🇬🇷

preuve — τεκμήριον — tekmerion

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
Sens (principal)

Preuve tangible / indice convaincant (ici : preuves que Jésus est vivant après sa passion).

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

τεκμήριον désigne un indice probant, une « preuve » qui établit un fait. Le mot n’est pas d’abord philosophique; il est narratif : une réalité est attestée par des signes concrets et répétables. La logique est cumulative : plusieurs éléments convergent et rendent une conclusion certaine. Dans un récit, τεκμήριον sert donc à fonder la crédibilité d’un témoignage : on affirme ce que l’on a constaté, non une rumeur. Pour enrichir la compréhension, il faut distinguer ce terme d’une simple “opinion”. Un τεκμήριον n’est pas une impression; c’est ce qui rend un fait solide aux yeux des témoins. Linguistiquement, le mot met en scène une démarche : observer, vérifier, constater, puis annoncer. Le sens profond est donc l’attestation : Dieu n’exige pas une foi fondée sur le vide, mais il donne des repères qui établissent la réalité de ce qu’il a fait. Comprendre τεκμήριον aide le lecteur à lire Actes comme un livre de témoignage : la résurrection et le royaume ne sont pas présentés comme des idées, mais comme des événements attestés. Ainsi, le mot souligne la responsabilité des témoins : ils annoncent ce qui a été prouvé par des manifestations, et cela fonde l’appel à la repentance et à la foi.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’arrière‑plan biblique, la vérité se confirme par le témoignage (deux/trois témoins) et par les signes que Dieu donne pour établir sa parole. L’AT connaît une logique où Dieu confirme ses envoyés et ses promesses par des attestations visibles, non pour satisfaire une curiosité, mais pour fonder la foi du peuple. Dans Actes, le Ressuscité se montre et parle : cela place l’annonce apostolique dans une logique biblique de “parole attestée”. L’arrière‑plan sémitique aide donc à comprendre que l’Église naît d’un fait que Dieu rend certain, puis d’un témoignage public rendu possible par l’Esprit.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

On peut réduire “preuves” à un débat d’arguments ou à une apologétique abstraite. Ici, le texte parle d’attestations concrètes : Jésus s’est réellement montré vivant, sur une durée, à des témoins. Clarification : ces preuves ne sont pas une “technique de persuasion”, mais le fondement du témoignage chrétien dans Actes. Autre contresens : spiritualiser la résurrection (comme si elle n’était qu’une “idée”). Le mot τεκμήριον va dans l’autre sens : il ancre la foi dans un fait attesté.

Courte description — (aide remplissage)

Éléments concrets qui rendent la résurrection certaine dans le récit (apparitions, rencontres).

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Attestations concrètes par lesquelles Jésus se montre vivant aux apôtres après sa souffrance.

Pièges lexicaux

Transformer “preuve” en débat abstrait de philosophie, ou réduire à une simple impression intérieure. Dans Ac 1,3, la preuve est liée à des manifestations répétées (“se montrant vivant… quarante jours”) : c’est de l’attestation concrète, base du témoignage.

Usage biblique (mini)

Terme rare (Ac 1,3) qui souligne l’attestation : des éléments concrets rendent une réalité certaine. Ici : les apparitions répétées du Ressuscité fondent le témoignage apostolique.

Antonymes / contrastes (FR)

rumeur; supposition; doute

Synonymes / proches (FR)

preuve; évidence; indice

À ne pas confondre avec…

σημεῖον (signe) : le signe peut accompagner, mais τεκμήριον insiste sur l’attestation probante (base de témoignage).

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Nom
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

preuves

Versets clés (liste)

Ac 1,3

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G5039

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Lemme / racine (optionnel)

τεκμήριον (preuve) — terme de démonstration/attestation

Prononciation — (aide remplissage)

tè-kmè-ri-on

Translit. — NOYAU

tekmerion

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
Champs sémantiques
Foi
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Dans Ac 1,3, le texte précise le contenu de la preuve : Jésus “se montra vivant” pendant quarante jours, parlant du Royaume. L’indice co-textuel est la durée et la répétition des apparitions (“plusieurs preuves”). Option A : preuve logique/argumentaire; Option B : preuve par manifestations/rencontres. Ici, “se montrant à eux” fait préférer l’option B.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Ac 1,3 — Option A (preuve par raisonnement) / Option B (preuve par manifestations/rencontres) : le co‑texte « se montrant vivant… pendant quarante jours » fait pencher vers B.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre de vérification/attestation : quelque chose est établi par des éléments observables. Dans Ac 1,3, le mot encadre la réalité du “vivant” par des preuves rapportées.

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