prendre avec soi; accueillir; emmener
Le verbe est encadré par une séquence de promesse : aller → préparer → revenir → prendre. La logique est très personnelle : Jésus n’offre pas seulement une “place”, il prend les siens auprès de lui. La structure explicite la finalité : présence commune. Ainsi, le mot porte une nuance relationnelle forte : il décrit l’action de Jésus envers les disciples. Il relie l’image spatiale (place) à l’issue relationnelle (avec moi). Dans l’argument, il transforme le retour en accueil concret.
L’arrière-plan biblique associe le salut à un rassemblement : Dieu prend son peuple, le recueille, le fait demeurer. L’image du berger qui rassemble ou du Dieu qui “prend” pour lui existe en filigrane. Dans Jn 14, cette action est attribuée à Jésus, ce qui correspond à sa fonction messianique de conduire et d’accueillir. Le but “être avec” rappelle l’idée d’alliance : Dieu avec son peuple. Cela donne une tonalité d’accueil plus que de simple déplacement.
Lecture occidentale spontanée : “prendre” = saisir ou posséder. Ici, c’est “prendre avec soi”, au sens d’accueillir et d’emmener auprès de soi. Clarification : le texte explique la finalité : « afin que… vous y soyez ». Donc le verbe décrit une communion promise, pas un acte de contrôle. Il sert la consolation : Jésus reviendra et ne laissera pas ses disciples séparés. On garde l’idée simple : accueil et rassemblement.
Verbe d’accueil/compagnonnage : prendre quelqu’un avec soi, l’emmener, l’associer.
En Jn 14,3, Jésus promet : « je vous prendrai auprès de moi ». Le verbe exprime l’action de Jésus qui rassemble les siens pour être avec lui.
Ne pas entendre “prendre” comme domination. Ici, c’est accueil et rassemblement, défini par le but “être avec”.
Peut décrire le fait d’emmener quelqu’un avec soi (disciples, compagnons) ou d’accueillir.
laisser; abandonner; renvoyer
prendre; emmener; accueillir; associer
Prendre au sens de confisquer; prendre sans but relationnel.
prendre
Jn 14,3
G3880
paralambanō (pa-ra-lam-ba-nô)
paralambanō
Le verbe peut signifier “prendre” de diverses façons. Ici, l’objet est “vous” (les disciples) et le but est explicitement relationnel : « afin que là où je suis, vous y soyez ». Donc le sens est “prendre avec soi/accueillir auprès de soi”, pas “prendre possession”. Le co-texte de retour et de maison du Père confirme un sens d’accueil. On évite donc une lecture utilitaire : le verbe sert la communion promise. Le passage donne lui-même la finalité, qui contrôle le sens.
Registre relationnel et d’hospitalité : prendre quelqu’un avec soi, le réunir. Dans le passage, cela exprime la communion future (être avec Jésus) plutôt qu’un acte juridique.