Mt 5,10–12 ; Mt 10,23 ; 2 Tm 3,12
G1377
poursuivre ; persécuter
Dans l’arrière-plan biblique, “poursuivre” évoque l’ennemi qui traque (poursuite en guerre) mais aussi, par contraste, la bonté de Dieu qui “poursuit” (Ps 23). Les prophètes et justes sont régulièrement poursuivis : Jésus relie les disciples à cette lignée (« ainsi ont-ils persécuté les prophètes »). L’image est celle d’un juste chassé, mais gardé par Dieu : la fidélité entraîne l’opposition, sans annuler l’alliance.
Diōkō = poursuivre de manière active : courir après, traquer, harceler. En Mt 5,10–12, le verbe est encadré par « à cause de la justice / à cause de moi » : la logique n’est pas “souffrance en général”, mais hostilité dirigée contre un disciple à cause de son attachement au Royaume. Le grec met donc une dynamique d’opposition : on “poursuit” quelqu’un comme une cible, ce qui rend la béatitude paradoxale (heureux malgré l’hostilité).
On appelle parfois “persécution” toute difficulté. Mt 5 précise le critère : l’hostilité est “à cause de la justice / de Jésus”. Diōkō parle d’une opposition ciblée (on traque, on harcèle), pas d’un simple inconfort. La clarification : ne pas chercher la persécution, mais ne pas s’étonner si la fidélité au Royaume provoque un rejet; la joie vient de la promesse de Dieu, pas de la souffrance en elle-même.
Dans Mt 5,10–12, la persécution vient “à cause de la justice / à cause de Jésus”, pas à cause d’un mauvais caractère ou d’une provocation.
Registre de poursuite et de pression : poursuivre = courir après, harceler, persécuter (ou parfois rechercher intensément). Dans Matthieu, le verbe est souvent lié à la persécution des disciples, donc une action hostile qui vise à faire taire ou à nuire.
Aide pastorale : rappeler que Jésus annonce la persécution comme normalité du Royaume, mais il donne aussi la promesse du Royaume et la joie ancrée dans Dieu (Mt 5,10–12).
poursuivre, harceler, persécuter
Option A : poursuivre au sens neutre (rechercher) ; Option B : persécuter/harceler. Le co-texte (prophètes persécutés, haine, menaces, souffrances) pointe généralement vers la persécution. Ne pas élargir : préciser qui poursuit qui, et sous quelle forme (paroles, exclusion, violence) dans la péricope.
Ne pas appeler “persécution” toute critique : le texte précise “à cause de la justice / à cause de moi” (Mt 5,10–11). Ne pas rechercher la persécution comme une preuve de spiritualité : Jésus parle d’une opposition subie, pas d’une provocation voulue. Ne pas oublier la joie fondée sur la récompense de Dieu, pas sur la souffrance en soi.
ζητέω — chercher ; διώκω implique une poursuite active. Pour persécution, ne pas confondre avec simple insultes ordinaires sans cause juste.
- Mt 5,1–12 — “poursuivre/persécuter” (G1377) : le verbe décrit une hostilité active qui traque et fait souffrir les disciples à cause de Jésus. L’indice est la béatitude “heureux serez-vous quand on vous persécutera”. - Mt 5,1–12 — Option A (simple opposition verbale) / Option B (harcèlement/pression réelle) : le co-texte (injures, fausses accusations, réjouissez-vous) montre une pression concrète et répétée, pas seulement un désaccord.