première place; siège d’honneur (dans la synagogue/banquet)
πρωτοκαθεδρία (prōtokathedria) nomme littéralement le “siège premier” : la place de rang le plus élevé dans un cadre public (synagogue) ou social (banquet). Le grec fait porter l’idée sur la place elle-même : ce n’est pas d’abord une émotion, mais un choix concret de position visible. Dans Lc 14,7–11, la logique est : prendre une place élevée (revendication d’honneur) → risque d’humiliation publique → appel à prendre une place basse → honneur reçu quand l’hôte invite à monter. Le terme sert donc à exposer une logique de “honneur acquis” (par soi) versus “honneur reçu” (par un autre). Il s’insère dans la structure de renversement : s’élever / s’abaisser.
Dans l’arrière-plan biblique, la question de la “place” est liée à l’honneur (kābōd) et à l’humiliation (honte), et Dieu renverse souvent les rangs : il abaisse l’orgueilleux et relève l’humble (cantique d’Anne; Psaumes; Proverbes). Le repas, dans la culture biblique, n’est pas neutre : il manifeste la communion, l’accueil et parfois l’alliance; les “places” y signifient publiquement qui est honoré. Jésus s’inscrit dans cette sagesse d’alliance : ne pas s’auto‑élever devant les humains, mais laisser Dieu (ou l’hôte) donner l’honneur au bon moment. La pensée hébraïque insiste aussi sur le cœur : l’orgueil n’est pas seulement une attitude intérieure, il se traduit par une recherche visible de statut. Ainsi, la première place devient une image concrète de l’idolâtrie du regard humain, corrigée par l’humilité devant Dieu.
On peut lire ‘première place’ comme détail de salle. Clarification : c’est un symbole social de prestige. Jésus le cite pour dénoncer l’orgueil et appeler à l’humilité.
Nom : siège d’honneur / première place (synagogue, banquet). Sert à dénoncer la recherche d’honneur humain et à illustrer le renversement du Royaume (s’abaisser / être élevé).
Dans le passage, πρωτοκαθεδρία désigne les sièges d’honneur (premières places) recherchés par certains. Le co-texte souligne souvent la vanité et l’orgueil.
Ne pas spiritualiser en ‘autorité d’Église’. C’est d’abord un siège d’honneur dans un contexte social/religieux.
Désigne la première place / le siège d’honneur (synagogue ou banquet). Souvent employé dans les reproches de Jésus : aimer les premières places révèle une recherche d’honneur humain.
dernière place; humiliation; effacement (selon contexte)
siège d’honneur; place d’honneur; première place
πρωτεύω (être premier / avoir la première place au sens de “prééminence”, verbe) ; πρωτοκλισία (première place au banquet — terme proche selon contextes) ; δόξα (honneur/gloire — l’enjeu) : ici on parle du “siège d’honneur”, pas du concept général de gloire.
première place
Lc 14,7–11; Lc 11,43; Mc 12,39; Mt 23,6
G4411
prō-to-ka-thé-dri-a (approx.)
prōtokathedria
Rester dans le monde du 1er siècle : ‘première place’ = siège d’honneur (synagogue, repas). Ne pas importer des concepts d’épiscopat/cathédrale. L’enjeu est souvent l’orgueil/recherche d’honneur (Jésus critique).
- Mt 23,6 / Mc 12,39 / Lc 11,43 — aiment les premières places : orgueil religieux; indice : critique des scribes/pharisiens.
Registre honneur social et religion : place la plus honorifique dans la synagogue ou au banquet. Sert à dénoncer la recherche de prestige.