Pratiquer la divination; user de sortilèges/augures (עָנַן — ʿānan).
La Torah interdit les pratiques de divination parce qu’elles déplacent la confiance : au lieu de recevoir la parole de Dieu, on cherche à contrôler l’avenir par des signes. Dans une pensée d’alliance, l’avenir appartient à YHWH : la sagesse est d’obéir et de faire confiance, non de manipuler. Les rois impies sont parfois décrits comme pratiquant ces arts, signe d’un basculement vers l’idolâtrie. Ainsi, ʿānan active l’arrière-plan de fidélité vs syncrétisme : se tourner vers les augures, c’est rompre la dépendance à Dieu.
La divination est souvent vue comme “spiritualité alternative”. La Bible l’aborde comme une concurrence à la confiance en Dieu : chercher à maîtriser plutôt qu’à écouter. Ce terme aide à lire les textes sur les pratiques occultes avec clarté : l’enjeu est l’allégeance. Le passage précisera le contexte (loi, roi, prophètes), mais le noyau reste : pratique interdite, opposée à la foi.
Verbe : pratiquer la divination / sorcellerie (observer des augures), pratique interdite dans la Torah.
Employé pour dénoncer les pratiques occultes (présages) et appeler à la fidélité à YHWH.
divination; augures; sorcellerie
magie
Lv 19,26; Dt 18,10-12; 2 R 21,6
H6049
aw-nan’
‘anan
Ne pas confondre avec עָנָן (ʿānān) “nuage” (racine/forme proche). Ici, le contexte lexical (Strong H6049) renvoie aux pratiques interdites de divination/augures. Le co-texte (loi/prophètes) tranche la nuance : pratiquer des présages, observer des signes. Ne pas romantiser : c’est présenté comme une pratique à rejeter.
Registre culte/loi : pratiques occultes, manipulation du futur, recherche de contrôle. S’oppose à la confiance en YHWH et à l’écoute de sa parole.