pouvoir; être capable; avoir la possibilité
Le verbe est au cœur du contraste : le monde “ne peut pas” recevoir l’Esprit, tandis que les disciples le connaissent. La structure explique immédiatement la cause (ne voit pas / ne connaît pas), montrant que la capacité est liée à la réception de la révélation. Le mot sert donc l’argument : l’Esprit est donné dans une relation de foi, non comme objet neutre. Il souligne que l’obstacle principal est la posture du monde face à Dieu. La logique du passage est cohérente : amour → obéissance → don de l’Esprit pour les disciples, tandis que le monde reste dans l’incapacité de recevoir. Le verbe marque une frontière spirituelle définie par le texte lui-même.
L’arrière-plan biblique associe souvent l’incapacité à écouter/voir à un cœur endurci : “ils ne voient pas”. Ici, la logique est semblable : le monde ne peut recevoir car il ne voit pas et ne connaît pas. L’alliance nouvelle promet un cœur nouveau et l’Esprit : la capacité est liée à l’œuvre de Dieu en dedans. Ainsi, “pouvoir” n’est pas seulement force, mais aptitude donnée ou refusée selon la relation à Dieu. Cela aide à lire “ne peut pas” comme un diagnostic spirituel, pas seulement une limitation technique. Le texte garde une perspective d’alliance : réception de l’Esprit = appartenance.
Lecture occidentale spontanée : “ne peut pas” = contrainte externe. Ici, Jésus explique l’impossibilité : le monde ne voit pas et ne connaît pas l’Esprit, donc ne peut pas le recevoir. Clarification : ce n’est pas un problème de manque d’information, mais de posture vis-à-vis de Dieu. Le mot sert à tracer une distinction : recevoir l’Esprit appartient aux disciples. On garde donc : incapacité liée à l’incrédulité, telle que le texte la décrit. Cela évite une lecture fataliste ou simplement psychologique.
Verbe de capacité/possibilité : pouvoir faire/recevoir, capacité réelle ou permise selon le contexte.
Dans Jn 14,15–21, le monde « ne peut pas » recevoir l’Esprit de vérité : l’impossibilité est expliquée par le fait qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas. Le verbe exprime une incapacité liée à l’incrédulité, pas une limite physique.
Ne pas entendre “ne peut pas” comme une excuse neutre : le texte l’explique par l’incrédulité (ne voir/ne connaître). Éviter aussi d’en faire une doctrine complète sans le passage.
Souvent utilisé pour exprimer capacité réelle (pouvoir) ou impossibilité; le contexte précise s’il s’agit de permission, force ou aptitude.
ne pas pouvoir; être incapable; être empêché
pouvoir; être capable; avoir la possibilité
ischyō (être fort) ; exousia (autorité)
pouvoir
Jn 14,17; Jn 14,21
G1410
δύναμαι
dynamai (du-na-maï)
dynamai
Le verbe peut exprimer force, possibilité ou permission. Ici, l’indice textuel est la raison donnée : « parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas ». Donc “ne peut pas” signifie incapacité spirituelle/épistémique liée à l’incrédulité (ne voir/ne connaître), pas manque d’opportunité. Le co-texte contraste monde/discipes : les disciples connaissent l’Esprit parce qu’il demeure. On évite donc une fatalité abstraite : l’impossibilité est définie par l’absence de réception et de reconnaissance. Le sens doit rester attaché à la cause mentionnée par Jésus.
Registre de capacité/réception : être en mesure de recevoir. Dans ce passage, le domaine est relationnel et spirituel : la capacité dépend de voir et connaître.