l’objet (la croix) fixe le sens : c’est un portage concret imposé à Simon. La logique narrative souligne la contrainte (réquisition) et l’humiliation publique du chemin vers l’exécution. Le verbe sert donc à rendre visible le poids et la honte de la scène, et à montrer la participation forcée d’un tiers. Il peut ailleurs s’élargir à “supporter”, mais ici le co-texte garde le sens matériel.
L’AT emploie souvent l’image du « fardeau » et du « portage » : porter une charge, porter la faute, porter la honte, ou porter quelqu’un dans la compassion. Le langage du péché “porté” par un substitut traverse le système sacrificiel et culmine dans l’image du serviteur qui porte les iniquités (Is 53), selon les textes et les formulations. À côté de cela, la Bible parle aussi de Dieu qui porte son peuple comme un père porte son enfant (Dt), ce qui donne une image de soin et de fidélité. Dans Mc 15, porter la croix est d’abord un geste concret et humiliant, mais cet arrière-plan rend l’image lourde : charge réelle, opprobre public, et accomplissement d’un chemin de souffrance. Cela aide à ne pas réduire “porter” à une métaphore légère : c’est poids, honte, et passage par l’épreuve.
On peut spiritualiser “porter” trop vite. Dans Marc, il s’agit d’abord d’un portage physique, lourd et humiliant. Cet ancrage concret donne de la densité aux appels spirituels ultérieurs (porter sa croix), sans confondre les niveaux. Le verbe rappelle aussi : certains fardeaux sont imposés, et la scène met en évidence la violence du pouvoir et l’abaissement du juste.
Dans Marc, βαστάζω décrit le fait de porter une charge (notamment la croix en Mc 15,21), avec l’idée de poids réel.
Spiritualiser sans base : ici c’est souvent un portage physique concret (croix).
Utilisé pour porter une charge; dans Marc 15, Simon porte la croix de Jésus.
porter; transporter; supporter
porter
Mc 15,21; Mc 14,13 (porter une cruche, autre verbe)
G5089
bastazō
Repérer l’objet porté : croix, fardeau, malade, objet. Dans Marc 15,21 : Simon porte la croix. Règle : distinguer porter physiquement et porter au sens supporter.
Peut exprimer une charge imposée, pas choisie (Simon réquisitionné).
Registre charge/transport : porter une charge concrète, parfois au sens de supporter un poids. Dans Marc, souligne le poids réel de la croix et la participation forcée de Simon.